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Chapitre VI

Indicatioüs pour l’emploi de nos eaux minérales.

Les indications pour l’emploi de nos eaux minérales sont déduites des effets physiologiques que nous venons d’énumérer. Mon expérience pratique, je puis l’affirmer, m’a jusqu’à présent démontré de point en point la justesse de cette déduction.

Nous avons distingué plus haut dans les propriétés de nos eaux deux actions différentes, l’une irritante, l’autre provoquant dans l’organisme des modifications matérielles. La première convient aux maladies présentant un caractère atonique ou de faiblesse torpide; la seconde est efficace dans des cas provenant directement ou indirectement d’une anomalie des mélanges. L’une et l’autre frappent principalement les organes et les systèmes qui déterminent l’échange moléculaire avec le monde extérieur, et modifient les liquides destinés à la nutrition du corps. Nos eaux ont donc une vertu toute particulière pour les maladies atoniques de la vie végétative. Celles-ci sont habituellement d’une nature chronique, et ont été d’ordinaire

traitées comme telles, sans succès, avant que le patient se soit décidé à aller aux eaux. Ce sont des affections enracinées, provénant soit d’un vice de conformation ou d’une faiblesse héréditaire, soit de l’action prolongéé d’une influence nuisible extérieure, soit de l’activité anormale de la sécrétion ou de l’excrétion. Elles entraînent communément un état de souffrance général, une crase anormale, et on reçu le nom de maladies constitutionelles. Après s’être montrées rebelles à tous les remèdes, elles cèdent souvent à l’action merveilleuse de nos thermes dont elles ont fondé la brillante réputation. D’autres indications sont basées sur l’action exercée par nos eaux sur un organe, sur un tissu particulier. Pour les exposer convenablement, nous examinerons les principaux états pathologiques dans lesquels l’eau thermale reçoit son application. Quant aux cas particuliers qui se présentent dans ces états pathologiques ou qui ont avec eux des rapports de causalité, nous nous bornerons pour le présent à les mentionner, l’étude de ces cas et du traitement spécial devant faire l’objet d’un travail ultérieur.

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