DYSPHÆA DIMIDIATA. De Selys
DYSPHÉE Mi-PARTIE.
Synon. Dysphæa dimidiata ; De Selys, syn, n° 70. 94
(186) Dimensions. Longueur totale g' 49mm = Abdomen 38 Appendices anals supér. 2 Tibias postérieurs 4 1/2 Aile supérieure 35 — inférieure ‘32 Largeur des aïles pt — de la tête “ USA Ptérostigma. 3 12
o* adulle. Stature anologue à celle de l'E. dispar, mais plus petite et plus robuste.
Tête et thorax robustes ; prothorax à lobe postérieur arrondi ; abdomen assez fort, presqu’égal ; un vestige d’oreillette très-petite aux côtés du 2° segment. La pièce postérieure des organes génitaux ovale , se prolongeant sur le 1° cinquième du 5° segment ; le 10° plus large que long, moitié plus court que le 9, son arête en petite carène, finissant par une large échancrure à angle droit, le reste de son bord postérieur rabattu, garni de petites épines.
Appendices anals très-écartés à leur base, semi-circulaires, glabres, à peine rétrécis après leur base, puis un peu comprimés de haut en bas en dedans; la pointe arrondie, porte en dessus extérieurement un sillon profond, qui s’éteint à la moitié du bord extérieur des appendices.
Pieds assez robustes, à épines assez fortes, courtes, peu nombreuses.
La couleur de tout le corps et de ses accessoires est d’un noir luisant, excepté les yeux qui sont marrons, une petile tache livide entre la bouche et l'œil, les ocelles jaunes, et deux vestiges de marques roussätres sur les côtés du thorax, l’une en bas de la 2° suture latérale, l’autre mieux distincte entre la 2° et la 5°.
Ailes étroites, pointues, à peine pétiolées, la moitié des supérieures et un peu plus de la moitié des inférieures opaques, d’un brun noirâtre luisant, cette couleur s’arrêtant subitement et coupant l'aile en ligne droite, excepté à la côte où elle forme, entre la costaie et la médiane, un prolongement qui, aux supérieures, atteint le nodus (la partie basale opaque s’arrête à 4 cellules de ce point) tandis qu’aux inférieures, où la partie basale opaque dépasse de 6 cellules le nodus, le prolongement est moindre.
Le reste des ailes hyalin, un peu lavé de jaunâtre sale, surtout le long de la côte, qui devient brunâtre vers le ptérostigma, mais l'extrémité nettement et finement bordée de noirâtre opaque, à partir du ptérostigma qui est long, peu large et surmonte 9 à 10 celluies. Ailes supérieures : 32-355 antécubitales; ailes inférieures : 26 antécubitales, 24-26 postcubitales aux quatre ailes, 2 dans les “quadrilatères. |
Q. (Inconnue).
Patrie. Java, d'aprés plusieurs exemplaires , tous mâles.
La dimidiata est facile à reconnaitre à la disposition de ses ailes, dont le nodus est placé à mi-chemin de la base à l'extrémité, de sorte qu’aux supérieures , il y a plus de nervules antécubitales que de posteubitales.
Le mäle, seul connu, est encore remarquable parmi ses congénères par le 10° segment qui ne forme pas de tubereule dorsal élevé, les appendices supérieurs simples, semi-cireulaires, et la couleur des ailes dont la moitié basale est opaque.
2e COHORTE DE LA LÉGION DES EUPHÆA.
Ailes pétiolées jusqu'au niveau de l’arculus. 2° secteur du triangle presque: droit jusqu’à son extrémité; espace postcostal ne formant qu’un seul rang de. cellules jusqu’au bout, le secteur subnodal naissant du principal plus près du nodus. que du quadrilatère ; ptérostigma très-long ; pas de secteur supplémentaire entre le bref et le médian. (Espace basilaire libre ou réticulé).
Pieds longs ou très-longs.
Corps grêle; fond de la coloration du corps roussâtre ou olivätre, non métal. lique.
Les deux espèces connues sont des contrées que traverse le fleuve des Amazones. Nous en formons deux grands genres, d’après l’espace basilaire réticulé ou hbre, la position du nodus, la contiguité ou la non contiguité du secteur principal avec la nervure médiane, le point de naissance du subnodal , enfin la longueur des pieds.
GENRE VIL. — HÉLIOCHARIS (neriocnaris, De Selys). HeziocHaris, De Selys, syn. 1853.
Ailes un peu étroites, arrondies, pétiolées jusqu’au niveau de l’arculus, hyalines, le nodus placé à leur moitié; réliculation large, tétragone ; arculus non fracturé; secteur principal non contigu avec la nervure médiane, le médian ne s'en sépare qu’au premier tiers de l’espace de l’arculus au nodus, et le subnodal au second tiers. Espace basilaire traversé par quatre nervules; le quadrilatère par une nervule. Le 2° secteur du triangle légèrement courbé; l’espace posteostal composé d’un seul rang de grandes cellules dans toute sa longueur. Pté- rostigma très-long, dilaté.
Lèvres et langue (non décrites), Tête médiocre.
Thorax médiocre.
Abdomen cylindrique, assez court (de la longueur des ailes inférieures).
Pieds grêles , assez longs.
og". 10° segment assez long, le bord postérieur non relevé.
Appendices anals supérieurs assez grêles (simples) , un peu courbés l’un vers l’autre à leur extrémité.
Appendices inférieurs rudimentaires.
Coloration générale olivâtre.
Ce genre est certainement l’un des plus singuliers de la sousfamille des Caloptérygines par le point de séparation des secteurs principal médian et subnodal. Dans la légion des Euphæa , il est aussi le seul dont l’espace basilaire soit réticulé. Malheureusement je n’ai pu en faire une description ni un dessin complet , n'ayant eu que quelques instants sous les yeux le type (amazona) , pris par M. Bates sur les bords du fleuve des Amazones, aux environs d'Ega, à ce que je pense.
Il est assez probable que les parties de la bouche ressemblent à celles des Dicterias, dont l’insecte se rapproche , plus qué de tout autre genre, par l’ensemble des ailes et par la forme des appendices anals du mâle.
La forme du quadrilatère ne permet pas de confondre ce genre avec les grands geures Hetærina et Thore, qui ont aussi l’espace basilaire réticulé, non plus qu'avec les trois Calopteryx de l'Ancien- Monde qui présentent ce caractère.