UT = ;
2"; pennes internes, 1° 40°. — Bec: longueur, 457 à 5"; largeur, 5}; hau- 11 11 . QE / . ’
teur, 4". — Tarse, 73°. — Doigt du milieu, 6”; ongle de ce doigt, 25. — Pouce,
5’; ongle du pouce, 24”
? D P X Et
Bec, robuste, très conique, et d’un jaunâtre passant au brun sur la mandibule supérieure qui est un peu courbée et, en dessus, très faiblement carénée. — Pieds, bruns. — Troisième rémige dépassant à peine la deuxième; première et quatrième, environ d’une
D 2 ligne plus courte. Plumes du dessus de la tête, allongées et formant une petite huppe érectile.
Le mâle adulte: Dessus de la tête et nuque, d’un beau rouge carmin pourpré. Freins, plumes nasales et un cercle de petites plumes bordant la base du bec, blanchätres. Joues, croupion et parties inférieures de loiseau, rose carminé; mais cette teinte devient plus claire sur Pabdomen et passe au blanc sur le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue. Les plumes du jabot pourvues, à leur moitié basale, d’une large
tache triangulaire et noirâtre. Manteau, scapulaires et couvertures supérieures de la queue, d’un rouge carmin terne, tirant au brun-pourpre et passant au noirâtre vers le milieu des plumes qui sont lisérées de jaune brunätre. Ailes et queue, d’un noir mat. Pennes de la queue et rémiges, lisérées de brun-rougeätre; rémiges tertiaires bordées de rougeatre très pale; les grandes couvertures de l’aile bordées de rouge fauve; les couvertures moyennes terminées par une large tache de cette même teinte; les petites couvertures bordées de rouge-carmin pourpré. Couvertures inférieures de laile, blanchâtres.
La femelle: Parties supérieures et joues d’un brun olivätre, tirant au jaune; notamment sur le croupion. Toutes les plumes de ces parties, à l’exception de celles du croupion, ornées chacune d’une tache longitudinale brun foncé. Region des frems, une large raie surciliaire, milieu de l’abdomen et couvertures inférieures de la queue, d’un blanc pur. Les plumes des autres parties inférieures blanchâtres, avec une tache longitudinale d’un brun olivâtre au milieu. Pennes et plumes de l'aile et de la queue d’un brun noiratre, avec un liséré jaune olivätre.
Cette espèce niche dans les parties froides de l'Amérique du nord. Richardson, Fauna bor. am., Birds, p. 265, l’a observée sur les bords du Saskatchewan, où elle n’arrive que dans le mois de Mai et où elle se nourrit de boutons de saule. Elle vient du Nord, durant les mois de Septembre et d'Octobre, en bandes nombreuses, pour passer l’hiver en Pennsylvanie, où elle se nourrit de semences de toutes sortes d’arbres. Dans les hivers très rigoureux, ces oiseaux émigrent plus loin vers le Sud, jusqu’en Géorgie, et Gambel, Journ. Ac. Philad., 1847, p. 53, constate qu’ils sont très communs en hiver dans les environs du port de Monterey, dans la Nouvelle Californie. En retournant vers le nord, ils se nourrissent, chemin faisant, d’abord des téguments des fleurs de l’orme; ensuite des étamines des fleurs du cerisier et ils finissent par exercer leurs ravages sur les fleurs du pommier jusqu’à l’époque de leur départ vers le Nord, qui a ordinairement lieu vers le dix du mois de Mai. Leur cri d’appel est composé d’un seul son, semblable à celui de la Dolychonix oryzivora et que l’on peut rendre par la syllabe »tchink.” Nouvellement pris, ils sont très farouches et mordent avec fureur; mais quelques Jours suffissent pour les apprivoiser. Ils ont l’habitude de relever les plumes de la tête. En captivité, les mäles se revêtent toujours, après la mue, de la livrée peu brillante de la femelle; et il arrive quelquefois, qu’ils ne prennent plus par la suite le bel habit rouge propre à ce sexe.
Cette espèce est, dans les collections, une des plus communes du genre.
B. Queue de moyenne longueur.
3). CARPODACUS FRONTALIS, Gray.
PI. 16 figures de deux mâles.
PI. 17 figures du mâle, de la femelle et d’une variété,
Gen. of Birds. — Frivgilla frontalis, Say, dans Long, Exped. to the Rocky mountains, IT, p. 40.— Pyrrhula frontalis, C4. Bonap. Contin. of Wilson, pl. 6, f. 1 et 2. — Ery-
throspiza frontalis, CA. Bonap., Osserv. s. Regno anim., p. 80. — Fringilla haemorrhoa, Wagler, Isis, 1831, p.525.— Pyrrhula cruentata, Lesson, Revue Zool., 1839, p.101. — Audubon, pl. 424.
Minor, (longitud. 3 poil.) cauda subemarginata. Cinereo-fiavo fuscus, lituris obscurioribus: subtus albescens, lituris fuscis: Mas: fronte,. vitta superciliari, genis , gutture et uropygio laete rubro-roseis. E Mexico, California.
Longueur totale, 5 pouces. — Aile, 2° 10°” à 3” ; pointe de l’aile, 7 à 8”. — Queue, 2° 5”; pennes mitoyennes, 2” 4'”.— Bec: longueur, 45"; largeur, 5°”; hauteur 577. — Tarse, 73°. — Doigt du milieu, 65”; ongle de ce doigt, 2?°”.— Pouce, 51°”; ongle du pouce, 21”.
Bec médiocre, peu long, conique, brun jaunâtre, passant au brun sur la mandibule supérieure qui est sensiblement courbée. Pieds bruns. Deuxième rémige dépassant un peu la première et la troisième.
Le mäle adulte. Front, une large raie surciliaire, partie inférieure du devant des joues, gorge et croupion, rouge ponceau; cette couleur est tantôt très vive, tantôt plus ou moins päle et, dans ce dernier cas, elle s’étend aussi sur le jabot, et il arrive souvent que le dessus de la tête, la nuque, le manteau et même le ventre offrent des traces plus ou moins apparentes de cette teinte rouge. Les autres parties supérieures et les côtés de la tête sont d’un gris-brun, tirant un peu au jaunâtre, et passant au brun plus foncé sur le milieu des plumes. Les plumes et les pennes de laile, ainsi que celles de la queue sont d’un brun foncé, et bordées de gris-brun pâle tirant un peu au jaunâtre ou au rougeätre. Les parties inférieures de l’oiseau sont d’un blanc sale tirant au jaunâtre, et chaque plume est ornée, au centre, d’une grande tache longitudinale d’un brun peu foncé. Les couvertures inférieures de l’aile sont blanchätres.
La femelle n’offre aucune trace de rouge; du reste, ses teintes et leur distribution sont semblables à celles du mâle, à cette exception près qu’elles tirent le plus souvent plus fortement au jaune brunûtre.
L’individu à bec jaunâtre et à sommet de la tête d’un jaune-serin, que nous avons figuré sur notre planche 17 fig. 2, provient du Mexique et fait partie du musée de Berlin; c’est évidemment un individu mort en captivité et dont le plumage indique qu’il se trouvait en un état maladif et que le changement des couleurs du plumage n’avait eu lieu que très imparfaitement.
On voit des individus de cette espèce dans la plupart des grandes collections. Elle est commune au Mexique et dans la Californie, aime le voisinage des maisons et se trouve même dans les villes, comme par exemple dans la cour de l’Université de la capitale du Mexique. Gambel, Journ. Acad. Philad. 1847, 4°, p. 53, l’a observée au Nouveau Mexique et plus particulièrement dans les environs de Santa Fé, et il Pa rencontrée en grande abondance dans toute la Californie, où ces oiseaux sont connus sous le nom de Buriones. C’est un des meilleurs chanteurs de la Californie; sa voix étant très mélodieuse, douce et agréable. Il aime le voisinage des maisons et se tient de préférence dans les jardins et les vignes. Il fait deux pontes par an. La première a lieu au mois de Mars, et elle est de trois à quatre œufs d’un blanc bleuûtre, le plus sou-
vent relevé, au gros bout, par quelques taches ou raies clair-semées d’un brun foncé. Ils établissent leur nid, souvent en compagnie, soit sous les portails ou un recoin quelconque, soit sur la branche horizontale d’un arbre ou dans les haïes de saule dont on entoure les vignes; ce nid est construit de menus rameaux, d'herbes, de châtons de saule, et en dedans de crins de cheval. Ils sont peu farouches et se plaisent à recueillir les miettes que l’on jete hors des maisons. L’époque de la propagation passée, ils vont visiter, par bandes, les plaines couvertes de broussailles, les pentes des collines, les haies ou les vignes, où ils se nourrissent de toutes sortes de semences, exerçant aussi leurs ravages sur les grappes de raisin.
3). CARPODACUS SINAITICUS.
PI. 18. figures du mâle et de la femelle adultes,
Fringilla sinaitica, Licht. in litteris. — Pyrrhula synoica, Temm., PL, col. 375, f. 1 , mas, fig. 2, foem. — Carpodacus sinoicus, Gray, Gen. of Birds.
Medius Clongit. 51 poll.}); rostro brevi, mediocri. Mas: capite, uropygio et cor pore subtus rubro-roseis ; 3 plumis frontis acuminatis, macula sagittiformi pallide rosea ; nucha et dorso fusco-cinereis , rubro indutis ; pennis alarum caudaeque fuscis, pallide cinereo-roseo limbatis. Foemina: pallide fusco-flavescens , sub= tus magis albescens. Ex monte Sinaï.
Longueur totale: 5}”. — Aile, 5” 5}; pointe de l'aile, 10". — Queue, 2" 277; pennes internes 2", — Bec: RE 41°"; largeur, 22; hauteur, 54°". — Tarse, 74”. — Doigt du milieu, 6”; ongle de ce doigt, 23"”.— Pouce, 2,'"; ongle du pouce, 2}.
Bec, d’un jaune brunätre. Pieds, d’un brun jaunâtre clair. Troisième rémige dépassant la deuxième d’une demi-ligne, la quatrième d’une ligne, et la première de plus de deux lignes.
Le mâle adulte: Devant du front, freins et région de Poreille, ainsi que la gorge, d’un rose carminé foncé. Parties inférieures de lPoiseau, d’un rose carminé plus pâle. Plumes depuis le devant du front jusque sur le milieu de la tête, acuminées, d’un rose pâle, et bordées de rose carminé. Derrière de la tête, nuque, manteau et couvertures supérieures de la queue, d’un gris-brunâtre, prenant sur le centre des plumes une teinte plus foncée et passant au rose carminé terne sur leurs bords. Ailes et queue, d’un brun mat passant, sur le bord des plumes et des pennes, au rose cendré terne. Couvertures inférieures de l’aile, d’un blanc pur, nuancé de rose.
La femelle est dun gris-brun isabelle tirant au blanchâtre sur les parties inférieures et interrompu, sur la tête et le manteau, de taches longitudinales d’une teinte un peu plus foncée. On voit quelquefois des traces de taches semblables sur le devant du cou et les côtés de la poitrine. Les plumes et pennes de l'aile et de la queue offrent des lisérés de cette mème couleur et leur teinte du fond est un brun assez pâle.
On doit la découverte de cette belle espèce aux célèbres voyageurs prussiens Hem-
prich et Ebrenberg. Ils l’ont trouvée sur le mont Sinaï. On en voit des séries d’individus dans les Musées de Berlin et des Pays-Bas.
4). CARPODACUS ROSEUS, Kavr.
PI. 19. figures du mâle et de la femelle adultes, PI. 20. figure d’un vieux mâle,
Kaup, Skëzz. Enlwickelungsgeschichte, 1829.— Fringilla rosea, Pallas, I1., app. , p.699, n°. 26 ; Passer roseus, Pallas, Zoogr., IT, p. 23, sp. 192. — Pyrrhula rosea, T'emm. Man. d'Ornith., I, p. 335. Erythrospiza rosea, Bonap., List, p. 34. — Erythrina albifrons, Brehm.— Naumann, pl. 118, fig. 3. — Gould, Birds of Europe, pl. 207.
Medius, (long. G poll.); alis fasciis albidis duabus. Mas : subtüs, capite eturopygio laete rubris ; plumulis frontis gulaeque acuminatis, roseo-niveis. Focsmina passerini coloris, subtus alba, fusco maculata. HE Sibiria, rarissima in Eur. occid.
Longueur totale du mâle, 6”, de la femelle, 53". — Aile: dans le mâle, 3” 5”; dans la femelle, 3".— Pointe de l'aile, 11°”. — Queue: pennes internes, 2° 1”; pennes externes, 2” 4”; dans la femelle, 2" 1°”. — Bec: long. 4%”; largeur, 3”; hau-
teur, 2}°”.— Tarse, 8”.— Doigt du milieu, 6j"; ongle de ce doigt, 2}. — Pouce, 57 ; ongle du pouce, 21°”.
Deuxième rémige ne dépassant que fort peu la troisième; première d’égale longueur avec la troisième, ou un peu plus courte. Pieds bruns. Bec, jaune dans le mâle, brunätre dans la femelle; mandibule supérieure un peu courbée et carénée vers la base.
Le mâle adulte: Parties inférieures, tête, cou, croupion et couvertures supérieures de la queue, d’un beau rouge ponceau, passant au blanc sur le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue. Toutes les plumes de ces parties sont noirätres à leur moitié basale, et cette teinte se prolonge souvent en forme d’une tache pointue jusqu’au de là du milieu de la baguette des plumes. Plumes du front et de la gorge pointues, d’un blanc lustré légèrement teint de rose. Plumes du manteau portant chacune une grande tache pointue noirâtre, et pourvues de chaque côte d’un bord rougeûtre assez large. Ailes, d’un brun noirâtre. Les petites couvertures des ailes, bordées de rouge ponceau; les moyennes bordées à leur moitié terminale d’un blanc légèrement teint de rose; les grandes offrent un bord d’un rose carminé, occupant vers la pointe des plumes toute leur barbe externe. Rémiges bordées d’une teinte fauve, qui passe au blanc sur les bords des rémiges tertiaires. Couvertures inférieures des ailes, blanches; les petites plumes extérieures teintes de rouge. Pennes de la queue, d’un brun noirâtre, et bordées à leur barbe externe de rouge.
La jeune femelle: Dessus, d’un brun olivatre, légèrement teint de jaunâtre sur le croupion. Bords des plumes d’une teinte plus claire, passant plus ou moins au blanchâtre sur le manteau et le croupion. Une raie blanchâtre, mais peu distincte, derrière Pœil, Ailes et queue, d’un brun noiratre, passant au gris olivâtre sur le bord extérieur des pennes, Les couvertures moyennes et grandes de l’aile, terminées de gris
jaunâtre. Parties inférieures de Poiseau d’un blanc, uniforme sur le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue, relevé sur les autres parties, par de larges taches longitudinales d’un brun olivâtre foncé.
. Pallas constate que le plumage de la vieille femelle offre partout une légère teinte d’un rose foncé, et que sa taille est un peu inférieure à celle du male.
L'espèce niche, suivant ce voyageur, dans le nord de la Sibérie, sur les bords des fleuves Léna et Tungusca. Elle passe lhiver, en petites troupes, dans les terrains sablonneux avoisinant les rivières Selenga et Uda, ainsi que sur les îles que forment ces rivières et qui sont parsemées de saules. Elle se montre quelquefois, mais très rarement en Russie, en Hongrie et même dans l’Allemagne.
M. le comte de Gourcy-Droitaumont, qui a observé un mäle de cette espèce en captivité, dit que son chant est simple, fort et peu agréable, mais qu’elle a lhabitude d’imiter le chant de toutes sortes d’autres oiseaux. Voir l’/sis de 1829, p. 725 et suiv.