RHINOCYPHA QUADRIMACULATA. De Selys
RHINOCYPHE QUADRIMACULÉE.
Synon. Rhinocypha quadrimaculata ; De Selys, syn. n° 78.
Dimensions. Longueur totale o* 32-542 Q 50-327
Abdomen 22-93 20-21 Appendices anals supér. 1 1/3 1 Tibias postérieurs D-9 1/2 D 1/2 Ailes 24-25 28-29 Largeur de l’aile supér. 5-5 1/2 51/2
— dela tête > 6) Ptérostigma 2-9 4/2 2-9 1/2
o* adulte. Corps noir luisant; un petit point roussâtre, latéral, derrière les ocelles et un autre en arrière de chaque côté de l’occiput. Yeux verdâtres ; une ligne médiane, longitudinale, étroite, jaunâtre sur le lobe postérieur du prothorax. Arête mésothoracique moins dilatée que dans la cuneata, formant un coin roussâtre terne, qui se termine très-finement un peu avant les sinus antéalaires. Une fine raie humérale interrompue en dessous, une médiane latérale assez large interrompue en dessus, et une postérieure courte épaisse supérieure , toutes ces lignes d’un jaune foncé. Un point à l’attache des ailes et d’autres au milieu de l’espace interalaire, jaunâtres. 10° segment court, un peu échancré; appendices anals supérieurs plus longs, minces, semi-cylindriques, simples, les inférieurs moitié moins longs, un peu courbés en dedans, assez écartés.
Pieds noirs, intérieur des quatre tibias postérieurs blanc, intérieur de la seconde moitié des fémurs des mêmes pieds jaune pâle,
Ailes larges à leur milieu et vers le bout, suriout les inférieures; leur base hyaline, un peu jaunâtre jusqu'aux deux tiers de l’espace antécubital qui a 18 à 22 nervules (16 chez un exemplaire); vers la côte la partie hyaline est prolongée un peu plus près du nodus; le reste varié de brun noirûtre à reflets dorés, verts et cuivrés, et de couleur de chair irisée, transparent , ainsi qu'il suit : aux supérieures le brun domine, excepté une bordure anguleuse, irisée, transparente , qui occupe le cinquième longitudinal de l’aile, le long du bord postérieur, et cesse avant le bout, à un point correspondant au ptérostigma. Aux inférieures le brun commence de même, mais coupe l'aile transversalement d’une manière
= — À honte
( 205 ) très-anguleuse avant le nodus, occupant ainsi les deux tiers postérieurs de l'aile, et étant percé de taches transparentes , transversales, irisées, en deux séries ainsi qu’il suit : La 1° série de trois taches vers le milieu de l'aile, la supérieure longue, entre le secteur principal et le secteur nodal ; la seconde entre le secteur Subnodal ef le secteur médian (celle-ci carrée, plus courte en dedans que les autres), la 5° longue entre le secteur bref et le secteur 1°* du triangle. La seconde série consiste en une grande tache transverse, ovale, anguleuse au milieu du dernier tiers de l’aile, presque sous le ptérostigma, n’arrivant pas tout-à-fait entre le secteur principal et le secteur médian; entre le quadrilatère et le nodus il y a une tache irisée, analogue aux autres, qui entame le brun foncé par un carré long ; une autre semblable forme le bord postérieur au même niveau.
Ptérostigma noir, son milieu jaunâtre obscur. Le brun noir, en dessous des ailes , à des reflets vert brillant et les parties irisées des reflets violets et rose vif.
o* jeune. Les côtés inférieurs des six premiers segments offrent un trait étroit longitudinal jaunâtre.
Les 2/5 postérieurs du ptérostigma sont jaunes avec le bout grisâtre ; le brun noir des ailes est remplacé par du gris brun clair transparent, sur lequel se dessinent la bordure des supérieures et les fenêtres irisées des inférieures. L’intérieur des quatre tibias postérieurs est jaunâtre.
Q. Yeux olivâtres. Corps noir, varié de jaune roussâtre ainsi qu’il suit : sept à huit taches sur le vertex et le bord de l’occiput de même couleur, réunissant souvent les deux dernières taches, le 1° article des antennes, deux taches rondes rapprochées sur le devant du front , une ronde du double des précédentes sur Ia partie plane de l’épistome bossu, en avant du front; une contre les yeux; une autre à la base des mandibules (la lèvre supérieure est blanchâtre, entourée de noir, presque divisée en deux par un point supérieur médian noir, les lobes latéraux de la lèvre inférieure ex partie blanchâtres ou jaunâtres) : une raie dorsale médiane au prothorax, ainsi qu’une tache latérale et les côtés du bord postérieur. Arête mésothoracique est dilatée en un coin long, brun foncé, jusqu’au delà de la moitié et se réunissant insensiblement en une arête épaisse jusqu'aux sinus antéalaires; vient ensuite une ligne antéhumérale jaune, souvent entière (parfois interrompue), qui aux sinus antéalaires se courbe, de manière à rejoindre presque la ligne humérale qui, au contraire, ne descend pas jusqu’en bas. Les côtés du thorax colorés comme ceux du mâle ; la dernière bande jaune seulement un peu plus large et un peu plus longue. Quatre à cinq taches jaunâtres à la poitrine (chez les jeunes, la poitrine est jaunâtre avec deux bandes latérales et une médiane noires, se réunissant en arrière). Trochanters tachés de jaunâtre.
Abdomen : l’arête dorsale finement jaune, interrompue aux articulations ; les côtés du 1° segment jaunes, une raie longitudinale de même couleur sur les côtés des 2, 5,4, 5,6, 7 et 8. Une petite tache latérale au 9°. Les 2, 3, 4,5, 6° ont en outre des traits longitudinaux, minces, jaunes, sur les côtés presqu’en dessous et parallèles à la raie latérale. Au 10° segment il ÿ a une petite carène.
1 dt ts
Appendices anals plus longs que le 10° segment, très-pointus, écartés entre une
protubérance noire comme eux. Lames vulvaires très-fortes , prolongées jusqu’au bout de l’abdomen. | Pieds noirs.
Ailes moins larges que celles du mâle, la portion antécubitale plus courte, hyalines un peu verdâtres, leur base un peu jaunâtre, surtout chez les jeunes. Ptérostigma assez court, sa moitié interne noire, l’externe jaune pâle.
Patrie. L'Inde , d’après six mâles et quatre femelles envoyés par M. Stevens. Un mâle , de Kaschmir, communiqué par le Musée de Vienne.
À l’article des Rh. trifasciata et unimaculata , qui sont de même stature que la quadrimaculata , j’ai indiqué en quoi leurs femelles diffèrent de celle-ci.
Quant au mâle, il ne pourrait être confondu qu'avec la cuneata et la fenestrella (voir la comparaison à l’article de ces dernières).
Le bord postérieur hyalin des ailes supérieures et la présence d’une tache vitrée un peu avant le ptérostigma, le séparent immédiatement de la fulgidipennis, dont il se rapproche par ses ailes inférieures presqu'aussi larges.