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MATRONE BASILAIRE

Dimensions. Longueur totale o* 63-65®m Léo

Abdomen 93-09 d4

Appendices supér. À 4/2 1l2

Tibias postérieurs 10 1/2 11

Ailes 41-42 44-45

Ptérostigma 3-4

Largeur des ailes 13 131/2 — delatête G1/2-7 7

o*. Formes générales de C. virgo, mais taille aussi grande que l’atrata.

Lèvre inférieure noire, les lobes latéraux pâles; lèvre supérieure et nasûs acier, le nasus à reflets bleu verdâtre. Dessus de la tête et tempes vert métallique foncé , antennes noires, le 4% article un peu plus grand que chez l’atrata, Yeux brun foncé.

Prothorax , thorax et abdomen vert métallique foncé à reflets bleus; les sutures du thorax noirâtres, excepté la seconde latérale et le bord postérieur qui sont jaunâtres ainsi que la poitrine qui est tachée de noir. Les premières articulations de J’abdomen bordées de vert plus clair; dessous des cinq derniers segments jaunâtre. Le 10° un peu émarginé au milieu, (avec une petite carène dorsale) plus court que les appendices anals supérieurs qui sont d’un noir verdâtre, subitement épaissis en dedans dans leur dernière moitié qui porte 4-5 épines en dehors. La base des inférieurs jaune en dessous, Bord génital du 2° segment un peu dentelé en dehors.

Pieds très-longs, très-ciliés , noirs, avec un point brun en dehors à l’extrémité des fémurs près des Libias.

Ailes arrondies, élargies , d’un brun foncé luisant ; l'extrémité des supérieures, après la place où serait le ptérostigma, un peu plus claire, à nervules noirûtres ; les nervures et secteurs noirâtres y compris la côte; les nervules transversales de la première moitié de l’aile blanchâtres, ce qui donne à l'aile, vue horizontalement , un reflet cendré bleuâtre ou laiteux dans sa moitié basale, 50 antécubitales et environ 75 à 80 postcubitales aux quatre ailes ; le nodus placé avant leur moitié jaunâtre. Réticulation très-serrée ; 20 transversales au quadrilatère supérieur, 25 à l’inférieur ; espace postcostal compliqué. Le dessous des ailes coloré comme le dessus. Les deux secteurs de l’arculus presque séparés dès la base, le principal non contigu à la médiane. 10 à 12 basilaires formant deux rangs de cellules.

© adulte. Elle ressemble genéralement au mâle, surtout pour la coloration des ailes, mais en diffère par les caractères suivants :

( 54) 1° La lèvre inférieure, le coin des mandibules, la lèvre supérieure jaunâtres; cette dernière avec une tache médiane noire et une bordure basale et terminale médiane de même couleur. Nasus vert brillant; base des antennes jaunâtre. Dessous du thorax presqu'entièrement jaunâtre clair. 2° Abdomen brun foncé un peu métallique, le 1°* segment vert, l’arête dorsale

largement jaunâtre sur les trois derniers segments, formant au 10° une carène

élevée, terminée en pointe, les côtés des trois derniers jaunâtres ; les appendices anals coniques, écartés, plus courts que le 10° bruns. Le bord externe inférieur est plus épais jusqu’à sa moitié, où il se termine par un pelit ressaut.

3° Les trochanters tachés de jaunâtre, les fémurs brunâtres en dedans vers la base.

4° Le bout des ailes supérieures pas sensiblement plus clair; un faux ptéros-

üigma blanc, large. Les nervules blanchâtres de la moitié basale sont d’une couleur moins décidée.

Patrie. Le Sihet d'après plusieurs exemplaires du British Muséum et de M. le capitaine Saunders. M. Hagen l’a retrouvée au Musée de Berlin, qui a recu le mâle de la Chine. Elle habite également le nord de la Chine aux environs de Shangaï.

La Matrona basilaris se distingue de toutes les autres espèces du grand genre Calopteryx à sa taille, combinée avec les nervules blanchâtres qui donnent un joli reflet si particulier à la moitié basale des ailes, et surtout à ses deux rangs de cellules dans l’espace basilaire.

Elle rappelle sous les autres rapports l'atrata par ses ailes foncées dans les deux sexes, à secteur principal non contigu à la médiane , et par ses pieds longs et largement ciliés.

Le mâle s'en distincte d’ailleurs, par l’ensemble de la coloration du corps vert bleuâtre brillant , et la femelle par la présence d'un faux ptérostigma blanc très-grand, occupant le dessus d’une douzaine de cellules et coupé par 8 à 9 nervules jaunâtres.

Elle diffère bien davantage encore de la cornelia , dont la réticulation est roussâtre , les secteurs contigus à la médiane, les fémurs postérieurs en dedans, les tibias en dehors, roux jaunâtres; les cils des pieds moins longs, etc.

Comparée aux autres groupes voisins à nervules basilaires (Weurobasis et Echo) , elle en diffère totalement par les couleurs et sous le rapport de la réticulation; elle se distingue de Echo par le faux ptérostigma réticulé et de Neurobasis par la position normale de ce faux ptérostigma et le secteur médian non ramifié.

GENRE II. — ÉCHO {Ecno, De Selys.)

Eco, De Selys; Syn. 1853.

AGRION Fab.

Tous les secteurs simples, non ramifiés : le nodus placé presqu'à la moitié de la longueur de Paile; un ptérostigma dans les deux sexes. Le 1° et le 2 secteur

du triangle finissant un peu éloignés, à peu près au niveau du nodus; arculus fracturé ou non.

Thorax court et fort, surtout en avant.

Coloration du corps vert bronzé ou noirâtre, souvent pruineux, avec des sutures ou le dessous en partie jaunâtre.

Ce grand genre se divise en deux groupes géographiques, l’un de la Guinée et des contrées voisines de l'Afrique tropicale occidentale, comprend les sous-genres Cleis et Sapho. — L'autre du Japon , forme le sous-genre Anaïs. Assez près de ce dernier , se place le sous-genre Echo, qui habite probablement la Chine, et qui est très-remarquable par son espace basilaire réticulé.

IF est dans ce groupe ce que les Matrona sont aux Calopteryx les Neurobasis aux Phaon, et jusqu’à un certain point les Hetærina aux Vestalis.

Les Echo , considérées en général, sont très-voisines des Calopteryx. Elles n’en différent réellement que par la présence d’un vrai ptérostigma dans les deux sexes.

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