Calopteryx. . des deux régulières. planinases. con
tinents.
ailes pétiolées. 4. Dicterias , .
inéquinervulées . . + . . . . . 5.Amphipteryx. Amérique
BA tropicale.
irrégulières utero us. es et OCTO
Cette série géographique n'offre qu’un inconvénient sérieux ; c'est d’éloigner les unes des autres les Euphœa et les Dicterias, si ce dernier groupe a comme il semble de véritables affinités avec les Euphœa.
1 parait donc plus rationnel de voir ici des groupes géographiques parallèles , et non une seule série de cette nature. En considérant les Caloptérygines sous ce point de vue , nous voyons que que les Calopteryx sont représentées dans l'Amérique tropicale par une division bien caractérisée, les Hetærina, et les Euphæa par les
Dicterias. Les trois autres légions ne semblent plus parallèles, car la forme si différente de l’épistome empêche de considérer les Amphipteryx comme les analogues des Libellago ; ils rappelleraient plutôt les Euphœa. Les Thore ressembleraient beaucoup aussi aux Euphæa, si la position tout-à-fait exceptionnelle des secteurs de l'arculus , et par suite la forme du quadrilatère, ne semblaient exclure un rapprochement, et si nous n'avions pas déjà les Dicterias comme plus proches représentants américains de ce genre.
La série adoptée dans cet ouvrage n’est pas celle peut-être, qui séduira le plus les yeux par l'harmonie du facies et par la décroiscroissance continue des caractères, Nous n'avons rien sacrifié à la prétention d'établir une série linéaire, qui n'existe pas dans la Nature ; nous avons donc préféré tenir compte des caractères selon leur importance , en les contrôlant par les circonstances géographiques, et en les présentant de la manière qui nous a paru la plus propre à faire reconnaitre les groupes.
J’ai pris pour premier caractère la position des secteurs de l’arculus à leur naissance, attendu que de cette position résulte, chez les Thore (que nous appelons Caloptérygines irrégulières) un quadrilatèére de forme unique, et que ce caractère semble le plus important dans l'organisation de l'aile (1). Tous les autres groupes (Caloptérygines régulières) offrent sans transition, une position des secteurs et une forme de quadrilatère tout opposées,
Vient ensuite la sous-division d’après les nervules costales : nous ne trouvons qu'une seule exception à la règle générale, qui donne en général, un nombre presqu’égal de nervules costales et de nervules sous-costales, et il résulte de cette reticulation une si grande analogie entre le G. Amphipteryæ, qui seul la montre , et les Agrionines , que j'étais porté, tout d’abord, à le placer à la fin de la sousfamille. Cependant, comme cette singularité provient surtout du manque de la plupart des nervules sous-costales, mais que l’areulus ni le quadrilatère ne diffèrent pas de ceux des autres Calopt. régulières , je n’ai placé le caractère des nervules sous-costales qu’en seconde ligne.
En troisième ligne, je tiens compte pour sectionner les Cu/. ré-
(1) Chez une Agrionine fossile, examinée par M, Hagen, les secteurs naissent également du sommet de l’arculus ; c’est une raison de plus pour terminer la sousfamille par cette légion.
(8) gulières équinervulées, de la forme de l'épistome si extraordinaire chez les Libellago, et coïneidant aux dimensions courtes de l’abdomen qui est déprimé ; deux caractères qu’on ne retrouve dans au cune autre légion. — Malgré ce facies exceptionnel, je n'ai pas cru devoir adopter la forme de l'épistome comme caractère de première
division , la réticulation des ailes étant pour ainsi dire la même que dans les autres équinervulées (planinases ) si ce n’est qu’elles est un peu plus simple, ce qui m'a empêché de commencer la série générale par la légion des Libellago.
La longueur du ptérostigma et celle du quadrilatère, comparées à la longueur de l'espace basilaire, nous donnent un double et solide caractère pour séparer en deux légions les Cal. régulières équinervulées planinases.
Tous les caractères employés dans cette construction méthodique ont l'avantage d’être fort constants, et de ne pas présenter jusqu'ici de passage qui rende douteuses les limites entre une coupe et une autre.
Le caractère de l’espace basilaire réticulé ou non, n'a pu être utilisé que pour former les sous-genres , attendu que dans la fre légion , celle des Calopteryx, on trouve ces deux formes dans chacun des trois premiers genres , chez des insectes qui ne diffèrent pas sous d’autres rapports, tandis que si l’on réunissait ces trois groupes à espace basilaire réticulé (Matrona , Echo, Nevrobasis) on ferait un amalgame qui n'aurait rien de commun, si ce n'est ce caractère et l'habitat (l’Asie orientale et Ja Malaisie). Si on les associait, dans la même légion aux Hetærina, qui toutes ont aussi cet espace basilaire réticulé, la réunion serait encore moins naturelle.
Il semble que ce caractère a quelque chose de géographique : parmi les espèces de l'Amérique qui sont au nombre de 46, nous n'en trouvons que 9 où il ne se présente pas, savoir : les deux Amphipteryx, la Dicterias et les six Calopteryx de l'Amérique septentrionale tempérée. Il est constant dans les 37 autres qui composent les grands genres Hetærina , Heliocharis et Thore. Dans les Caloptérygines de l’ancien monde oau entraire , au nombre de 54, l'espace basilaire est toujours libre , excepté dans trois espèces de la légion des Calopteryx , qui forment chacune un sous-senre, et qui habitent, comme je viens de le dire, l'Asie orientale. Il est à noter encore , que dans la légion des Euphœa, la seule espèce à espace basilaire réticulé (Heliocharis) est américaine.
097} PREMIÈRE DIVISION.’
CALOPTÉRYGINES RÉGULIÈRES (REGULARES.)
Les deux secteurs de l’arculus naissant de son milieu environ, ce qui rend le quadrilatère presque régulier.
Cette division est de beaucoup la plus nombreuse, comprenant quatre-vingt-treize espèces sur cent qui sont connues,
PREMIÈRE SOUS-DIVISION
ÉQUINERVULÉES (EQUINERVULATÆ.)
Nervules costales et sous-costales en nombre presque toujours égal, en général en grand nombre, les secondes correspondant en grande partie avec les pre-
mières.
Parmi les Caloptérygines régulières , les équinervulées comprennent quatre-vingt-onze espèces sur quatre-vingt-treize.