DES .-VIOYENS DE LES PREVENIR
de préservatif, tandis que l’emploi de ce médicament avec l’oubli du précepte dont il s’agit, perdra sa réputation et n’obtiendra point l effet désiré. On peut d'ailleurs établir en thèse générale , qu’il faut être extrêmement réservé dans l’administration des amers à titre de préservatif; tout comme , sous le rapport du régime , il faut l’étre dans l’usage des aliments plus ou moins riches en matériaux nutritifs. Il faut constamment remplacer les viandes faisandées, noires et rôties, par les chairs blanches de jeunes animaux ; les légumes féculents et les pâtes par les végétaux mucilagineux, comme la carotte , les navets , les épinards , l’oseille , la chicorée , les salsifits , etc.; il faut faire choix d’un vin rouge généreux et en user avec une extrême modération. Les fruits bien mûrs , sucrés , juteux et de bonne qualité conviennent parfaitement. C’est une erreur vulgaire do croire que les fruits en général sont fiévreux; s’ils méritent quelquefois cette épithète en automne, où, joints à plusieurs autres causes, ils occasionnent des gastro-entérites périodiques , ce n’est que dans les cas d’abus ou de mauvais choix.
Souvent il arrive que les convalescents restent très sensibles aux moindres changements atmosphériques , surtout aux impressions du froid ; il est alors d’autant plus important de les mettre à l’abri de ces impressions , qu’ils sont parfois sujets à une transpiration plus ou moins abondante, à un état de moiteur habituelle et même à de véritables sueurs pour peu qu’ils agissent ou se livrent à des exercices prolongée. Dans ces cas , il est très prudent de leur faire porter de la flanelle sur la peau, de leur prescrire l’usage de quelques bains tempérés , puis un exercice journalier , jamais porté jusqu’à la fatigue, mais suffisant pour donner du ton à la fibre musculaire et maintenir féquilibre des fonctions organiques. Quand les convalescents sont disposés à la constipation , il faut insister sur l’usage des végétaux mucilagineux et des fruits cuits, et surtout leur recommander de ne jamais tarder de se présenter sur selle au moindre besoin; on peut aussi avoir recours aux lavements émollients ; mais il faut prendre garde d’user trop fréquemment de ce moyen, afin de ne pas en contracter une habitude indispensable et toujours incommode; à plus forte raison serait-il nuisible ou dangereux de chercher à vaincre la constipation par les purgatifs. C’est la prédilection ou la manie de certains malades pour l’usage de ces moyens, qui leur attire de fréquentes rechutes et des convales-
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ceiiC3S interminables. Ce n’cst pas sans'raison\|ue Sydenham regarde les purgatifs comme le fléau des]convalescences suites des fièvres d’accès ; la proicription de ce grand praticien à l’égard des purgatifs est telle dans ce cas quelles étend meme jusqu’aux lavements.
Enfin , il y a des convalescents qui sont tourmentés par des agitations nocturnes et des insomnies opiniâtres auxquelles on oppose en vain tous les calmants; et les narcotiques ; ce qui leur convient alors, ce sont les bains tièdes ou]légèrement froids, les frictions cutanées sur toute la surface du corps avec des brosses OU delà flanelle, un exercice soutenu , des promenades journalières, des repas réglés de manière* que la digestion du souper puisse s’achever dans le lit et les disposer au sommeil.