CALOPTERYX SMARAGDINA. De Selys
CALOPTÉRYX ÉMÉRAUDINE.
Dimensions. Longueur totale og 95 à 60 environ. Abdomen 45 à 50 id, Ailes 99 à 40 id.
o" adulte. Taille de la Sapho ciliata à laquelle elle ressemble par les ailes entiè= rement opaques, d’un noirâtre brillant (mais sans ptérostigma ).
Le corps vert métallique foncé; base de la lèvre supérieure et base du 2° article des antennes pâles ; dessous du thorax, de l'abdomen et intérieur des fémurs pruineux. — Les pieds longs, très-ciliés. Tempes sans tubercule saillant.
Patrie inconnue. J'ai pris le signalement de cet exemplaire au British Muséum , où il a été déposé par M, Stephens.
J'ai placé alors cette espèce près de l'afrata, d’après ses tempes sans tubereule et ses pieds longs, très-ciliés. Je pense qu’il leur ressemblait encore par le secteur principal non contigu avec la médiane, mais je n’oserais l’aflirmer. Il est incertain si la femelle possède ou non un faux ptérostigma blanc.
Je présume que la smaragdina provient de l’Inde ou de la Chine.
Diffère de l’atrata par la base de la lèvre supérieure pâle et le thorax vert foncé (non noirâtre). Je crois me rappeler aussi que l'abdomen est moins grêle et les pieds un peu moins longs. — En tout cas, lorsque j'ai eu l’exemplaire sous les yeux , je ne doutais pas qu’il ne formât une espèce distincte. Elle doit être un peu plus petite et se sépare de suite de la grandæva à sa taille moindre, au corps vert brillant, à la réticulation moins serrée.
Elle se distincte de la vérgo par sa taille plus grande, par ses ailes noires, opaques jusqu’à la base, ses pieds plus longs, plus longuement ciliés, et sans doute aussi par sa réticulation voisine de celle de latrata.
SOUS-GENRE III, — MATRONE (Matrona, DE SELYs.)
MarroNAa, De Selys;s syn. 1853.
Ailes larges, opaques dans les deux sexes , celles de la femelle avec un faux ptérostigma blanc ; espace basilaire ayant deux rangs de cellules ; nervure costale non métallique.
Pas de tubercules pointus derrière l’occiput,
Pieds longs, à cils longs.
Les deux bouts de la lèvre inférieure distants; 2° article des palpes un peu plus long.
Le groupe unique (M. basilaris) sur lequel j'ai fondé ce sousgenre ne comprend jusqu'ici qu’une seule espèce, très-remarquable « par son espace basilaire biréticulé et par la coloration laiteuse des M nervules de la moitié basale des ailes. |
Il diffère des Caloptéryx du groupe de l’atrata par les deux caractères que je viens de mentionner et par la présence d’un faux « ptérostigma blanc chez la femelle.
Comme cet insecte offre tous les caractères du sous-genre Caloptéryx, excepté celui de l’espace basilaire, on voit que la réticulation de cet espace n’a pas ici la même importance que dans les grands genres Hetærina et Thore, où il se présente avec fixité chez les divers sous-genres qui composent ces groupes.
(55 ) 16. MATRONA BASILARIS. De Selys.