‹ Monographie des loxiensChapitre 24 sur 27 · GE · texte numérisé non relu

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11". — Tarse, 67°".:—Doigt du milieu, 4”; ongle de ce doigt, 27”. — Pouce, 27; Z1//

ongle du pouce, 55°".

Cette race du Sizerin ressemble sous tous les rapports à l’espèce précédente, mais elle est d’une taille plus forte et son bec est plus long et plus robuste. Elle est beaucoup plus rare que le Sizerin commun et la petite race appelée Cabaret ou Ac. rufescens. Nous en avons examiné un nombre assez considérable d’individus pris en Saxe et en Belgique. On trouve quelquefois des individus intermédiaires entre cette race et le Sizerin, de sorte qu’il existe, entre ces oiseaux, un passage semblable à celui qui a lieu entre les Becs-croisés grand et ordinaire.

4). (22) ACANTHIS RUFESCENS.

PI. 54. figures du mâle et de la femelle.

Linaria rufescens, Wieiëllot, Dicl. 1817, tome 31, p. 342.— Linaria minima, Brisson, III, p.142, sp. 32. — Fringilla flavirostris, Brekm, Lehrbuch, I, p. 196. — Gould, pl. 194. — Yarreil, British Birds, I, p. 514, avec figure. — Roux, pl. 100.

Acanth. linariae valde similis, scd minor, (long. 41 poll.). Ex Europa sept.

Longueur totale, 4}”.— Aile, 2” 7° à 28°”. — Queue, 2” ; pennes internes, 1° 8”, — Bec: longueur, 5}; largeur, 14”; hauteur, 2}. — Tarse, 53°”. — Doigt du milieu, 31°”.

Nous avons vu que le Sizerin d’Hollbüll se distingue du Sizerin commun par une taille plus forte ; la race dont nous nous occupons maintenant s’en éloigne en sens contraire, c’est à dire par une taille plus petite. Elle offre quelquefois des teintes plus vives que le Sizerin commun ; mais il paraît encore exister, entre ces deux oiseaux, par rapport à la taille, un passage graduel, absolument comme celui que vous avons signalé entre le Sizerin commun et celui d’Holbôll. Cette race très bien connue des oiseleurs de la France et déjà distinguée par Brisson et Buffon qui la désignent sous le nom de Cabaret, paraît de préférence visiter l’Europe occidentale, notamment la Belgique et la France; c’est probablement la race qui vit en Écosse, en Islande et même au Groënland. On ne l’a pas encore observée sur d’autres points de Amérique du Nord, où le Sizerin d’Holbëll semble aussi ne pas se trouver.

M. Degland a donné, dans son Ornithologie européenne, vol. 4, p. 241, le résumé suivant des observations sur les habitudes de cette race. »Le Sizerin cabaret n’émigre pas de loin en lom comme le Sizerin ordinaire; ses passages sont réguliers et annuels; seulement il se montre en plus ou moins grand nombre suivant les années. On a remarqué qu’il passait moins abondamment, lorsque le Sizerin ordinaire nous arrive. L’un et l’autre ont le même genre de vie; mais leur chant diffère sensiblement. Le Sizerin cabaret est recherché par les amateurs à cause de son plumage, de sa vivacité et de son ramage.”?

C’est probablement à cette race que se rapportent les données sur la manière de vivre et la nidification, consignées dans les ouvrages de Yarrell, 1. c., de Selby, Brit. Orn., I, p. 520; de Sir W. Jardine, voir Wilson, Il, p. 34, et d’autres ornithologistes anglais, données qui prouvent qu’elle ne diffère pas, sous ce rapport, du Sizerin commun.

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