‹ Monographie des caloptéryginesChapitre 20 sur 317 · CALOPTERYX, VIRGO. L · texte numérisé non relu

CALOPTERYX, VIRGO. L

CALOPTERYX VIERGE.

Synon. Libellula virgo. (Part.) Linn. Faun. Succ. 1470. — Syst. nat., n° 20 — Oliv. encycl., n° 43.

Agrion virgo. (Part.) Fab. var. 8. X. à. — Vander L. Monogr. var. B- 7. ®. — Charp. Hor. 4. — Id, 1840, p. 134, tab. 51. — Eversm. — Latr. Hist. inst., n° 1 var. b. c. — Fonsc. ann. soc. ent. Vil. var. B. y.

Calopteryæ virgo. Burm., n° 14. — Ramb. , n° 1. — De Selys, monogr. n°1,pl. 5,f. 26, p. 128. — Id. Rev. Odon., n° 4, p. 134. — Id. Synops, n° 40.— Hagen, Syn. n° 1. — Millet. — Steph. — Evans (var. 8. e. 7.) — Curtis.

Calopteryx vesta. Charp. , 1840, p. 156, tab. 52. — Hagen , ne 2, (jeunes). Calepteryx anceps. Steph. Evans (o* jeune).

— hœæmorrhoïdalis. Evans (adulte).

— æanthostoma. Steph. (+ semi-adulte), — ludoviciana. Steph. — Evans (9° semi adulte). Agrion festiva. Brullé, expéd. Morée (planche) (var ) Libcllula splendeo. Harris, tab 50, f, 5.

L'ulrique; Geoffr., ne 2.

Pace sept. et Race mér. Race fesliva.

AS CE Dimensions. Longueur totale ç'42-48mm | © 45.47mm| 7 52mm)] O 5imm Abdomen 39-39 56-57 45 41 Appendices supér. 1- 11/2 1f2 2 1 Tibias postérieurs 6 1/2- 7 4/2| 71/2- 9 Ailes 27-35 32-56 5h) 58 Largeur des ailes 10-11 10-10 4/2 12-15 12-13 — delatête 51/2- 6 31/2- 6 Ptérostigma 1- 2 21/2- 5

o* adulte. Corps presqu’en entier d’un vert métallique chatoyant en dessus , à reflets bleu foncé et un peu cuivrés; le bleu domine surtout en dessus de la tête et sur le devant du thorax. Yeux bruns.

Dessous de la tête , du thorax et de l’abdomen noirâtre, l'extrémité du 8° segment en dessous et le dessous des 9 et 10° brun roussâtre , rouge brique chez quelques-uns. Lèvre supérieure jaunâtre livide, bordée partout en avant et ordinairement traversée de noir. Devant du 2° article des antennes brun, le reste noir; une tache livide aux coins de la bouche; les pointes de l’occiput très-prononcées. Sutures du thorax noirâtres ; quelques marques brunes sur l’espace interalaire.

Appendices anals supérieurs noirs, de la longueur du dernier segment, semi-circulaires, avec quelques petites épines en dehors; le bord interne subitement, mais peu largement dilaté dans sa dernière moitié, séparé de cette dilatation par un sillon enfoncé tant en ‘dessus qu’en dessous; l’extrémité tronquée à angles obtus. Appendices inférieurs à peine plus courts, noirs, leur moitié basale brun roussâtre en dessous. Ils sont cylindriques, écartés, un peu villeux surtout au bout qui est tronqué.

Pieds noirs; l'articulation des trochanters cerclée de brun à la base.

Ailes insensiblement, mais notablement élargies au milieu, arrondies à la pointe, généralement d'un bleu noirâtre opaque changeant un peu en vert foncé. Ce sont les nervures et les nervules qui sont d’un bleu acier, qui donnent la couleur générale , le fond étant plutôt noirâtre; l'extrême base et un peu l’extrémité sont en général plus claires, un peu enfumées et ne changeant pas en bleu (voir plus bas la description des variétés et des races).

Réticulatien très serrée, mais assez variable quant aux nombres, Souvent 8-12 dans les quadrilatères; environ 40 antécubitales et 80 postcubitales. IL est d’autant plus difficile de les compter, que beaucoup sont anostomosées de manière à former deux rangs de cellules irrégulières. Cette disposition se retrouve entre presque tous les secteurs après le quadrilatère ; ils ont deux rangs de cellules irrégulières dès leur commencement. L'espace postcostal rempli d’une foule d’areoles très-petites.

co" très-jeune. La nuance métallique du corps est bleu foncé, ne changeant pas

en vert; l’espace interalaire en grande partie roussâtre ; le dessous des deux der-

niers segments de l'abdomen jaunâtre livide ainsi que le dessous des appendices inférieurs. | ;

Les ailes byalines, lavées de gris roussâtre clair, les parties basale et apicale encore plus claires. Toute la réticulation est jaunâtre excepté la nervure qui entoure l’aile qui est bleu métallique; on voit un commencement de coloration semblable sur les grandes nervures à leur base.

Dans l’âge moyen, les ailes deviennent successivement gris brun semi-opaque à reflet bleu, puis les nervures et nervules prennent la couleur bleu foncé.

© adulte. Ressemble au mâle pour la distribution des couleurs du corps, mais le fond, en dessus, est d’un vert métallique bronzé à reflets cuivrés et dorés, surtout vers le bout de l’abdomen. 2° article des antennes jaunâtre en avant; lèvre supérieure et coins de la bouche comme le mâle; pointes de l’occiput de même; derrière des yeux noirâtre saupoudré de blanchâtre; fond de la poitrine jaunâtre obscur; cette couleur jaunâtre saupoudrée de blanchâtre presque cachée par de grandes taches noirâtres, mal arrêtées. Les parties entre les pieds saupoudrées de blanchâtre pulvérulent. La 2° suture latérale du thorax finement jau-

nâtre par en bas, ainsi que le bord postérieur de celui-ci; espace interalaire

taché de jaunâtre.

Côtés de l'abdomen largement bordés de jaunâtre , le dessous noir plus ou moins saupoudré de blanchâtre.

L’arête dorsale des 8, 9, 10° segments marquée d’une raie jaune ( parfois obliterée aux 8° et 9°) qui au 10° forme une petite carène, terminée par une épine de même couleur, à pointe noirâtre; en dessous du bord se trouve un petit tubercule jaunâtre. Pointes latérales du 10° segment presque nulles, non dentelées.

Appendices anals moitié plus courts que le 10° segment, écartés, coniques, pointus, bronzé noirâtre. Lames vulvaires jaunâtres en grande partie, lisses, n’at-

teignant pas tout-à-fait le bout de l’abdomen.

Pieds noirs, l’intérieur des fémurs et des tibias blanchâtre pulvérulent, La base

des trochanters cerclée de jaunûtre.

Ailes hyalines, lavées de brun roussâtre : les inférieures un peu plus foncées, surtout dans leur dernier tiers, où elles semblent brun enfumé ; presque opaques chez quelques exemplaires très-adultes ; chez quelques-uns mêmes, toute l’aile inférieure , excepté la base, est d’un brun de suie presque opaque et un peu irisé, et le bord de chaque cellule des ailes supérieures brunûâtre. |

Ptérostigma blanc, petit, ovale, deux fois aussi long que large, de 4-8 cellules anostomosées. Réticulation très-serrée , d’un brun foncé. La costale vert métallique jusqu’au ptérostigma. Espace postcostal très-compliqué. Le rameau droit inférieur du 2° secteur du triangle se sépare presque toujours en deux rameaux droits, parallèles au bord postérieur.

Environ 50 antécubitales, environ 50 postcubitales , environ 8-10 aux qua-

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( 45 ) drilatères. On ne voit que par exception quelques cellules doubles entre les secteurs à leur origine.

© très-jeune. Aucune pulvérulence blanche en dessous du corps , à l’occiput ni aux pieds. Espace interalaire plus largement roussâtre. Le vert métallique du corps plus pur, un peu bleuâtre, n’étant bronzé qu’à la tête et au bout de l'abdomen.

Ailes entièrement hyalines, lavées uniformément de roussâtre pâle, Réticulation d’un roux jaunâtre, excepté la costale qui reste vert métallique jusqu’au ptérostigma.

Dans l’âge moyen la réticulation en devenant successivement brune , donne aux ailes une teinte plus foncée, et une apparence moins fine à la réticulation.

Les exemplaires d’une même localité varient dans une certaine limite, cependant en réunissant, comme nous l’avons fait, le plus grand nombre possible d’individus du plus grand nombre possible de contrées, nous avons cru reconnaître plusieurs races ou variétés locales dont voici le signalement :

Race de la Grèce ( Agrion fcstivum, Brullé, expéd. de Morée, n° 79}, décrite pour la première fois par M. Brullé. Cette race avait paru former une espèce distincte; son principal caractère commun aux deux sexes, est d’avoir une taille supérieure à la virgo type, et des ailes proportionnellement plus larges et encore plus arrondies. La réticulation est aussi plus fine même chez les femelles, où les cellules se trouvent en partie sur deux rangs irréguliers , dès l’origine des secteurs après les quadrilatères.

Chez le mâle adulte, les ailes sont uniformément d’un bleu foncé y compris le sommet ; l'extrême base seule, jusqu’au quadrilatère, est à peine plus claire, un peu brune.

Chez la femelle adulte, le faux ptérostigma blanc semble un peu plus long et plus large que de coutume, et les ailes sont généralement lavées de brun comme chez les exemplaires les plus foncés de la virgo type. Vers l’espace postcostal, cette nuance s’éclaircit un peu. Une femelle jeune, de Corfou , a les ailes claires, verdàtres , presque comme la splendens , mais larges, et le ptérostigma blanc pur énorme.

Cette race a été observée en Grèce, en mai , sur les abrisseaux qui bordent les petites rivières et les endroits humides dans les plaines de la Messénie.

Race septentrionale. C’est surtout d’après elle que notre description générale est établie.

Mäle. L’extrémité des ailes supérieures (parfois jusqu’à 4-5 millimètres) et un vestige analogue plus petit aux inférieures d’une couleur enfumée semi-transparente. — Dans une première sous-variété, la base des ailes est bleue comme ie reste, exceplé l’espace basilaire qui est brun enfumé, Dans une seconde sousvariété, la base jusqu’au bout du auadrilatère est hyaline, à peine enfumée, et rappelle en cela la race méridionale.

Femelle. Les aïles colorées comme nous l’avons indiqué en décrivant le type. — La ligne jaune inférieure de la 2° suture latérale du thorax à peine visible,

(44) ainsi que le bord terminal. La poitrine presque entièrement envahie par le noir ; le jaune qui s'y trouve est terne et un peu roussâtre. <

Cette race habite le nord et le centre de l'Europe (Scandinavie, Allemagne, Belgique, France, Lombardie, Suisse); également observée dans l'Asie mineure, à Mermeriza et Trébisonde.

Race méridionale.

Mäle. L'extrémité des ailes devient du même bleu foncé opaque que le reste de l’aile; la base jusqu’au bout des quadrilatères et un peu plus loin au bord postcostal, hyaline, presque incolore ou à peine enfumée.

Femelle. La raie jaune de la 2° suture latérale du thorax et son bord postérieur plus large et d’un jaune pur, ainsi que la poitrine (excepté une tache noire médiane) et la bordure latérale de l'abdomen. Les ailes un peu plus verdâtres, chez l’adulte, imitant un peu celles de la splendens. La réticulation souvent un peu moins serrée; les deux rameaux inférieurs du 2° secteur du triangle souvent moins réguliers, approchant davantage de la forme qu'ils ont chez la splendens; les pointes latérales du dernier segment de l'abdomen souvent un peu plus prononcées que d'ordinaire.

Cette race se trouve dans le sud ouest de l’Angleterre, à Bordeaux, dans les Pyrénées et en Provence. Les exemplaires de Bordeaux sont les plus caractérisés et les plus petits, au point qu’en les comparant à la race de Grèce ou aux exemplaires de Belgique, on a peine à croire qu’ils ne forment pas une espèce distincte.

Patrie. Toute l'Europe continentale , les Îles Britanniques , Corfou et l'Asie mineure. (Voir à l’article de la splendens , sa comparaison avec la vérgo). )

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