‹ Monographie des loxiensChapitre 17 sur 27 · CHAUNOPROCTUS PAPA · texte numérisé non relu

CHAUNOPROCTUS PAPA

PI. 37. figure du mâle adulte.

Pl. 38, figure de la femelle,

Ch. Bonap. in litteris. — Coccothraustes ferreirostris, Vigors, dans Beechy, voy., Zoo pl.8.— Fringilla papa, Æié{litz , Nov. Act. Petersb. 1830; Kupfertafeln , pl. 32, f. 2, p. 24. — Papa ferreirostris, Bonap. in lilleris. — Mycerobas papa, Cabanis, Mus. Berol.

Fuscus, pennis singulis fusco-flavo marginatis; subtus pallidior. Mas: superciliis, gula, genisque laete coccineis, jugulo pectoreque flavo-coccineo indutis. Foemina : fronte sordide flava., Ex insulis Bonin.

Longueur totale, 8°. — Aile, 4” 1°”; pointe de Paile, 9°”. — Queue, 2° 10”. — Bec: longueur, 11°"; hauteur, 10°”; largeur, 67”. — Tarse, 1°. — Doigt du milieu, 10"; ongle de ce doigt, 5%". — Pouce, 5”; ongle du pouce, 4”

Troisième et quatrième des rémiges, à peu près de même longueur. Deuxième et cinquième, un peu plus courtes. Première égalant la sixième. — Bec excessivement vigoureux, d’un jaune brunâtre, passant au brun sur le dessus de la mandibule supérieure, dont l’arrête est très sensiblement courbée. — Pieds, d’un brunâtre, tirant au jaunâtre dans la femelle. Ongles robustes, médiocrement courbés.

Le mâle adulte: Couleur générale, un brun tirant au jaune brunäâtre sur les bords des plumes et des pennes, notamment sur le croupion, les couvertures supérieures de la queue et les flancs. Plumes du manteau, pourvues chacune d’une large tache longitudinale noirâtre. Front, une large raie surciliaire qui se prolonge jusque sur les côtés de la nuque, gorge et côtés de la tête, à l’exception des freins et du dessus de la région des oreilles, d’un rouge écarlat assez vif. Jabot et poitrine, lavés de rouge jaunâtre päle, teinte qui se perd dans le gris-brun qui occupe le ventre et aussi les couvertures inférieures de la queue.

La femelle adulte offre des teintes plus pàles que le mâle, et est dépourvue de la belle couleur rouge qui orne le plumage de ce sexe. Les bords des plumes sont plus larges et tirent au jaune olivâtre. Les parties inferieures de loiseau sont d’un

jaune olivâtre tirant au gris pâle, et chaque plume présente au milieu une tache brune longitudinale. Le front enfin est teint, par devant et sur les côtés, de jaune terne.

M. de Kittlitz rapporte que cet oiseau habite en petit nombre, soit seul, soit par couples, les bois qui s’étendent le long des bords de la mer. Il aime à se tenir caché, quoiqu’il soit d’un naturel phlegmatique et très peu farouche. On le voit ordinairement courrir à terre, et il se perche rarement sur les branches supérieures des arbres. Sa voix d’appel est composée d’un petit cri très aigu et sifflant, tantôt bref, tantôt soutenu, et répété à des intervalles plus ou moins longs. Le gésier est très musculeux, et on ne le trouve rempli que de restes de petits fruits et de bourgeons d’arbre.

Cette espèce, remarquable par son bec excessivement vigoureux comme par son affinité avec les Hespériphones, genre établi aux dépens de celui de Coccothraustes, habite les iles Bonin, situées au Sud de l’empire japonais.

LES HÉMATOSPIZES. HAEMATOSPIZA, Bcvru.

Ce deuxième genre que nous placons à la suite des Loxiens proprement dits, se rapproche par ses formes en général, par son bec un peu crochu à l’extrémité, ainsi que par sa taille, des Durs-becs; mais il se distingue de tous les autres Loxiens par les teintes de son plumage et par leur distribution. On peut le caractériser comme suit.

Taille passablement forte. Bec assez fort, jaune; mandibule supérieure arquée, à pointe sensiblement crochue et pourvue de chaque côté d’une petite échancrure. Queue, moyenne, très peu échancrée, un peu arrondie vers les côtés. Aïles, recouvrant la moitié de la queue, assez arrondies. Pieds médiocres, passablement robustes. Plumage du mäle, d’un beau rouge écarlat, semblable à celui des Cardinaux et Tangaras à teintes rouges; de la femelle, jaunâtre bordé de brunätre.

1). HAEMATOSPIZA SIPAHIT.

PI. 39. figure du mäle adulte, PI. 40, figure de la femelle.

Corythus sipahi, Hodeson, As. Researches, 1836, AIX, p. 151.— Propyrrhula sipahi, Hodgson, dans Gray, Zool. Misc., p. 85. — Haematospiza boetonensis, B/ylk., Journ. As. Soc. Beng., 1844, p. 951, pl. fig. 9.

Major CG; poll.). Kostro robusto , adunco, flavo. Mas: laete coccineus, cauda alisque nigris, pennis rubro marginatis. Foemina: uropygio Ccitrino; plumis notaei nigrescentibus, flavo-olivaceo marginatis ; plumis gastraei fascia semilunari nigrescente. Ex mount. Nepal.

Longueur totale, 63”.— Aile, 5$”; pointe de l’aile, 10°. — Queue, 2}”; pennes internes, 21". — Bec: longueur, 63”; largeur, 4”; hauteur, b}7. — Tarse, 9. — Doigt du milieu, 6%”; ongle de ce doigt, 3°”. — Pouce, 4”; ongle du pouce, 3”.

Quatrième rémige dépassant à peine la troisième ; deuxième d’une ligne plus courte que celle-ci, et un peu plus longue que la cinquième; première de 5 lignes et demie plus courte

que la quatrième et intermédiaire entre la cinquième et la sixième. Bec très robuste,

jaune-rougeätre; mandibule supérieure arquée et sensiblement crochue. Pieds, d’un brun-jaunâtre.

Le mäle adulte. Teinte générale, un beau rouge écarlat très ardent. Ailes et queue, noires. Pennes de la queue, bordées à la barbe externe, de pourpre noirâtre. Rémiges bordées de rouge fauve. Couvertures de Paile avec de larges bords d’un rouge très vif.

La femelle adulte. Croupion, d’un jaune citron vif. Plumes et pennes des parties supérieures de loiseau, de laile et de la queue, noirâtres, avec des bordures d’un jaune-olivâtre; ces bordures sont plus larges sur la tête et prennent une forte teinte jaune sur le front, les freins et les joues. Plumes des parties inférieures de l'oiseau, avec une large Due d’un blanc pur à leur base, ornées au milieu d’une large bande en croissant d’un noirâtre pâle, et terminées par un bord gris-cendré très étendu. Couvertures inférieures de la queue blanchätres.

Les individus qui ont servi de modèle à notre description comme à nos figures font partie des Musées des Pays-Bas, de Paris et de Londres.

Cette belle espèce a été découverte au Népaul par M. Hodgson. Elle chante fort agréablement et joue un grand rôle dans la Mythologie des Indiens.

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