RHINOCYPHA FENESTRELLA. Ramb
RHINOCYPHE FENESTRELLE.
Synon. Rhinocypha fenestrella; Ramb. n° 5. — De Selys, syn. n° 79.
Dimensions, Longueur totale g' 2822 Q 26nm
Abdomen 19 47
Appendices anals supér. 1
Tibias postérieurs 4-4 1/2
Largeur de l’aile supér. à 1/2 ÿ — de la tête & 1/2
Ptérostigma 2-9 4/3 2 1/2
Cette espèce est si voisine de la quadrimaculata, qu’une comparaison avec elle la fera mieux distinguer qu’une description isolée. C’est pourquoi j'ai souligné les différences.
o". semi-adulte. (Type mutilé, de M. Rambur), complété par un mâle examiné par M. Hagen.
1° Taille plus petite, ailes moins élargies ;
2 Tête noire sans taches, excepté un point orangé à peine visible près de cha-
que ocelle postérieur ;
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( 205 ) 9° Prothorax tout noir ;
4° Thorax noir avec une fine ligne humérale incomplète, un vestige de ligue supérieure à la 1'° suture humérale, une raie médiocre ne touchant pas le haut à la 2°, une cunéiforme supérieure plus petite avant le bord postérieur, fauves. Le coin mésothoracique très-long, couleur de chair, deux taches jaunes en dessous auprès des pieds;
9° Ahdomen tout noir, ayant en dessous une apparence de ligne jaunâtre sur les 5, 4,5° segments. Bord final du 10° un peu évide;
6° Pieds grêles noirâtres, les quatre tibias postérieurs blanchâtres en dedans :
7o Le ptérostigma est jaune fauve, à peine obscurci à ses extrémités. La partie byaline occupe plus du tiers basal des quatre ailes (s'étendant presque jusqu’au nodus). L’espace brun des supérieures est moins étendu, laissant environ un tiers de la largeur de l’aile hyalin le long du bord postérieur, excepté au bout extrème de l'aile, qui reste finement limbé de brun. Aux ailes inférieures la tache hyaline médiane apicale est plus éloignée de la base, se trouvant au niveau du ptérostigma. Elle est plus petite, presque ronde, et traversée au milieu par le secteur nodal; elle n’en touche pas d’autre. La série interne de trois taches vitrées est presque droite , peu arquée, placée à mi-chemin du nodus au ptérostigma, ayant la tache intermédiaire un peu plus longue que les deux autres, Enfin, l’espace sous-nodal long, vitré entre les secteurs subnodal et médian, entame moins la partie opaque. 16-17 antécubitales, 38 postcubitales aux supérieures, 32 aux inférieures, 3-4 dans le quadrilatère supérieur, 5 à l’inférieur.
o* très-adulte. Le coin mésothoracique vert, le corps en apparence tout noir; le ptérostigma roux, unicolore ; la partie foncée des ailes d’un noirâtre chatoyant ; une quatrième tache hyaline, petite, carrée, de 2-5 cellules entre la médiane et l’inférieure, alignée en dedans à la série interne des ailes inférieures. Les parties hyalines des ailes supérieures occupant encore plus d'espace, notamment sous le ptérostigma.
Q ? (d’après Rambur). Corps d’un vert bronzé très-obscur; l’échancrure mésothoracique (excepté son milieu inférieur), une ligne antéhumérale et une humérale fines, une bande longitudinale latérale jaune fauve.
Abdomen court et épais, vert bronzé très-obscur, ayant une ligne dorsale trèsfine et interrompue, un point latéral terminal, et le bord des segments jaunes.
Appendices anals noirs, très-aigus, ayant plus du double de la lougueur du 10° segment.
Ailes un peu plus étroites et plus allongées que celles du mâle, d’un verdâtre très-pâle, un peu jaunâtre à la base; ptérostigma plus long , roussâtre au milieu.
Un exemplaire femelle incomplet, que j'avais d’abord rapporté à la quadrimaculala , pourrait se placer ici. Il est un peu plus petit que la quadrimaculata et son ptérostigma offre peut-être plus de jaune que chez cette espèce.
Patrie. Le mâle type à été pris par Diard en 1825, proba-
blement dans la partie la plus orientale de l’Inde (presqu'île de
Malacca?); ce qui en reste se voit au Museum de Paris. La description a été complétée d’après un autre mâle du même âge, communiqué à M. Hagen par M. Westermann, et pris à Pulo-Penang dans l'Ile du prince de Galles, près du détroit de Malacca. Le mâle trés-adulte variété, fait partie de la collection de M. Dale ; l'Inde, sans localité spéciale est indiquée comme étant sa patrie. Enfin la femelle incomplète que j'y ai rapportée , est notée avec doute, il est vrai, comme venant de la Chine.
Autant qu’on peut en juger d’après ces renseignements, l’espèce doit être considérée comme plus orientale et plus méridionale que la quadrimaculata.
La fenestrella mâle se distingue facilement de la cuneata à sa petite taille, à la tache apicale hyaline des secondes ailes, placée sous le ptérostigma, etc. ; de la fenestrata au coin mésothoracique plus long, au dessin bien arrêté des ailes supérieures, à la position de la tache apicale des inférieures sous le ptérostigma, enfin aux quatre ailes plus élargies.