‹ Monographie des loxiensChapitre 15 sur 27 · ERYTHROSPIZA OBSOLETA · texte numérisé non relu

ERYTHROSPIZA OBSOLETA

PI. 32. figure du mâle adulte.

Fringilla obsoleta, Zichtenstein, dans Eversman, voyage, 1822, Append. p. 132.

Media, (long. quinque poll.). KRostro brunneo. Supra flavescenti-cinerea. Subtus albescens. Remigibus rectricibusque fuscis, albo marginatis. Remigib. secund. et tectr. major. alar. pallide rubro limbatis. E deserto Bokhar.

LA

Longueur totale 5".— Aile, 5”.— Pointe de l’aile, 11”. — Queue: pennes mitoyennes, 1” 9°”; pennes externes, 2”. Bec: longueur, 5°”; largeur, 3°’; hauteur, 4”. — Tarse, 7°.— Doigt du milieu, 5}; ongle de ce doigt, 2}°”.— Pouce, 21°”. — Ongle du pouce, 27”.

Bec, d’un brun foncé couleur de corne; mandibule supérieure sensiblement voûtée. Pieds, jaunâtres. Ongles, d’un brun jaunâtre.

Parties supérieures de loiseau, d’un gris jaunâtre. Parties inférieures et face, d’un blanc lavé de jaune brunâtre. Pennes de la queue et de l’aile d’un brun-gris foncé, et bordées de blanc à leur barbe extérieure. Les rémiges secondaires externes ainsi que les grandes couvertures de l’aile pourvues, à leur barbe externe, d’un large bord rouge pale; cette teinte passe au blanc sur le dernier tiers des rémiges du second ordre.

Cette espèce est facile à reconnaître à ses teintes, à la couleur foncée de son bec, et à sa taille intermédiaire entre celles des Erythr. phaenicoptera et githaginea.

On n’en connaît qu’un seul individu, rapporté par le professeur Eversman de son voyage à Bokhara. Cest cet individu, déposé dans les galeries du Musée de Berlin, qui a servi de modèle à notre figure ainsi qu'aux descriptions données par le professeur Lichtenstein et nous. Cet individu a été tué dans le désert de Bokhara, au mois de Mars, près d’une source d’eau chaude, appelée Kara-ata.

3). ERYTHROSPIZA GITHAGINEA.

Pl. 33. figures du mâle et de la femelle adultes.

Fringilla githaginea, Zicht., Catal., 1823, p.24, no. 242. — Description de l'Égypte, pl. 5, fig. 8; Pyrrhula Payraudaei, Audouin, ibid. — Pyrrhula githaginea, T'emm., pl. col. 400, fig. 1 et2.— Roux, Orn. prov., pl. 74 bis. — Erythrospiza githaginca, CA. Bonap. Osserv. sulla sec. edit. del Règne an. d. Cuvier., p. 80, sp. 3; Iconogr. della Fauna ilal., T, pl. 35, fig. 3. — Gould , pl. 208.

Minor. (long 41 poll.). Rostro aurantiaco. Pedibus flavis. Mas: cinereo-roseus, remisibus rectricibusque nigris, cinereo-roseo limbatis, KFoemina: palide fusco flavescens. ÆE Sibiria occid., Eur. mer., Aegypto,

Long. totale, 44". — Aile, 5" 2°’; pointe de l’aile, 10,7". — Queue, 1° 9°”; pennes internes, 1” 6°”.— Bec: longueur, 4”; largeur, 24°", hauteur, 537. — Tarse, 7}. — Doigt du milieu, 5%’; ongle de ce doigt, 21°”.— Pouce, 2%”; ongle du pouce, 23°”.

Bec, robuste, court, jaune orangé; mandibule supérieure faiblement carénée et sensiblement courbée. Pieds, d’un rouge brunätre clair.

Le mâle adulte: Parties inférieures, couvertures supérieures de la queue, freins et devant du front, d’un rose cendré pâle. Tête, dos, scapulaires, couvertures de Paile et rémiges tertiaires, d’un brun grisâtre légèrement teint de rose. Rémiges et pennes de la queue, d’un brun noirâtre, et lisérées de rose cendré. Couvertures inférieures de l'aile, d’un gris-brun rougeûtre.

La femelle ne se distingue du mâle que par des couleurs plus pâles, très peu nuancées de rose et tirant au brun jaunâtre pâle et terne.

Cette jolie espèce, découverte dans la haute Egypte par les savants de l’expédition Française, y a été retrouvée, par M. M. Hemprich et Ehrenberg. M. Brandt l’énumère parmi les oiseaux de la Sibérie orientale. Elle se montre accidentellement dans le midi de la France et en Italie, et semble être de passage plus régulier dans l’île de Malte, d’où l’un de nous en a recu plusieurs individus vivants sous le nom de Trombettiere. Ce nom lui vient d’un de ses chants qui imite en effet la Trompette. Elle a en outre un gazouillement très harmonieux.

LES URAGES. URAGUS, Bz. Et Keys.

Ces Loxiens présentent, par rapport à leur teintes et la structure de leurs plumes, la plus grande analogie avec les véritables Carpodaques; mais ils s’en éloignent par la forme très différente de leur queue; cette partie étant, chez ces oiseaux, plus longue que le reste du corps, très peu échancrée au milieu, et par contre fortement arrondie ou même étagée vers les côtés. Leur bec qui est court se fait remarquer à sa mandibule supérieure assez sensiblement courbée et à bords concaves. Leur plumage est teint de rouge plus ou moins pur; les ailes et la queue sont noir et blanc.

Ils rapellent par leur queue alongée et leur taille peu forte, les mésanges à longue queue. On n’en connaît, à proprement parler, qu’un seule espèce habitant la Sibérie orientale, mais remplacée, au Japon, par une race un peu plus petite et à teintes plus vives.

1). URAGUS SIBIRICUS.

PI. 34. figures du mâle et de la femelle.

PI. 35. figures de deux mâles adultes.

Linaria longicauda rosea, Mus. Petropol. , p. 396, no. 484. — Loxia sibirica, Pallas, àt., IT, append., p. 711, n°.24.— Falk, voy., vol. III, p. 396. tab. 28, fig. 1, 2. — Pyrrhula longicauda, Temm., Man. d'Ornith., I, p- 340. — Gould, Birds of Europe, pl. 205. —

Pyrrhula caudata, Pallas, Zoogr. rosso-asiat., IT, p. 10, n°. 181. — Corythus sibiricus, Ch. Bonap. List, p. 38.

Major. (long. G poll.). E Sibiria.

Longueur totale, 6”.— Aile, 2” 9° à 2° 11”; pointe de l'aile, 6°”.— Queue, 3” 21”; pennes internes, 5” 1°’; pennes externes, 2" 10” geur, 23’; hauteur, 5°”. — Tarse, 7” Pouce, 2"; ongle du pouce, 27”.

Bec petit, court, à mandibule supérieure assez crochue, brunâtre, passant au blanchâtre sur la mandibule inférieure. Pieds, bruns. — Quatrième rémige dépassant à peine la troisième; deuxième, d’une ligne, première de quatre lignes plus courte que la quatrième.

Le vieux mâle: Devant du front et régions des freins, d’un rouge carmin foncé. Dessus de la tête, joues et gorge, d’un blanc-rose lustré, lavé plus ou moins de grisàtre sur le dessus de la tête. Plumes du manteau et scapulaires, d’un grisâtre lavé plus ou moins fortement de rose carmin et pourvues, chacune au centre, d’une raie longitudinale plus ou moins foncée ou même noirâtre. Croupion, petites couvertures de l’aile, poitrine et ventre, d’un rose plus ou moins carminé. Rémiges, noires, avec un liséré blanc; les tertiaires avec des bords blanes très larges. Grandes et moyennes couvertures de Paile, en grande partie d’un blanc pur, mais noires vers leur base. Les trois paires internes des pennes de la queue, noires; les trois paires extérieures, blanches, à tiges noires et ayant leur barbes internes ornées d’un bord noir, large sur la quatrième paire, et à peine sensible sur la paire externe. Couvertures inférieures de l’aile, d’un blanc, lavé de rose sur les petites plumes écailleuses. Les teintes rouges des mâles offrent souvent des nuances très sensibles dans les différents individus, en ce qu’elles sont tantôt assez pâles, tantôt plus ou moins vives. Ce seraient, suivant Pallas, les individus de la Daourie, lesquels offrent des teintes beaucoup moins vives que ceux qui habitent les bords du Jéniséi, tandis que ceux de PAltaï se font reconnaitre à leurs teintes sales.

— Bec: longueur, 3}; lar-

, — Doigt du milieu, 5”; ongle de ce doigt, 21”. —

La femelle se distingue du mâle par la teinte du fond du petit plumage, laquelle est d’un gris jaunâtre, plus clair en dessus et passant au blanc sur les parties postérieures du corps. Pallas rapporte que ces teintes offrent quelquefois des nuances mes tres très peu prononcées.

Ce joli oiseau habite en abondance, selon les indications de Pallas, les bois de peupliers ombrageant les rives des torrents des monts Altaï et de toute la Sibérie orientale. En hiver, on le voit errer, réuni en petites bandes, dans les buissons touffus. Il se nourrit de semences de toutes sortes de plantes, principalement de celles de V’Artemisia integrifolia, des Potentilles et des plantes à fleurs composées, dont abonde la Flore de la Sibérie. Sa voix ressemble à celle du Sizerin.

2). (1a). URAGUS SANGUINOLENTUS.

Pl. 36. figures de deux mâles adultes et du jeune,

Pyrrhula sanguinolenta, Temm. in Mus. Lugd. — Fauna japonica , p. 92, pl. 54, mäles adultes, pl. 54 B. le jeune.

Urago sibirico valde affinis, sed minor (long. » poll.), et ccloribus vegetioribus. E Japonia.

Longueur totale, 5”.— Aile, DA 20, 6; pointe de laile, 5°”. — Queue, 2” 5°". — Bec: longueur, 37°”; largeur, 21”; hauteur, 3°”. — Tarse, 61”. — Doigt du milieu; 5°”; ongle de ce Dee 23” pts 23"; ongle du pouce, 2%”.

Cet oiseau est tellement semblable à l’Uragus de la Sibérie qu’il n’en forme, à proprement parler, qu’une race de taille moins forte et à couleurs plus vives. La distribution des teintes est absolument la même dans ces deux oiseaux, et celui du Japon ne présente d’autres différences que des teintes rouges beaucoup plus foncées et plus vives dans le mâle, plus ternes et tirant légèrement au brun-rougeâtre dans la femelle.

Cette race vient du Japon; les individus figurés font partie du Musée de Pays-Bas,

Page 1