CALOPTERYX HÆMORRHOIDALJS. Vanderl
CALOPTÉRYX HEMORRHOIDALE.
Synon. Agrion hæmorrhoidalis ; Vander L., monogr. n° 2. — Fonsc, ann soc. ent. VII. — Ramb., n° 5.
Calopteryx. — De Selys, monogr p. 153.— Id. Rev. Odon. n° 53, p. 441. — Id, Syn., n° 11. — Hagen, n° 4.
Agrion virgo; Devillers. — Rossi.
Dimensions, Longueur totale o* 44-497 Q 44-51me Abdomen 39-41 39-42 Appendices sup. 1- 11/2 1/3-1/2 Tibias postérieurs G-7 T1k2- 8 Aile supérieure 26-55 51-55 — inférieure 25-52 29-35 Largeur des ailes 8-10 9-10 — de la tête 41/2- 5 1/2 D1/2- 6
(45) : ©" adulte. Corps d’un noir un peu bleuâtre, à reflets violets et rougeâtres; une petite tache aux coins de la bouche, un vestige au bord postérieur latéral du thorax , et une fine bordure latérale aux sept premiers segments de l'abdomen jaunâtres. Poitrine et attaches des ailes marquées de taches roussâtres ; extrémité du 1° segment, 8, 9 et 10° d’un rose foncé vif en dessous.
Appendices anals conformés comme ceux de la virgo, noirâtres, excepté le dessous des inférieurs qui est d’un rose foncé vif,
Pieds plus courts que ceux de la splendens, noirs; l'extérieur des tibias roussâtre.
Ailes étroites à la hase, peu élargies au milieu; d’un noirâtre chatoyant, excepté le tiers basal environ des quatre, qui est hyalin avec le bord des cellules lavé de brun jaunâtre. Cette partie hyaline tranche fortement avec la partie colorée, et forme une ligne oblique, partant du bout du quadrilatère, et aboutissant au bord postérieur un peu avant le niveau du nodus. Le centre des cellules du bord costal est aussi hyalin jusqu’à mi-chemin du nodus, et les nervules entre la sous-costale et la médiane sont lavées de brun jusqu’à la base. La cellule costale qui suit le nodus hyaline jaunâtre; enfin le bout extrême des ailes supérieures est un peu moins foncé que le reste.
Réticulation noire, peu serrée dans la partie hyaline, Espace postcostal simple, p’ayant qu’un rang de cellules jusqu’au quadrilatère, qui a ordinairement 4-5 tranversales (rarement 8); 22 à 24 antécubitales environ; 60-70 postcubitales environ.
g' très-jeune. Une fine ligne à la première suture latérale du thorax, une large à la 2°, la poitrine et l’espace interalaire jaunâtre livide , ainsi que les bords latéraux de l’abdomen, le dessous des trois derniers segments et des appendices anals inférieurs. Pieds jaunâtre livide, l'extérieur des fémurs et des tarses brun, les cils noirs.
Ailes hyalines à réticulation d’un roux jaunâtre, y compris la costale. Les parties destinées à devenir noirâtres sont lavées de gris jaunâtre transparent.
© adulte. Corps d’un verdâtre bronzé, marqué de jaunâtre pâle ainsi qu’il suit : la lèvre inférieure et les palpes presque en entier, la lèvre supérieure excepté une fine bordure noire de tous côtés, et une virgule médiane ( qui parfois est plus épaisse et divise alors le jaune en deux taches), une tache aux coins de la bouche, le 2° article des antennes, une très-fine ligne à la suture humérale, n’allant pas jusqu’en haut, une semblable à la 1'° latérale, une raie large, pointue par en haut à la 2°, et enfin une bande terminale aux côtés du thorax. Ces trois raies latérales aboutiseent à la poitrine qui est également jaune pâle.
Les articulations de l'abdomen finement jaunes, presque interrompues au milieu en dessus, rejoignant de côté une bande latérale assez large jaunâtre; le dessous formant une raie médiane noirâtre. Une petite ligne dorsale jaune sur les 9° et 10° segments, formant au 10° une petite carène qui ne se termine pas en pointe aiguë, mais le milieu du bord postérieur légèrement excisé et montrant sous le
bord un petit tubercule jaune, Chez quelques exemplaires, le 8° segment porte aussi une arête dorsale jaune.
Lames vulvaires en grande partie jaunâtres, atteignant le bout de l'abdomen, lisses.
Pieds noirs, un peu pruineux; l'intérieur des fémurs, surtout à la base, brun. jaunâtre ; l’extérieur des tibias roux brun.
Ailes hyalines, lavées de brun roussâtre clair, avec un ptérostigma petit, ovale, de 2-6 cellules formant 2 rangs; le dernier quart des inférieures brun presque opaque, surtout en dedans, où cette couleur coupe l'aile en ligne droite d’une manière très-nette. La base des quatre ailes (qui est hyaline chez le mâle) plus claire que le reste , et l’espace antécubital entre la sous-costale et la médiane un peu plus foncé. Réticulation d’un brun roussâtre y compris la costale.
Chez quelques exemplaires, le dernier quart des supérieures est un peu plus foncé, mais jamais autant qu’aux secondes ailes. 24 antécubitales environ; 35-45 postcubitales ; 6-8 aux quadrilatères. Espace postcostal simple.
Q très-jeune. Le bronzé du corps un peu plus vert et plus clair. Pieds jaune roussâtre, extérieur des fémurs et tarses brun noirâtre.
Ailes hyalines sans taches, lavées de gris roussâtre pâle, la partie antécubitale à peine plus foncée; réticulation roussâtre pâle y compris la costale; le dernier quart des inférieures à peine un peu plus gris ; d’autre fois la couleur foncée de ce dernier quart est déjà distincte.
Race de France. Le dernier quart des ailes supérieures du mâle devient insensiblement plus clair, presque hyalin. Les inférieures se terminent souvent aussi par un vestige plus clair; le corps semble plus brillant, changeant davantage en cuivre rouge et violet chez le mâle; d’un bronzé plus vert et moins foncé chez la femelle.
Race de Syracuse et d'Algérie : Taille plus petite et très-grêle, mais le bout des ailes supérieures du mâle un peu hyalin, comme chez la race du midi de la France. — Il est cependant à noter que j’ai vu un mâle d’Alger et une femelle de Girgenti (Sicile) qui par leur grande stature et leur coloration appartiennent à
la race que nous avons décrite comme type.
Patrie. Le midi de l'Europe et l'Algérie. Observée dans le midi de la France, où Lyon et Bordeaux semblent sa limite septentrionale; en Italie, en Sicile, en Sardaigne , en Corse, en Espagne et en Algérie,
Cette espèce est facile à distinguer de la virgo et de la splendens à la coloration foncée du corps, aux tibias qui sont roussatres en dehors et à la nervure costale qui n’est jamais vert métallique (voir l’article de la C. syriaca).
M. Zeller a donné le nom de C. papyreti aux petits exemplaires de Sicile signalés plus haut, et qu’il a pris vers la fin d'avril sur les bords du fleuve Cyane, la seule localité où croisse en Europe le Papyrus,
(47 ) 12. CALOPTERYX CORNELIA. De Sélys.
CALOPTÉRYX CORNÉLIE.
Synon. Calopteryx cornelia; De Selys; syn. no 12,
Dimensions. Longueur totale PS NN ares Abdomen d9 Appendices supér. 2 Tibias postérieurs 13 Aile supérieure À9 — inférieure 48 Largeur des ailes 45 — de la tête 71/2
o adulte? ou semi-adulte ? Tète médiocre. Lèvre inférieure et tache entre la bouche et l’œil d’un roux jaunâtre ; lèvre supérieure noir luisant. Dessus du nasus bronzé cuivreux; le reste du dessus de la tête noir bronzé obscur, avec une petite tache rousse à côté de chacun des ocelles postérieurs, une autre à l’origine des antennes, et la base des 1% et 2° articles de mème couleur; le derrière des yeux noirâtre avec un très-léger vestige de tubercule à peine sensible lorsqu'il est examiné à la loupe. Yeux bruns.
Prothorax noirâtre; le lobe postérieur arrondi, renflé au milieu, un peu rebordé sur les côtés.
Thorax robuste, d’un vert noirâtre, un peu bronzé en dessus et sur les côtés. Le dessous roussâtre terne, dinsi qu’une ligne courte inférieure à la 2° suture, une large bande contre le bord postérieur, et une très-fine ligne entre les pieds médians et le prothorax, les attaches des ailes et la partie de l’espace interalaire qui réunit chacune des ailes.
Abdomen assez long, égal, assez épais, d’un vert métallique foncé en dessus , changeant en bleu acier, surtout à sa base; le dessous d’un roux jaunâtre clair, mais les articulations cerclées de noir et suivies d’un trait jaunâtre dans le même sens aux 2, 5, 4, la suture médiane du dessous noire du 2° au 7° segment. 10° segment moitié plus court que le 9, son arête dorsale un peu saillante dans sa moitié terminale.
Appendices anals conformés comme chez la virgo; les supérieurs un peu plus longs que le 16° segment, noirs ; leur dilatation interne commence subitement après leur moitié, et ils portent 4-5 épines extérieures, très-courtes, avant leur extrémité. Les inférieurs un peu plus courts; roux jaunâtre en dessous et sur les côtés, noirs en dessus, cylindriques, assez écartés. É
Pieds assez longs, grêles; les antérieurs brun noirâtre, avec les tibias roussâtres en dehors; les postérieurs d’un roux jaune, avec une bande bronzé noirâtre sur l'extérieur des fémurs; les cils de tous nombreux , assez longs, épineux, noirâtres ainsi que les tarses.
Ailes larges dès la base, dilatéés au milieu; l'extrémité des supérieures atté-
(48 ) nuée, Elles sont en entier d'un roux jaunâtre, y compris la réticulation, exceplé la nervure qui fait le tour des ailes et qui est finement noir acier métallique ; le quart final des ailes inférieures offre une ombre d’un brun clair , qui ne se prolonge pas jusqu’au bout, et l’espace entre la nervure sous-costale et la médiane jusqu’au nodus est aussi un peu plus foncé. Aïle supérieure : 48-54 antécubitales, environ 90 postcubitales, 10 au quadrilatère. Aile inférieure : 49-50 antécubitales, environ 100 postcubitales, 12-15 au quadrilatère. Secteur principal trèscontigu à la médiane ; la contiguité cesse, aux ailes supérieures, à l'extrémité du quadrilatère , mais à sa moitié aux ailes inférieures. Réticulation postcostale assez compliquée,
@. Je crois me rappeler que la femelle, que j'ai vue à Leyde, porte un faux ptérostigma blanc.
Patrie. Le Japon , où elle a été recueillie par M. de Siebold.
Cette espèce, jusqu'ici la plus grande du genre, rappelle beaucoup la vérgo dans son âge très-jeune.
Elle en diffère par sa taille gigantesque, par le tubercule des tempes presqu'insensible, le 1% article des antennes noir, la plus grande partie des pieds et du dessous du thorax roux jaunâtre , etc. (Voir l’article de la C. grandæva n° 14).