‹ Monographie des guêpes solitaires ou de la tribu des Euméniens ... Servant de complément au Manuel de Lepeletier de Saint-FargeauChapitre 17 sur 430 · XL · texte numérisé non relu

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les unes avecles autres, mais la lèvre et les galéas sont libres, et se juxtaposent de façon à former un canalouvert en dessus dont la première représente le fond et les seconds les parois latérales ; tandis que les lanières de la lèvre en ferment les deux angles.

J'ai traité des mandibules à propos des caractères zoologiques: je n’y reviens donc pas.

Les parties buccales ainsi disposées, le bout de la lèvre qui dépasse un peu les galéas sert à lécher les fleurs dans lesquelles l’insecte puise sa nourriture, et par le canal, les liquides montent et pénètrent jusque dans l’œsophage; j'ai souvent eu occasion d'observer ce singulier mécanisme auquel les mandibules n'ont aucune part; celles-ci ne semblent destinées qu’à pourvoir à la nourriture animale des larves.

La lèvre et les mâchoires paraissent donc affectées aux fonctions vitales de l'individu parfait , tandis que les mandibules sont dévolues à celles de la larve qui va naître. Rien n’est plus admirable que ces harmonies complexes de la nature qui se révèlent ainsi dans les plus minces détails des plus petits organismes : après avoir assigné les instincts carnassiers à l’insecte jeune, mais incapable de poursuivre et d’atteindre sa proie, en imposant à l’insecte parfait un régime végétal, elle partage le rôle des organes buccaux dont elle a doué ce dernier de manière à ce qu’ils puissent suffire à la double tâche à laquelle elle les appelle. La moitié serait affectée au service du jeune animal impuissant à se nourrir lui-même, l’autre aux besoins immédiats et personnels des individus qui les portent,

Comme le fait remarquer Brullé , il existe entre le galéa et le maxillaire une petite pièce moins apparente, qu’il nomme intermaxillaire et que l’on découvrira facilement pour peu qu’on s’applique à la mettre en évidence. (PI. IV, fig. 2 b. PI. IL, fig. 4 b, 2 b.)

La langue n’est que le résultat de la soudure des deux màchoires, et le lobe médian serait dû au développement extra-

. ordinaire et à la soudure des deux intermaxillaires, tandis que le galéa si considérable dans la mâchoire serait réduit à former

Lg “les grêles lanières latérales de la lèvre : cependant j'ai dans bien des cas, observé une tendance du galéa à se partager longitu-

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