EUPHÆA OPACA. De Selys
EUPHÉE OPAQUE.
Synon. Euphæœa opaca; De Selys, syn. n° 69.
Dimensions. Longueur totale 6: 562 Appendices anals supér. À 1/2 Aile supérieure 40 — inférieure 58 Largeur de l'aile supér. 9 — — infér. 9 4/2 Ptérostigma de l'aile supér. 3 — —— infér. 4
o* semi- adulte? Tête (manque); elle est sans doute à peu près semblable à celle de la refulgens et de la splendens,
Thorax noirâtre obscur, avec l’apparence de deux raies roux foncé à la 2° suture latérale et entre celle-ci et le bord postérieur, et l’apparence de deux points de même couleur au prothorax.
Abdomen cylindrique, un peu épaissi à la base et à l'extrémité. Les cinq premiers segments brun roussâtre terne en dessus, terminés par un large anneau noirâtre, les 4° et 5° noirâtres aussi à la base, ces cinq segments avec une trèsfine arête dorsale jaunâtre; les côtés et le dessous noirâtres. Les cinq derniers noirâtres, excepté l’arète dorsale du 6° qui est jaunâtre. L’élévation dorsale finale du 10° segment analogue à celle des autres espèces, mais moins élevée, à bords très-finement denticulés à peu près comme chez la refuigens. Les oreillettes du 2e segment fort petites, ayant une ou deux dents très-courtes ; la pièce postérieure noire , lisse, arrondie, derrière le pénis empiète sur le 3° segment et ressemble aussi à celle de la refulgens et de la dispar.
Appendices anals supérieurs presqu’aussi longs que le 10° segment, noirâtres bruns en dedans au milieu; ils ont à peu ‘près la forme de ceux de la refulgens, comprimés , à pointe mousse un peu tournée en bas et en dedans, munis immédiatement après leur base d’une large dilatation inférieure non ondulée qui va presque jusqu’au bout, ne s’arrêtant qu’à la petite pointe finale tournée vers le bas dont j'ai parlé. Les inférieurs coniques, fins, contigus, penchés en bas, très-courts.
Pieds noirâtres.
Ailes plus étroites que chez les autres espèces du même groupe, excepté la re-
fulgens, dont elles se rapprochent par les proportions. Elles sont un peu pétiolées à la base, se dilatant insensiblement jusqu’au milieu , puis diminuant vers la pointe. Il y a peu de différence entre les inférieures et les supérieures. Ces dernières paraissent un peu plus étroites surtout parce que leur élargissement commence plus loin de la base et finit plus tôt. Les ailes sont entièrement opaques, d’un brun noirâtre luisant, avec quelques reflets un peu violets sur la totalité, ne dessinant aucun espace circonscrit. L'espace basilaire et postcostal des quatre jusqu’au bout du quadrilatère est d’un brun de suie plus clair, mais non tranchant et l'extrémité des supérieures à partir de l’origine du ptérostigma devient aussi insensiblement moins obscure. Le ptérostigma très-long , un peu dilaté , noirâtre, brun au centre, recouvre 9 à 11 cellules ; il est un peu plus long aux inférieures. Ailes supérieures : 36 antécubitales, 4-2 aux quadrilatères ; ailes ieférieures : 27-29 antécubitales, 2-5 aux quadrilatères, 42-49 postcubitales aux quatre. Aux ailes supérieures le nodus est à mi-chemin de la base au bout du ptérostigma. Q,. Inconnue.
Patrie. La Chine, d’après un exemplaire mâle unique, que je dois à la générosité de M. le sénateur Von Heyden, excellent entomologiste de Francfort-sur-le-Mein.
Cette espèce qui est avec la dispar, la plus grande du genre, diffère de toutes les autres par ses ailes entièrement et presqu’uniformément colorées , ce qui la fait ressembler à la Calopteryx atrata du même pays. Elle est très-voisine de la refulgens , de Manille, par les formes et notamment les appendices anals et les parties génitales ; elle en diffère 1° par sa taille plus grande; 2° les ailes beaucoup plus étroites sans espace métallique médian et sans espace hyalin terminal aux supérieures; 5° un plus grand nombre d’an= técubitales et le nodus placé plus loin de la base de l'aile.
Par la position du nodus et les ailes étroites, l’opaca me semble l'espèce d'Euphæa qui se rapproche le plus des Dysphæa, dont elle se distingue par la proportion des antéeubitales, les ailes un peu D la forme des appendices anals supérieurs et les oreil-
cites,
SOUS-GENRE IV. — DYSPHÉE (pysrnæa, De Selys).
Dysrxæa, De Selys, syn. 1854.
Ailes non pétiolées , très-étroites, un peu pointues, à réticulation très-serrée, en partie pentagone ; secteur principal non contigu à la nervure médiane; le subnodal se séparant du principal presqu’à mi-chemin de l’arculus au nodus, qui est placé à la moitié de l’aile, IL y a plus de nervules antécubitales que de posteubitales, Quadrilatères traversés par deux nervules,
Lèvre supérieure, inférieure , et palpes à peu près comme chez le sous-genre Euphæa, mais les pointes de la lèvre inférieure plus aiguës, à peu près comme chez l'E, dispar.
Tête très-large, peu échancrée en arrière, le front bombé; épistome avancé, tronqué en dessus et en avant.
Thorax court, fort, dilaté en avant.
Abdomen cylindrique, épaissi à la base et au bout.
Pieds courts, ciliés.
o*. Les quatre ailes en partie opaques. Oreillettes du 2 segment rudimentaires. Bord postérieur du 10° déprimé. Appendices anals supérieurs semi-circulaires, simples; les inférieurs rudimentaires.
©. Inconnue.
La seule espèce connue (dimidiata) de Java, sur laquelle j'ai fondé ce groupe, diffère des vraies Euphæa par la position du nodus , qui se trouve à la moitié de l'aile, les nervules antécubitales plus nombreuses que les posteubitales, le 2° segment du mâle à oreillettes rudimentaires , son 10° segment non relevé en tubercule à son extrémité, et ses appendices anals supérieurs courbés, non dilatés en dessous. Elle se distingue des Epallage par le nombre proportionnel des nervules antécubitales, le quadrilatère réticulé, la lèvre supérieure plus large en avant qu'à la base, la forme du 10° segment et des appendices anals du mâle, etc.
Par sa coloration, la dimidiata rappelle les Euphæa du groupe de la variegata, tandis que par les pointes de la lèvre inférieure et les cellules du bout des ailes en partie pentagones, elle se rapprocherait de la dispar.