LUE
nes internes, 2” 5°”. — Bec: longueur, 43°”; largeur, 3°”, hauteur, 223”. — Tarse, 10”. Doigt du milieu, 73°”; ongle de ce doigt, 22°”. — Pouce, 4”; ongle du pouce, 53”. Bec très grêle, d’un brun tirant au jaune sur la mandibule inférieure; mandibule supérieure, un peu arquée. Ailes, passablement longues; deuxième rémige dépassant à peine la première et la troisième. Pieds, doigts et ongles grêles, d’un brun jaunâtre.
Le mâle adulte. Front d’un rouge carmin. Une raie surciliaire qui s’étend jusque sur les côtés du cou, la partie inférieure de la région des oreilles et la gorge, d’un rose carmin assez intense. Poitrine et ventre, d’un rouge un peu plus clair et plus vif. Couvertures inférieures de la queue, noirâtres, terminées de rose terne. Poitrine et flancs d’un brun pourpre, plus clair et tirant plus ou moins au rose carmin sur la poitrine. Sommet de la tête d’un brun-pourpre noir. Freins, partie supérieure de la région de loreille et toutes les parties supérieures de l'oiseau, d’un brun-noir tirant au pourpre, notamment sur les bords des plumes du manteau, lesquels offrent une teinte beaucoup plus claire. Aïles et queue, d’un brun noirâtre, plus clair et fauve sur les bords externes des pennes. Rémiges tertiaires et couvertures de l’aile, avec des bords d’un brun-pourpre clair, très élargis vers l’extrémité des barbes externes des rémiges tertiaires et des grandes couvertures.
La vieille femelle. Couleur générale : un brun jaunâtre tirant à l’olivâtre, plus foncé sur le dessus, plus clair sur le dessous de l’oiseau. Plumes du manteau, chacune, avec une tache longitudinale noirâtre peu apparente. Ailes et queue, d’un brun foncé. Les couvertures de Paile et les rémiges tertiaires largement bordées de brun jaunâtre clair; les pennes de la queue et de l'aile avec un liséré fin de brun jaunàtre terne. Couvertures inférieures de la queue, largement bordées de blanc brunâtre.
Cette espèce remarquable habite, comme tant d’autres du même groupe, les montagnes du Népaul. Les individus qui ont servi de modèle à nos figures comme à notre description font partie des Musées de Berlin, de Francfort et des Pays-Bas.
LES ÉRYTHRINES. ERYTHROPIZA, Bonar.
Ce Genre de Loxiens comprend les espèces qui différent des Carpodaques par leurs ailes plus alongées et plus pointues. Leur première rémige égale la deuxième, ou la dé-
passe même un peu; la troisième n’est que d’une ligne plus courte que la deuxième. Leur bec est court et très conique. Elles offrent en général des teintes peu vives, et n’ont été observées jusqu’ à présent que dans l’Asie occidentale, en Égypte et dans quelques pays chauds de l’Europe orientale.
1) ERYTHROSPIZA PHAENICOPTERA.
PI. 30. figures d’un très-vieux mâle et d’une femelle adulte, PL. 31. figure d’un mâle adulte.
Ch. Bonap. List, p. 34. — Vringilla sanguinea, Gould, Proceed., 1837, p. 127. — Fringilla rhodoptera, Licht. Mus. Berolin.
Major, (long. fere sex poll.). Rostro flavo. €Cinnamonea; rectricibus nigris, basi albis, rubro marginatis, extima tota alba; remigibus late rubro limbatis. Mas : pileo nigro, tectr. caudae super. rubris. Ex Asia minori.
Longueur totale. 5" 9°”. — Aïle, 3°” 11” dans les mâles; 3” 7°” dans la femelle. — Pointe de l’aile, 1” 4”.— Queue: pennes mitoyennes, 2” 11”; pennes externes, 2” 4°". — Bec: longueur, 57°" dans le mâle; 4} dans la femelle; largeur, 37°” dans le mâle; 5°” dans la femelle; hauteur, 42” dans le mâle; 53°” dans la femelle. — Tarse, 8". — Doigt du milieu, 63”. —Ongle de ce doigt, 27°”. — Pouce, 5°”; ongle du pouce, 54”.
Bec, jaunâtre, mandibule supérieure un peu voûtée. Pieds, d’un jaune brunâtre. Ongles, d’un brun jaunâtre.
Le mäle adulte. Dessus de la tête, d’un noir brunâtre. Nuque, d’un gris blanc nuancé de brun jaunätre. Croupion, d’un jaune brunâtre fauve. Côtés de la tête, une raie surciliaire, cou, manteau, les couvertures de laile et les flancs, couleur de canelle, nuancé de rouge vers le bord des plumes, qui sont le plus souvent ornées d’une large tache longitudinale noirâtre. Poitrine et ventre, d’un blanc lavé de rose. Couvertures inférieures de la queue, blanches. Couvertures supérieures, d’un rose plus ou moins carminé. Pennes de la queue, noires dans leur moitié terminale, blanches dans leur moitié basale, où leur bord externe offre une teinte rose carmin. La paire extérieure de ces pennes d’un blanc uniforme; la paire suivante, à pointe blanche. Rémiges et grandes couvertures de l’aile, d’un noir passant, sur la barbe externe, au rose carminé, et sur le bord de ces barbes, au rouge de sang. Les rémiges secondaires, terminées de blanc. Couvertures inférieures de la queue, blanches; les extérieures terminées de rose carminé. Les très vieux mâles ont les côtés de la tête, la raie surciliaire et le menton plus ou moins fortement teint de rouge.
La femelle. Toutes les parties de la tête et du corps, d’un jaune brunâtre fauve umforme, passant au blanc sur le dessous, à partir du jabot. Rémiges et pennes de la queue comme dans le mâle, mais bordées de rose peu foncé et terminées d’un large bord jaune brunâtre.
Cette espèce se reconnait facilement à sa taille, comme à ses teintes. La femelle
est un peu plus petite que le mäle; son bec est beaucoup moins vigoureux; ses teintes sont moins vives, et elle n’a jamais la tête noire, ni les couvertures supérieures de la queue, couleur de rose. |
On doit la découverte de cette belle espèce à M. M. Hemprich et Ehrenberg qui en ont tué quelques individus sur le mont Liban. Ces individus, dont nous avons donné des figures exactes, font partie des Musées de Berlin, de Paris et des Pays-Bas. Ils y portaient le nom de Fringilla rhodoptera, Lichtenstein; mais cette dénomination n’étant pas parvenue à la connaissance des naturalistes, nous lui avons substitué lépithète de phaenicoptera, sous laquelle cet oiseau a été indiqué par un de nous, en 1858, d’après plusieurs individus faisant partie d’un envoi d’oiseaux recueillis sur les montagnes près d’Erzéroum, que l’espèce fréquente depuis le milieu du mois de Mai jusqu'au milieu de Septembre.