‹ Monographie des Dènè-Dindjié [microforme]Chapitre 2 sur 31 · Histoire de la filiation et de !a miyralion des peup'es · texte numérisé non relu

Histoire de la filiation et de !a miyralion des peup'es

diminuer la puissance divine pour ne voir en tout que des causes matérielles et aveugles, d'admettre la progression et le perfectionnement du langage, de nier que le premier homme ait possédé une langue autrement qu'en puissance, c'est-à-dire comme un don et une faculté innée en lui d'exprimer ses idées.

Nous n’avons pas à nous soumettre à ces théories qui ont contre elles la raison et une autorité que l’on ne saurait sans témérité révoquer en doute, Autant par conviction que pour l'honneur de Dieu et de l'humanité nous devons admettre que le langage est d'origine divine et non humaine, parce que le chapitre second de la Genèse ne nous montre dans l'homme ni embarras, ni besoin d'une longue réflexion, lorsqu'il le présente comme mis en demeure de nommer ies étres de la création. La parole, dit Ennemoser, jaillit de ses lèvres toute créée, lumineuse et exprimant les qualités essentielles des êtres qu'il devait spécifier et distinguer dans son langage. « Omne enim quod vocavit « Adam animæ viventis ipsum est nomen ejus. » Voilà la vérité pure et simple. Bien qu'elle prenne sa source dans l'ordre surnaturel (que les partisans du naturalisme appellent à tort symbolisme, puisqu'il est bien plus réel que l'ordre physique), cette vérité satisfait l'intelligence parce qu'elle porte avec elle ses preuves, ce que ne font jamais les hypothèses. En effet, les noms des animaux et des autres êtres, dit saint Thomas d'Aquin, doivent convenir à leur nature, et le premier homme dut posséder la connaissance de la nature des animaux et des autres êtres, puisque les noms qu'il leur donna sont leur véritahle désignation, d’après la Bible.

Mais comme la connaissance est la possession d'une science et qu'elle exclut, par sa définition même, l’idée de la spéculation, du travail graduel qui se fait par la déduction ou la comparaison, nous sommes amenés à conciure que puisque Adam eut une connaissance générale de la nature des êtres, il la reçut par une infusion divine et qu'elle ne fut pas le fruit de son expérience; car il n'avait pas encore eu le temps d'acquérir cette science lorsqu'il nomma les animaux. Maintenant qui ne voit que cette connaissance infuse de la nature des êtres, requiert nécessairement une parole parfaite et innée, c'est-à-dire en acte, et non pas seulement la simple faculté du langage? Ceci revient à dire avec le poëte, d'une manière moins aride, mais aussi juste :

« Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, « Etles mots pour le dire arrivent aisément. »

Donc, puisque la parole est l'expression de la pensée, nier que le premier homme ait parlé une langue toute formée en lui par intui-

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tion, c'est nier qu'il ait pensé dès les premiers instants de son animation, c'est infliger à la raison et à l’intellect humains une humiliation qui nous révolte et que Dieu lui-même ne nous impose point. En coûte-t-il davantage de croire que le premier homme ait été créé parlant que d'admettre qu'il l'ait été pensant, c'est-à-dire raisonnable? Un linguiste distingué trouvait la chose bien difficile à croire parce que, dit-il dans son livre, on ne saurait dire que le créatcar ait fabriqué des grammaires et des lexiques pour l’enseignement du premier couple,

Cette raison est mesquine. Les peuples sauvages ont-ils des dictionnaires et des grammaires ? apprennent-ils par cœur les racines, les déclinaisons et ies conjugaisons de leurs belles langues? Non, Toutefois un enfant sauvage de cinq à six ans possède mieux sa lingue — et quelle langve inextricable! = que plus d'un académicien ne possède la sienne, Quel est donc l'instrument qui leur communique cette science? L'aptitude naturelle, une sorte d'intuition ou d'instinct du langage et la con-tance de la tradition orale reçue par l'organe des parents. Un sauvage apprend aussi naturellement à parler et à bien parler qu'à manger et à marcher,

Qu'on mette Dieu à la place des parents, et l'on comprendra com-

ment le premier homme a pu apprendre sa langue en moins de temps

qu'il n’est nécessaire à un enfant sauvage.

Mais il s'agit bien de tâtonnements semblables lorsqu'il est question de création, Quoi! celui qui a su faire la langue-et l'oreille de l'homme n'aurait-il donc pu le faire parlant? Et nous, qui volontairement ou forcément admettons la création de l'homme doué d'intelligence et de sens exquis, pourrions-nous considérer comme un fait irraisonnable, inadmissible, la création de la parole? Il répugne à la perfection de Dieu que tous les êtres qu'il a créés ne l’aient été à l'état parfaits or il est de la perfection de l'homme raisonnable et pensant de parler sa peu sée et de faire acte de sa raison: sans quoi l'une et l'autre ne seraient plus que des puissances endormies et illusoires. On voudrait faire du premier homme une sorte de muet, tandis que la Genèse mosaïque et celle de nos indiens disent qu'il parla dès le commencement, En effet, les traditions déné-dindjié placent le premier homme, qu'elles nom ment AMuñyañ (le sensé), en présence des animaux, et eïles Les lui font dénommer avec cette même justesse d'expressions dont il est parlé dans la Bible,

Il nous parait que les défenseurs du langage progressif oublient trop que l’homme est un être essentiellement sociable, et que la société se constitua dès l’origine du monde, comme nous lapprennent non-seulement le Pentateuque (Genése, ch. 1v, v. 17), mais encore les ancien-

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nes chronologies des Égyptiens, des Chaldéens et des Chinois. Or, on admet généralement que le premier homme fut doué de toutes les perfections corporelles, parce que, devant être le principe du genre humain, il devait être apte à engendrer aussitôt, Eh bien donc, par la même raison, on est nécessairement obligé d'admettre qu'Adam dut posséder également la connaissance intuitive des choses et une langue innée, moyen sine qua non de transmettre cette science, parce qu'il de vait être le premier mentor de la société future, par l'instruction, la direction et le gouvernement de ses descendants.

Je dis une langue innée et non pas seulement la puissance ou faculté du langage, parce que le parfait précède toujours l'imparfait, parce que les choses qui n'ont qu’une faculté ou puissance ont toujours besoin pour être réduites en acte, d'un être agissant par lui-même. C’est ainsi que la semence, qui contient l'arbre en puissance, c'est-à-dire qui a la faculté de germer, ne le produira que tout autant qu’un agent intelligent la placera dans les conditions requises pour la végétation. C'est ainsi qu'une boule, qui a la faculté ou puissance de rouler, n'en fera jamais l’acte, si un agent animé et qui possède en lui-même le mouvement, ne le lui communique, N'est-ce pas de cette manière que les coryphées de l'art médical expliquent le mystère de la génération animale? Eh bien, celui de la génération intellectuelle qui s'opère par la parole lui est relativement comparable : Bien @ + les descendants du premier homme possédassent la puissance du langage, ils n'auraient jamais parlé, si celui qui en possédait la science en arte ne la leur eût communiquée par l'éducation. Mais lui a dû jouir de l'intuition du langage et non pas seulement de sa faculté. Cela coule de source.

Le fond de ce raisonnement nous est encore fourni par le disciple d'Albert le Grand.

A en croire certain philosophe, les beautés, la logique, l'enchaînement, l’ordre merveilleux qui se font remarquer dans les langues des peuples enfants, dans ces idiomes qui n’ont pas été touchés, remaniés et refondus par la main de l'homme ou par le mélange des races, comme l'ont été le français, l'anglais, l'italien, etc. seraient dus, non point à la suprême intelligence qui a créé celle de l’homme et a donné à chaque intellect un génie et une autonomie propres, mais à des causes accidentelles, aveugles, irrationnelles, déraisonnables même. De sorte

que nous raisonnons et que nous parlons parce que nous sommes déraisonnables. Quelie logique! Après avoir longuement débattu l'origine du langage, voici comment ce linguiste conclut : « Il résulte de tout ce « qui est dit ci-dessus que le hasard, le caprice, l'ignorance et une foule « de circonstances tant locales que personnelles ont concouru à la fora mation originelle des langues. »

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on À Avec une seule phrase, un livre unique dans le monde et qui a des per. \ raisons contre tous les sophismes, renverse cet échafaudage labor eusehu- Ÿ ment et pesamment élevé ; et cette phrase étonnante qui n'a pu émaner la naturellement d'aucune intelligence humaine est celle-ci : « Au com dut « mencement était la Parole; et la Parole était en Dieu; et Dieu était que L « lui-même cette Parole; et tout a été créé par Elle; et sans Elle rien dan « n'a été fait, » Donc, puisque l'homme est l'œuvre de cette Parole dila vine qui est en même temps vie, intelligence, raison et vérité souve-

raines, et qu'il est dit ailleurs qu'il fut fait à son image, avouons aussialté € tôt que l'homme a dû être créé parlant, que la parole humaine et créée est comme l'écho et l'image de la parole créatrice, et que, du moment

te. que le Verbe de Dieu, qui est aussi sou Intelligence, se fut révélé et est communiqué à l'homme pour illuminer son esprit, « que illuminat om qui « nem hominem venientem in hune mundum, » celui-ci a dû nécessairefn L' ment parler et posséder, comme dans leur source, tous les arcanes 1e du langage.

fon À Ceci nous semble être le corollaire des raisons données plus haut. LES La comparaison de nos langues policées et philosophiques, avec Les que idiomes prétendus barbares et rudimentaires de l'Amérique du Nord, ton en est une nouvelle preuve.

par Que voyons-nous dans les premières de ces langues que nous disons nts avoir fait progresser en les remaniant? Un mélange diffus et hétéroht gène, des termes empruntés à tous les idiomes, des tournures eût bizarres et étrangères, la perte presque totale de l'originalité primins tive et de la science des mots, l'impossibilité de créer des termes nouveaux sans les puiser dans les langues mortes, ble Examinez maintenant les idiomes parlés par les peuples-enfants des 4 steppes glacés de l'Amérique du Nord, Vous + remarquerez une expres-

= ‘ sion concise, juste, logique et philosophique, une terminologie origidu nale et imagée, bien souvent renfermée dans un monosyliabe invace riable qui dépeint dans les êtres celle de leurs qualités qui frappe le 8, 4 plus l'esprit ; et cela non pas seulement par onomatopée, mais bien Fes par la valeur littérale et intrinsèque des consonnes; de telle sorte que, sé étant donnée une échelle-étalon de l'application de chacune des Des lettres à quelque ordre d'idées on à quelque espèce d'êtres, on y te observe constamment que les mêmes consonnes sont toujours affectées ut, à représenter phonétiquement toutes les idées ou tous les êtres qui ER appartiennent aux classes auxquelles elles président.

à Mais, ces langues logiques, les hommes qui les parlent ne les ont ts î point ou presque point altérées, du moins systématiquement et en tart

L 1 qu'idiomes. Quant aux dialectes, ils ont évidemment pris naissance sur | le continent américain lui-même.

Singulier phénomène! malgré sa déchéance morale et intellectuelle , le sauvage trouve toujours, dans la constitution essentielle et intrinsèque de sa langue, un terme nouveau pour exprimer une chose nouvelle, Il a su nommer avec justesse, de prime abord et avec cette originalité qui l'accompagne en tout, les objets que le commerce des blancs lui a apportés. Un académicien se glorifierait de ces expressions. L'usage de ces objets, la traite des pelleteries, la connaissance et la pratique du christianisme lui ont fait créer, spontanément et avec appropriation parfaite, une foule de termes nouveaux et dont l'idée ne leur était point encore venue, parce que les objets qui la réveillèrent n'avaient pes encore frappé leurs sens, Mais, encore une fois, ces mots, l'Indien les trouve dans la substance de sa langue maternelle, aisément, sans contention d'esprit, sans avoir recours à des idiomes où même à des dialectes étrangers. C'est l’œuvre de la nature, c'est le fruit d'une connaissance neuve, c'est l'acte ou jugement de la raison dont Le créa teur l’a doué; et non pas le produit sans noin du hasard, du capricé et encore moins de l'ignorance,

Ce dernier mode d'explication serait un phénomène d'aberration plus inconcevable que le phénomène ethnologique qu'a voulu expliquer Duponceau.

Une seconde et plus forte preuve de ce que j'ai affirmé, je la trouve dans l'immense différence qui existe entre la beauté, la rectitude et la logique des idiomes sauvages, et l'abjection actuelle des peuplades qui les parlent. Nous avons, en effet, sous les yeux cette contradiction flagrante : d'un côté, des langues rationnelles, riches en termes variés,

j'allais dire philosophiques, et qui sont tout au moins l'expression

d'une haute intelligence; de l'autre, des débris de peuples ignares, incapables d'idées fort élevées, de raisonner leur langue, de se rendre compte des mots qu’ils ont jusqu'ici employés. La beauté de la langue a done survécu chez eux à la dégradation de l'intelligence; elle est comme l'image parfaite d'un bel homme décédé où moribond ; les lignes du portrait, le coloris de la peinture témoignent de ce que devait être le prototype; mais celui-ci a disparu ou va disparaître pour toujours. Ainsi en est-il de nos Déné-dindjié : les contradictions qui se font remarquer entre leur langage et leur intelligence sont là pour attester que tout chez eux dénote une immense ruine; mais que leur langue est la tradition la plus parfaite de leur passé, le portrait le plus fidèle de leur histoire, la preuve la plus convaincante de la divinité du langage.

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On a divisé les languos : 1° en monosyllabiques ou isolantes; 2° touraniennes ou ogglutinées, ou encore juxtaposées; 3 palysynthétiques ou encapsulées, ou encore incorporantes ; et enfin 4° en langues inflectées, qui se divisent en aryennes où indo-européennes et en araméennes ou sémitiques.

Mais celui-là serait par trop exclusif ou animé d'un esprit par trop paradoxal qui, de cette classification appuyée sur 1°: rapports généraux et motivée par le besoin d'ordre que réclame notre intelligence, voudrait faire des catégories génériques s'excluant foncièrement et contradictoirement l'une l'autre, comme l'idée d: nuit exelut celle de jour ; ou bien des degréset des stages que l'espr:c humain anrait subis dans sa prétendue marche progressive vers une perfection idéale. Sans doute entre beaucoup de langues on pent ob-erver des liens de filiation et de descendance; mais il serait faux de nier qu'il n’y ait point eu parallélisme entre plusieurs d'entre elles, Ceux qui considèrent, et avec raison, le sanscrit comme racine par rapport au grec et au latin, admettent bien que ces trois langues, séparées d'une souche inconnue et plus ancienne encore, ont marché de pair sous certains rapports, et que toutes les formes grecques ou latines ne proviennent pas du sanscrit, Le germain ou celte modifié, le persan, ont moins de rapports avec lui, sinon dans les choses essentielles, Toutefois, le sanscrit, langue aryenne ou inflectée, présente en outre, d'après Klaproth 1, des similitudes de formes et de mots avec le phénicien ou araméen, l'étrusque, l'égyptien, l'éthiopien, toutes langues sémitiques; avec le scythe ou goth, langue sgglutinée; avec le chinois ot le japonais, langues isolantes: et même avec le péruvien, langue incorporante,

On ne peut donc pas avancer qu'il serait aussi contradictoire de dire qu'une langue appartenant, par exemple, à la classification polysynthétique, offre des rapports avec les langues aryennes, qu'il le serait de parler d'une lumière ténébreuse où d’une nuit lumineuse; et cela je le prouve. Il y a nine contradiction aussi parfaite entre l'idée de lumière et celle de ténèbre qu'entre l'idée d'être et celle de néant; tandis qu'il ne répugne pas plus qu'une seule et unique langue possède deux ou plusieurs formes différentes entre elles, qu'il ne répugne

1. Mémoire sur les langues sémitiques, cité par le Dictionnaire d'anthropologie de Migne.

qu'un homme ait en même temps du sang européen et du sang afri-

cain dans les veines, c'est-à-dire qu'il soit métis, sambos où mulâtre. La contradiction existerait si, étant admis, par exemple, qu'une langue est essentiellement et entièrement agglutinée, on disait en même

temps qu'elle est inflectée; parce que les deux qualités d'agglutination et d'inflection s'excluent l’une l'autre sur le même chef, Mais qu'y a-t-il de contradictoire à dire qu'un idiome possède à la fois des caractères propres aux langues monosyllabiques, inflectées, agglutinées et polysynthétiques? De Maistre n’a-t-il pas démontré qu'il existe un grand nombre de mots formés par incorporation dans le latin et dans le français? Ne voyons-nous pas une foule de mots en grec, en allemand, en anglais et même en notre belle langue, qui doivent leur formation au système qui régit les langues agglutinantes? Cependant le latin, le grec, le français, l'allemand, l'anglais sont des langues inflectées, Le chinois et même l'égyptien n'offrent-ils pas des exemples de ré luplicatif comme les langues malaises et polynésiennes? Et pour tant le chinois est la langue monosyllabique par excellence,

Eh bien, les savants, devant lequels je m'incline et auxquels j'abandonne le soin de trancher la question en dernier ressort, ont dans le déné-dindjié un idiome qui présente plusieurs phènomènes dignes d'étude et de comparaison, {° IL n'offre pas le plus mince rapport de terminologie avec l'esquimau et l’algonquin, ses deux voisins du Nord et du Sud, à l'exception de deux mots qui ne sont étrangers aux dénédindjié que parce que les êtres qu'ils dépeignent leur sont entièrement inconnus. Je veux parler du nom du phoque (natchok, mot esquimau), et de celui de l’esturgeon (namew, mot cris).

2 Le déné-dindjié se divise en une multitude de dialectes répandus sur des miiliers de lieues carrées, et dont je ne cite dans mon dictionnaire qu’une dizaine, Trois de ces dialectes s'y trouvent au complet, à savoir : le dialecte méridional ou Montagnais (Déné), le septentrional ou Loucheux (Dindjié), et le médiant ou Slavo-Peau de lièvre (Déné, diné, duné). Dans ces langues, les différences portent sur les mots dérivés et sur ceux qui sont formés par polysynthétisme, mode de formation linguistique que je crois, pour cette raison, récent et particulier à l'Amérique. Les corrélations reposent, au contraire, dans les mots monosyllabiques où disyllabiques, c'est-à-dire dans les noms des objets qui ont dû frapper primitivement l'esprit des Déné-dindjié.

Même en ces derniers mots, les variantes consistent dans la mutation des voyelles, tandis que les consonnes demeurent invariables, comme dans les dialectes araméens ou sémitiques; ou bien ils sont soumis à ces mutations entre lettres du même organe, dont nous parlerons au chapitre de l'alphabet.

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