ACANTHIS LINARIA, Keyser. er BLasivs
PI. 52. figures du mâle et de la femelle.
Eur. Wirbetthiere, p. XLI. — Fringilla linaria, Linn., Fauna suecica, sp. 241; Syst. nat., l2me édit., I, p. 322, sp. 29. — Linaria rubra minor, Brisson, III, p. 138, sp. 31.— Linaria borealis, Wieillot, Dict. Délerv., tome 31, p. 841.— Roux, Ornith. provenc., pl. 101 et 102. — PL. enl., 151, 2. — Passer linaria, Pallas, Zoogr., p.25, sp. 193. — Linota brevirostris?, Gould in litleris; Bonap., List., p. 34, sp. 226.— Wilson, Am. Ornith., I, pl. 30, fig. 4.— Audubon, pl. 375.
Media Clons. 4; poll.). Cauda brevi; E region. boreal. utriusque orbis.
Longueur totale, 43” — Aile, 2” 9" à 2” 10°’; pointe de l'aile, 105 à 117. — Queue, 2” 1”; pennes internes, 4” 8°”. — Bec: longueur, 33”; largeur, 2°; hauteur, 91, __Tarse, 6°”.— Doigt du milieu, 3%”.
Bec: en hiver jaune de cire, avec une raie d’un brun noir le long de l’arrête des mandibules ; en été d’un brun foncé. Pieds, d’un brun noir tirant au rougeâtre.
Le mâle en été. Sommet de la tête d’un beau rouge carmin ou carmin pourpré, plus päle sur le devant du front et passant au brun plus ou moins foncé qui teint les plumes nasales. Freins et une tache plus ou moins large, qui occupe le menton et se prolonge sur la partie antérieure de la gorge, d’un noir brunätre. Bas des joues, gorge, jabot et poitrine, d’un rose carminé plus ou moins vif. Milieu du ventre et couvertures inférieures de la queue, d’un blanc assez por. Flancs, d’un blanc brunâtre, plus ou moins lavées de rouge et ornées de larges taches longitudinales d’un brun foncé. Plumes des parties supérieures de l’oiseau, bordées de brun jaunâtre, tantôt plus clair, tantôt plus foncé ou tirant un peu au gris, et ornées chacune, au milieu, d’une large tache longitudinale d’un brun noirâtre. Cette teinte claire passe, sur le croupion, au blanchâtre fortement lavé de rose carminé, mais toujours interrompu par les taches longitudinales foncées, dont toutes les parties supérieures de loiseau sont couvertes. Ailes et queue, d’un brun noirâtre; mais toutes les plumes et les pennes de ces par-
ties offrent un liséré clair, large et d’un blanc jaunâtre ou brunâtre sur les couvertures de l'aile et les rémiges tertiaires, et tirant souvent un peu au rose-carmin sur la partie antérieure des pennes de la queue. Couvertures inférieures de l'aile, d’un blanc grisatre.
Les mâles en hiver présentent en général des teintes moins foncées; les plumes des parties supérieures offrent des bords très clairs ou même blanchâtres; on ne voit que fort peu de rouge sur le croupion, et le rouge des parties inférieures est presque entièrement caché par les larges bords blanchätres dont les plumes sont pourvues.
La femelle et les jeunes n’offrent de rouge que sur le sommet de la tête, et ce n’est que chez les très vieilles femelles que le croupion est quelquefois un peu lavé de rougeâtre. Leurs teintes sont en général semblables à celles du mäle en hiver.
Nous n’avons pu trouver aucune différence essentielle entre les individus provenant de l'Amérique du Nord et ceux tués en Europe. M. de Selys Longchamps possède deux individus du Sizerin, originaires de Terre neuve, et qui offrent des teintes un peu plus foncées et des raies un peu plus marquées que d’ordinaire; mais d’autres individus de ces contrées ne nous ont pas présenté cette différence, du reste très peu sensible.
Le Sizerin habite en été les régions des deux mondes, voisines du cercle arctique: en Europe jusque dans la partie moyenne de la Norwége, dans lIslande et dans V’Écosse; en Amérique jusque dans le Nord du Canada. Il se tient de préférence dans des endroits rocailleux revêtus d’une végétation rare, dans les vallées et même dans les lieux marécageux. 11 établit sur des arbrisseaux son nid qui est semblable à celui de la linotte, et qui contient quatre oeufs d’un blanc bleuâtre ou verdâtre, parsemé de petites taches d’un brun rougeñtre. Son chant est simple, peu varié et souvent interrompu par les sons brefs de sa voix d’appel. En Europe, ces oiseaux quittent en automne les lieux de leur résidence d’été, et viennent visiter, réunis par bandes, les contrées tempérées de cette partie du monde, où on les voit, dans certaines années, en très grand nombre, tandis qu'ils p’arrivent qu’en petit nombre dans d’autres années. Ils préfèrent les semences du bouleau aux semences de tous les autres arbres. C’est de cette espèce que Wilson dit, qu’elle habite en été les parties les plus septentrionales du Canada et les régions au nord de cette contrée, et qu’elle descend, dans les hivers très rigoureux jusqu’ en Pennsylvanie. C’est évidemment aussi le même oiseau que Richardson, Fauna bor. am., Birds, p. 267, à observé dans toute l’étendue de la contrée aux fourrures. Il y est ordinairement sédentaire et se tient dans les roseaux et jones le long des bords des rivières.
M. Sundevall, Vetensk. Akad. Handl., année 1840, p. 56 à 61, adopte deux variétés du Sizerin; savoir une grande qui correspond à l’Acanthis Hollbôlli, et une petite qui paraît se rapporter au Sizerin ordinaire. Ces oiseaux fréquentant, lors de leurs migrations, les environs de Stockholm, on en voit souvent, à cette époque, des bandes composées d'individus de l’une ou de l’autre race; mais il arrive aussi que les indi-
vidus des deux races se mêlent pour former des bandes plus ou moins nombreuses.
3. (2a) ACANTHIS HOLBOLLI, Breum, IN LITTERIS. PI. 64, figures du mâle et de la femelle.
Linaria Hollbôllü, Brehm, Handbuch, p. 280.
Acanth. linar. valide affinis sed major. (long. 51 poli.), et rostro elongato. Ex Europa sept.
Longueur totale, 5F”. — Aile, 2° 10 à 2" 41”; pointe de l'aile, 11°”. — Bec: 17" La
longueur, 4 à 45°; largeur, 27"; hauteur, 3°”. — Queue, 2F”; pennes internes, 1”