‹ Monographie des greffes: ou, Description technique des diverses sortes de greffes employées pourChapitre 2 sur 6 · DIVISION MÉTHODIQUE · texte numérisé non relu

DIVISION MÉTHODIQUE

StJiVJUTT Duhamel • Dnhamiel est le premier des agronomes

qui ait divisé méthodiqùemeut les gjrefïes en plusieurs groupes ;

il les a partagées en cinq sections ^ auxquelles il a donné les

noms de greffes par approche^ en fente, en couronne, en

fiûte et en écusson.

Suivant Rozier. Rozier voulant perfectionner la méthode de son prédécesseur , crut devoir ajouter aux cinq sections précédentes une sixième section de greffes qu'il nomma par juxta-position.

Ces divisions arbitraires n'o£Brant point de caractères qui

(It)

puissent les faire distinguer les u&es des autres ^ jettent de la confusion dans les idées. .

Nouvelle divisiow du Genre. Four remédier à cet mcon- Ténient) j'ai proposé ^ dans leoou^s de culture que je fais annuellement au Muséum ^ une autre division qui m'a païu plus simple et plus propre au groupeoAent de toutes les espèce» de greffes déjà connues , et de «eU^s Ique l'on inventera par la àuitô» . V ù

J'ai reistt^int lègeui^ des greffes aulisx^ deptioits entrantes ^ èavoir t *«el)e 4es^r^j^^/idir approche ^t^ekle à^ greffes par scions ^ et celle des^rç;^^/7^r/a^emma.*Â ^<^'ti!oi)3<8Mtidn| |i*|aut!.|i:UJour4'^tiieii 4j«uter tiiilb quatcième^ qui rèrifetine \^^gr^^fhs4hs partie» herhù^é végéiaûa:^ et dont toutes

les édpèbes soiibt dliçis 4 M:* le banMà Tstehoudy.. .^ /:

' lia pretolérè sé^^ les sôttëfe Ûé gtièflfes qui

ï?efîfecttietît au mtjyën^tte^qùèîqftès^Utoès^d^ paftjys dèi téié^

I fî , ; • ; 'i ■■ ' • • 1 -• •^ • .

La seconde rassemble toutes celles qui âe pràtiqueiit avec dtis p'àttSgfe Bgtteuàes séptcrêe^ â^^iurdjKddu et transpbtiJées tsurtm atïtte. ' ' ■ " ' ■

La troisième comprend toutes ceileaqui s'opèrent au moyen de gemma QU yeux/^ levés ^ avec la poHiôn d'écorce qui les environne j sur un végétal, et posés sur un autre.

La quatrième enfin est assez définie par son titre seul.

Chacune de ces quatre sections est divisée en séries distinguées entre elles par des caractères eecondalres^ et celles-ci contiennent les espèces ou les sortes qui , eUes^mèmes , se dî^* tingueni; par divers caractères^pafUculier«.

Les rariétés et soas^Tariétés qu'offrent quelques-unes de ces sortes portent des noms différens^ et sont rangées à la suite de leurs sortes principales.

Nomenclature bes soïites de Greffes. Les phrases descriptives presque toujours vagues y et souvent insignifiantes , dont on s'est jusqu'à présent servi pour distinguer les diverses sortes de gi*e£fes entre elles y ne pouvaient donner que des idées confuses plus propres à embarrasser qu'à aider la mémoire. iS?M cru devoir proposer ^ daps le même cours dont il Vient •d'être, question ) une nouvelle nomenclature plus siipple et plus facile à retenir.

J'ai donné à chaque greffe le nom de son îtÉventeur lorsqu'il «n'a été cônnii f dans le cas contraire ^ celui de là personne qui l'a fait connaitré par des descriptioiîs et des figures. A défaut ^ ces de^i^premiçrs^ j'ai choisi pour les greifes le nop. du pays où elles se pratiquent ^ . ou enfin celui de^ naturalistes célèbres , de cultivateurs éclairés et d'agronomes qui on,t rendu des services à l'agriculture.

Ces noms sont suivis d'une phrase descriptive qui indique la section et la série auxquelles appartient la greffe y le carac-* tère le plus essentiel de celle- ci , et le. synonyme le plus généralement connu , lorsqu'il en existe. Au moyen de cet ordre , chacun pourra choisir là nomenclature qui lui paraîtra préférable.

Section I^. Greffes par approche.

Le caractère essentiel de ces greffes consiste en ce que les parties dont elles èont formées tiennent à leurs pieds enracinés et vivent de leurs propres moyens jusqu'à ce que les greffes

$oient soudées ensemble ; alors la communauté de sève est établie entre les individus.

Leuks rapports. Les greffes de cette section peuvent être comparées aux marcottes qui vivent aux dépens des racines de leurs mères jusqu'à ce qu'en ayant poussé de particulières ^ elles puissent subsister au moyen de leurs propres organes.

Leurs usages. La nature opère souvent sous nos yeux des greffes par approche sur diverses parties des végétaux j Part est parvenu à l'imiter. On se sert de ce moyen pour transformer des espèces sauvages inutiles et quelquefois nuisibles , en arbres qui donnent de bons fruits ^ en espèces rares ^ utiles ou agréables.

On s'en sert encore pour multiplier de jeunes arbres ^ et même des individus parvenus au quart ^ au tiers ^ à la moitié ^ et quelquefois à une époque plus avancée de leur croissance ^ lorsque les circonstances le permettent.

On emploie aussi les greffes de cette section pour donner âèla solidité àûx clôtures ou haies de défense des biens territoriaux 9 pour procurer aux arts et à la marine des bois courbes et' anguleux d'un grand nombre de formes différentes , pour prolonger l'existence de vieux arbres dont les troncs annoncent une ruine prochaine ^ et enfin ^ pour produire des effets pittQr resques dans les jardins paysagistes. Mais on n'en tire pas tous les avantages qu'on peut en espérer ^ parce que souvent les résultats se font long-temps attendre.

Temps propre a exécuter la greffe par approche. Les greffes par approche peuvent s'effectuer sur toutes les zones de la terre et dans toutes les saisons , excepté pendant les temps de gelées et de chaleurs extrêmes ) mais les époques du mou-

Tement de la sère ^ soit dans sa descente ^ soit dans son plein j et sur-tout lors de son ascension , sont les momens les plus faro* raUes à leur prompte réussite.

La théorie de ces greJETes consiste i^. à faire açx parties qu'on ▼eut greâfer les unes sur les autres des plaies correspondantes «^ bien nettes et proportionnées à leur grosseur , depuis l'épiderma jusqu^à l'aubier , souvent dans l'épaisseur du bois , et quelquefois jusque dans l'étui médullaire j suivant qu'il en est besoin.

a^. A réunir ces plaies de manière qu'elles se recouvrent mutuellement ^ qu'elles ne laissent entre elles que le moins de vide possible , et sur-tout que les feuillets du liber de la greffe et du sujet soient joints ensemble exactement dans un très-grand nombre de points.

3<>. A fixer les parties ainsi disposées au moyen de ligatures et de tuteurs solides , pour empêcher toute disjonction.

4«. A préserver les plaies de l'accès de l'eau ^ de Pair et de la lumière y au moyen d'emplâtres durables (i).

(i) Je dois iaire remarquer ici que les l^aturet ^ indi^peiifiafales pour toutes les greffes , et les emplâtres nécessaires pour beaucoup d^entre elles y ne sont pas toujgurs 1^ mêmes. Dans certains cas, on se borne à ligaturer aTec du fil de laine ou des écorces flexibles taillées en lanières ( Vhyez î*. section, P^* ^ 9 fig- 1)9 dans dVutre», On recouvre cette ligature d^un mélange de bouse de vache et de terre argileuse (ûg. o) ; quelquefois, pour des arbres précieux, oa ajoute encore un linge (fig. 4) ou de la moti^se; enfin il est des circonstances où, après avoir ligaturé avec un simple fil'de laine , on recouvre les parties incisées d*un mélange de t)rai , de cire et de poix , que Ton fait fondre toutes les fois qu^on veut l'employer. Ce moyen (fig. 5 ) est préféré pour la plupart des greffes qui s'effectuent au Jardin du Roi , parce qu'il est plus prompt et tout aussi certain que les autres.

Voici la composition de ce dernier amalgame t «

Une livre de Brai. /

Une demi-livre de Poix de Bouigogne. Un qiiait de livre de Cire jaune commune.

S^é A surveiller lo grossissement des parties -^ pour prévenir toutes nodosités difformes ^ nuisibles à la circulation de la sève , et sur-tout pour empocher que les branches ne soient coupées par les ligatures.

6®. Et enfin j à ne séparer les greffes de leurs pieds naturels que lorsque la soudure ou l'union des parties est complètement effectuée.

Les ustensiles nécessaires pour l'exécution de toutes les greffes de cette section ^ sont un greffoir et une serpette.

J'ai donné à la planche 2, de la 3^. section y fig. 6 9 un dessin (tiers de grandeur naturelle ) d'un greffoir très-commode dont on se sert au Jardin du Roi : ses deux lames sont d'acier ; son manche 9 strié pour mieux tenir dans la main ^ est de corne de cerf, et la spatule est d'ivoire^

n est très-important que la serpette , le gf efifoir et tous les usten^es que Pon emploie ponrcouper ou inciser les branches soient bien tranchans, et sur -tout qu'ils n'aient point de marqttes de rouille j car la rouille , en corrodant les parties incisées 9 pourrait occasionner des plaies fort nuisibles au succès de l'opération. Un greffoir de platine serait préférable à tous les autres , parce que ce métal est le moins susceptible de s'oxider.

Division en siêries des Greffes par approche. Les greffes par approche présentent cinq séries , ou cinq groupes différens , en raison des diverses parties des végétaux avec lesquelles on les effectue , savoir :

1"^®. Série ^ greffes par approche sur tiges.

2fi. Série , greffes par approche sur branches.

3®. Série , greffes par approche sur racines.

4". Série, greffes par approche de fruits.

5«. Série, greffes par approche de feuilles et de fleurs.

SiniE I". Greffes par approche sur tiges.

Elles s'effectuent sur des tiges de dîfiférens âges , et même sur des troncs d'arbres de diverses grosseurs.

En les pratiquant , on a pour but de placer des branches où elles sont nécessaires , de changer des sauvageons en arbres à bons fruits , de remplacer des troncs dépérissans , de donner une vigueur extraordinaire à certains individus , de produire des effets pittoresques , ou de fournir des bois courbes pour les arts.

I. Greffe (Malesherbes) par approche sur tiges de gourmands, sur l'arbre qui les a produits. Tiouv. Cours d'Agr. , t. 6, p. Soi.

Opération. Unir au moyen de deux incisions , l'une concave a , l'autre ci

les branclies gourmandes i et 2 qui s'emparaient d'une trop grande partie de la

Bèvc de l'indiïidu A. { i". sect. , pi. I, ) Usages. Pour rétablir l'équilibre de vigueur entre les parties d'un même arbre, en

Taisant en sorte que celles qui ont la sève par excès la répartissent sur celles qui

en sont peu pourvues.

dénomination. A la mémoire vénérable de Guillaume Lamoionon-be-Malest

BcnBEs, dans les jardins duquel cette greffe, dont il est présumé l'inventeur, a

été observée en 1786.

n. Greffe (Forsyth") par approche sur tiges de rameaux sur l'arbre qui les a produits. Nouv. Cours d'Agr., t. 6, p. 5oi.

^nonyiitie. G, par approche. FoasïTH , Traité de la Culture des arbres fruitiers,

PI. XJ,fig.6,pag. 38a.

Opération. Paire deux entailles correspondantes , l'une sur le nujet Ô , l'autre sur la rameau b' , et réunir les parties ploie contre plaie. ( 1". suct. , pi. I. )

UsûgêS. Pour remplacer dei rameaux et des branches qui manquent à dés arbres

fruitiers conduits en espaliers , en yases, et sur-tout en quenouiUe8« Exemples

1 et a , fig. B. ( iT«. sect. , pi. 1. )

« Dénomination. £n l'honneur de M. Fojlstth, cultivateur estimable de Kinsington,

près Londres. C'est lui qui a décrit cette greffe et en a donné une bonne fi^re.

ni. GrefFe (Michaux) par approche sur tige de branches sur V arbre qui les a produites. Nouv. Cours d'Agr., t. 6, p. Soi.

Opération, Tailler en bec de plume allongé Textrémité de longues branches (Voyez a')) les courber en portion de cercle , et les introduire dans une double incision en forme de T renversé (j^ ), sur la tige de Parbre C,,( i^. sect. , FI. x.)

Usages. Pour produire des effets pittoresques dans les jardins, et fournir des courbes aux arts et à la marine.

Dénomination. A la mémoire estimable d^ANoai Michaux, cultivateur ^ haturaliste voyageur , qui a pratiqué cette gijeffe dans les bois de Satory , vers Paiinée 1780, et qui est mort à Madagascar en frimaire an la ^ victime de, son zèle pour le« découvertes agricoles.

IV. Grefife ( cauchoise) /7<7r approche sur tige d^une tête d^arbre sur un

sujet auquel elle manque. Nouy. Ck)ur8 d'Agr., t. 6 , p. 5oa.

Synonymie. G. par approche , 3«. sorte* Duham. , Fhys. des Arb*. ^ t. 2 , p. 78^

PI. XH , fig, iiOyiiietiia. .

Opéraûén. Faire une entaille triangulaire à partir de 1,'aire de la coupe de la tige d^

faire entrer, de la moitié de son épaisseur , dans cette entaille la tige du sujet dC p

au moyen d^une autre entaille en. forme de coin. ( Voyen v^. sect. , pi. a. ) . , Usages. Four utiliser , dans une avenue , un quinconce ou un verger , àes arbres

dont la tige a été rompue , en leur procurant une nouvelle téte^ qui remplace , ,

pour le produit , celle qu^ils ont perdue. Exemple i > fig. D, ii«. sect. , Pl*^;t. Dénomination. En Phonneur des habiles cultivateurs du bon pays de Caux , dont

plusieurs emploient cette greffe pour réparer les dommages que leur font éprouver

les vents dans leurs plantations d^arbres à fruits à cidre.

V. Greffe (Bradeley) d^un rameau terminal sur une tige à Ic^uelle on

a coupé la tête. Nouv. Cours d'Agr., t. 6, p. Soa.

Synonymie. G . par approche en langue. Forsyth. 9 Traité des Arbres fruitiers^ pag« 244 ®^ 38a , pi. XI , fig. 5 9 lettre q.

Opération» Couper la tête d^tm jeune sujet e ( i'^ secl. 3 pi 2)} formel* sur l'aire de la coupe une première incision verticale propre à recevoir Pesquille pratiquée sur le rameau e' ; faire ensuite sur le même sujet e une seconde plaie, qui forme avec la première un angle très-aigu , et qui puisse s^appliquer exactement sur la plaie pratiquée au-dessous de Pesquille du rameau e'^

Usages. Pour obtenir de la sommité d'une branche ou d'un rameau un arbre plus précieux que celui sur lequel on greffe.

Dénomination, A la: méi|ioire honorable de Riçha&d Arahelet ^ cultivateur anglais , auteur de plusieurs ouvrages utiles sur l'agriculture et le jardinage.

VI. Grefife (Vairon) par éqjproche, sur tige , d'un rameau latéral qui remplace la cime du sujet au moyen d'une fente. I^ouv. Cours d'Agr., t. 6 , p. 5o2t.

Synonymie, G, suçoir. AgricolA) Agriculture parfaite^ i^*. partie ^ p. 175 et 1 9a ^

pi. Vn,fig. E.* Opération. Couper la tète à de jeunes sujets, x , a, 3 ( Vojrez F, i'«. sect. , pi. a)|

élevés en pots ; former une incision triangulaire sur Paire de leur coupe y^^

entailler le rameau à greffery*en forme de coin , de manière qu'il puisse entrer

de la moitié de sou épaisseur dans la coupe du sujet. Usages. Pour multiplier les arbres toujours verts , tels que les houx y phyllîreà^

cassinés et lès autres ai^rés à bois dtir, comnra les chênes^ les hêtres, les

charmes, etc. ^

Dénomination. A la mémoire respectable de Luciûs Vakron , l'agronome le plus

distingué de son. siècle .par ses vastçs connaissances en économie rurale, et par

sa philantropie. C'est à lui que Columelle attribue Pinvention de cette greffe.

VII. Grefife ( Sylvarn ) par approche sur tige , ai^ec deux têtes avisées '

Nôùv. Cours d*Agr., t 6, p. Soa.

Synonymie^ G. par approche sur tronc )^ i». sorte» Dict. d'Hist, iiat« , tome a, p. i35, pi. A, 11, fig. A.

Opération. Courber deux jennes arbces l'un sur l'autre^ faire aux points où ils se croisent deux entailles correspondantes , jusqu'à la profondeur de l'étui médullaire ( Voyez G, i'«. sectioif , pi. 3) , et unir les parties opérées.

Usages. Frdpi^àfournir ttiixàtts ddk bois anguleuak, à remplacer les pilastres des portes des. biens. tujcaux, et à produire iits, efiets jÂttoresques dans les jardins.

Dénomination. Bile porte le nom du dieu des forêts, parce que , dans ses domaÎBes, elle se pratique souvent naturellement.

Vin. Greffe ( Hymen) />ûr approche y sur tige y m^ec accolement de deux troncs et de leurs têtes.- ^ouv. Cours d'Agr., t. 6, p. 5û&.

Synonymie. G. par approche , i^* sorte. Duham. , Phys. desArb.^ .t» *» P« 7^1

pi. XII, fig. io8.

' OpémUon. Rapptëehet deux tigea d^arbres k ïï ( î**», s'éèl.' , pi. 5^ ), lé* èiftàiller

lôngitudinalem^Bt aux pointa où elles «e toùdienf \ couvrir \éè plaies l^nne

par Pautre y et ligaturtier soUdement les parties. ^ - ' «

Usages. Pour réunir des aexes séparés ^ fournir dç^ )^9^<. ccjurbes aux arts,

produire des eiOfets pittoresques dans les jardins , ou rappeler des souvenirs

agréables. (Voyez H.) Dénomination. On a donné à cette greffe le nom du dieu du mariage , parce qu^elle

peut produire des unions entre des arbres de sqxqb difTfrens.

IX. Greffe (Dumoulier) par approche y sur tige y au moyen de quatre esquilles de bois fixées les unes entre les autres.- Nouv.. Cour$ d'Agr. , X. 6.) p. 5oa.

Opératiof^. Rapprocbcir lea tiges de deux jeunes arbres i / ( i**. sec t. , pi. 3), leur enlâyer une pièce d'écorce à fauteur correspondante^ fpnD(9r sur Pun et Pautre deux esqiûUes dp bois en sens inverse ^ faire pénétrer ces esquilles, .par le c6té , les unes entre les autres, et ligaturer.

Usages, Cette greffe a les mêmes usages que la précédente ; elle est plus difjdcile

à eiFectuer , mais plus solide.

Dénomination. Ainsi nommée, parce qu^elle a été inventée en 1809 par M. Dumoutier, jardinier attaché à la culture du jardin du Muséum, dans les Écoles d'agricidture de cet établissement.

X. Greffe (Monceau) par approche^ sur tige y au moyen de P amputa^ tation de la tête du sujet , de sa taille en coin, et de son introduction dans une entaille Jaite à la tige de V arbre portant la greffe. Nouv. Cours d*Agr. , t. 6 , p. 5oa.

Synonymie. G. par approche en forme de coin. Puham,, Phys. des Arbres , t. a, p. 79, pi. XII, fig, ii3. .

Opération. Couper la tête du sujet/' (i». sect., pi. 3), en coin trôs-prolongé 5 pratiquer une incision obliqué' sur Parbre porte-grefTe/; y insérer le coin de la tige/, et unir les parties opérées. ( Voyez J. ) '

Usag^. toau donner une Tâg;iiiar«xtrftordinaire à un arbre qui se trouve muni /

par cette greffe , de deux eyslèmes de racines , et qni n'a qu'une seule tige à nourrir.

'Dénomination. AU mémoire de l'illustre I>ûH»ii«r.-DuMOiiCEAU , dans le domaine duquel cette greffe , dont il est présumé l'inTenteur , a été exécutée veri l'année. 754.

XI. Greffe (Noël) par approche , sur tige, au moyen de l'amputation de la Itte de plusieurs sujets, de leur taille en coin, et de leur introduction dans les entailles faites aux arbres placés au-dessus les uns des autres. Nouv. Cours d'Agr., t. 6 , p. Soa.

Opération, Plaoler une aimée d'avance trois ou un plus grand nombre de Tariétéa d'arbres de miime espèce et de hauteurs différentes \ les greffer au-dessus les uns des autres par le procédé de la greffe Monceau , dont celle-ci n'est qu'une variété qui peut devenir utile. Voyez i et a , Kg. K. ( 1 ". secl. , pi. 4- )

Usages. Pour donner une vigueur extraordinaire aux arbres , modifier la saveur et la grosseur de leurs fruiis; fournir (peut-être) de nouvelles races.

Dénomination. Imaginée en 1807 , par M. Noël, jardinier, attaché alors à la culture de la pépinière d'arbres étrangers du Muséum d'Histoire naturelle.

XII. Greffe (Vrigny) par approche ., sur tige , au moyen de l'amputation de la télé du sujet , de sa taille en bec de plume , et de son application sur l'aubier de l'arbre portant la greffe. Nouv. Cours d'Agr., I. 6, p. 5oa.

Synonymie. G: par approche en bec de plume ^ ti une seule tête. Duiiam. , Pbyi. des Arbres, tome alpage 78, pi. XU, Gg. joij.

Opération. Couper la tête d'un sujet /' (1". sect. , pi. 4 ) planté l'année précédente au pied^J'un arbre ( Voyez fig. L); former une incision en biseau trèaprolongé, A la partie supérieure de laquelle il ne se trouve que Je l'écorce. Celte îtictajon devra correspondre à celle que l'on volt pratiquée sur la tige /.

Usage», i'oiu; donner une vigueur extraordinaire à un arbre» et. foutiûi' jiar la suite de» bois anguleux propres à la marine.

Dénomination. Du nom d'un domaiuc dans lequel le respectable Duhamel exécula teitc greffe vers l'année 175G.

XIII. Greffe (Duhamel) par approche , sur tige., au moyen de l'amputation de la tête des sujets , de leur taille en tenons , t;t de leur application dans des mortaises pratiquées sur l'arbre à greffer, Nouv. Cours d'A£;r. , tome 6 , page 5oa.

Synonymie. G. enétaie. Séances des écoles namulei, tome 9, pagea6o, éd. 1801.

(ai)

- Opération. Tailler en forme de tenon m^ ( i<*. sect* , pi. 4) 1^ t^te de sujeU

plantés au pied d^un arbre depuis Tannée précédente , et les courber à Pangle

de 35 à 4o degrés , fig. M.

Faire des entailles en forme de mortaises (Voyez m) dans Parbre'du milieu,

y introduire la tête des sujets , et les y fixer solidement. Usages» Pour reprendre en sous-œuvre la tige d^un arbre Ticié y faire yivre plus

long- temps un individu auquel sont attachés de grands souvenirs , établir des

limites de territoire et procurer une croissance extraordinaire. I^énomination. A la mémoire vénérable de Duhamel du Monceau , auteur d^un

grand nombre d'ouvrages utiles aux progrès des sciences, et sur-tout à Péco-

nomie rurale.

XrV. Greffe (Denainvilliers) par appwcke^ sur tige, au moyen de V amputation de la tête des sujets , de leur taille en biseau long , et de leur introduction entre l'aubier et Vécorce de V arbre à greffer. Nouv. Cours d'Âge. , tome 6 , page 5oa.

Opération. Elle est la même que pour la greffe Michaux. {Yoy* \^. sect. , pi. i.)

Usages. Elle a le môme usage que la précédente^ comme on peut le voir fig. N.

( i(«. seçt. y pi. 4* ) ^ A^* ^ indique le lieu où Pon avait greffé deux sujets sur la

tige y que' Pon a coupée depuis , et qui avait procuré les deux branches d a.

Celles-ci ne tirent maintenant leur nourriture que des racines de Parbre N.

' Jûénomination. A la mémoire respectable de DuHAMEL-DENAiNvizxiEas , coopé* rateur de son illustre frère Duhamel du Monceau dans ses nombreuses et utiles expériences agricoles.

XV. Greffe (Fougeroux) par approche ^ sur tige y au moyen de la réunion de plusieurrs sujets qu'on accole y en leur conservant la tête , à un arbre placé au milieu d'eux. Nouv. Cours d*Agr. , t. 6, p., Soa.

Synonymie. G. en étaie^ 3«. var. vulgair. au Muséum d'Hisloire naturelle. Opération. Courber de jeunes sujets , bien repris , sur un arbre placé au milieu d^eux , entailler leurs tiges depuis Pépiderme jusqu^à Paubier , dans la longueur de 3 à 6 centimètres.

Faire à Parbre du milieu des entailles correspondantes à celles des sujets ^ et les couvrir les unes par les autres. ( Voyez fig. O , i^. sect. , pi. 6. ) Couper la lé te des sujets lorsque la soudure des tiges est effectuée. Usages. Cette greffe est moins bonne que les trois précédentes. Elle est employé» aux mêmes usa^^es.

Dénomination. A la mémoire estimable de Fouoeroux de Bondarot , digue

(aa)

nereu des Duhamel ^ dont il suÎToit les traces dans ses travaux relatifs à l'économie rurale.

XVI. Greffe (Muséum) peur approche , sur tige j en coupant en deux, parties égales les gemma terminaux y avec une portion de leurbour^ geon^ et les réunissant pour n en former qu^un seul appartenant à deux arbres. Nouv, Cours d'Agr., tome 6, page 5o2.

Synonymie, G, du Muséum. Annales du Mus. , t. 1 2 ^ p. 4^0 1 pi. XXXYI.

Opération, Couper les gemma terminaux de deux jeunes arbres pp' en deux parties égales ] rapprocher exactement les plaies, de manière que les deux demi-gemma n'en forment qu'un.

Usages, £n faisant cette greffe , on youlait savoir si les deux demi-gemma se réur niraient et ne donneraient naissance qu'à un seul bourgeon : ils se sont trèsbien soudés \ mais toujours chacun d'eux a produit une tige. ( Voyez fig. P y i«. sect.^ pi. 5.)

Dénomination, Du nom du lieu dans «lequel cette grefEe a été exécutée pour la première fois ^ en juin 1 8o5.

XVII. Greffe ( en losanges sur tiges ) par approche de tiges disposées

en losanges , et unies à leurs points de section.

Opération, Planter à des distances égales les uns des autres de jeunes individus ^ les incliner en sens contraire, et les unir à tous les points de contact par le procédé de la greffe Forsy^th.

Usages. Propres à former des claires- voies , des haies solides ^ des berceaux^ etc. {Voyez fig. R, 1^^. sect.,pl. 5.)

Dénomination, Nom donné à cette greffe en raison de la disposition des tiges grefféee*

XVni. Greffe (en arc) par approche ^ sur tige, en faisant décrire une portion de cercle aux individus ^ et les unissant ensemble. Nouv. Cours d'Agr., tome 6 , page 5o2.

Synonymie. G. par approche en arc. Ann. du Mus. y tome i3 y page 123 y pi. XL Fig. Ay G en arc simple. Ibidem.

Bj G en arc , avec agrafe. Ibid.

C, G.en arc, avec /entes, Ibid.

Opération, l^. Manière. Courber en demi-cercle deux jeunes sujets Pun sur

Pautre , et les unir au moyen d'entailles, (s b SB. , i^. sect. | pi. 6.) a*. Manière. La première année , tailler Pune des tiges s a' en coin prolongé ^ et faire à Pautre tige^a uneentaille triangulaire qui reçoive le coin sa'. La seconde

année 9 lorsque les bourgeons i i auront poussé ^ les unir comme on le yoit

en s a". ( Voyez SA. ) La figure S représente une troisième manière d^opérer la greffe tn arc. Usages. Propre à fournir des bois courbes aux arts et à la marine , et à produire

des effets pittoresques dans les jardins.

Dénomination. Ce nom lui a été donné au Muséum d^Kistoire naturelle ^ où

Ton a pratiqué cette greffe pour la première fois en i8o5.

XIX. Greffe (en berceau) par approche^ sur tiges et sur branches^ en faisant décrire une portion de cercle aux premières y et disposant

les secondes en losanges. Nouv. Cours d'Agr., tome 6, page 5o2.

Opération. Planter^ sur deux lignes parallèles ^ de jeunes sujets de même espèce ^ ou d^espèces du même genre , et les maintenir par un berceau.

GrefTer les sommets des tiges à mesure qu^elles se croisent , par le procédé de la greffe en arc.

Les branches latérales, disposées à Pangle de 45 degrés euTiron^ se greffent à tous les points de section par le procédé de la greffe Sylvain. ( Voyez fig. T ^ ire. sect. , pi. 6.) ZTsages. Pour mettre en communauté de sève tous les arbres qui composent une tonnelle , de manière que les individus vivans nourrissent ceux dont les racines viennent à mourir , et pour avoir toujours , par ce moyen , des berceaux bien garnis de verdure , et parla suite des bois courbes d'une grande valeur. * ^Dénomination. Ainsi nommée dans les jardins du Muséum , où elle a été effectuée ' pour la première fois, en i8o^.

XX. Greflfe ( par compression ) par iq>proche, sur tiges , au -moyen de leur simple compression. Nouv. Cours d'Agr., tome 6, page 5oa.

Synonymie* G. pour avoir fruits meslingers. Olivier de Se&bjës , Théât. d'Agr. ^

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