‹ Monographie des loxiensChapitre 3 sur 27 · XVI · texte numérisé non relu

XVI

nom de payreaudeaui qui lui fut donné dans le grand ouvrage de l’Expédition d’Égypte ne doive avoir la préférence; tandis que sa nature essentiellement méridionale nous fait douter de Pidentité de la prétendue githaginea de Sibérie signalée par Branpr avec notre espèce,

En récapitulant et fesant une Revue générale de tous ces Oiseaux teints de rouge l’on parvient à les reconnaitre rien qu’à la différente nuance des plumes de leurs dos! En effet sans parler de Corythus subhaemachalanus qui les a couleur de brique, nous les voyons dans Carp. rubicilla d’un gris de cannelle: dans rhodochlamys rosecendrées; sophia a ses plumes sombres entourées de rose et de gris: le plumage de C. roseus est teint de rose; celui de rhodopepla de pourpre; de thura dolivâtre; celui de rhodochroa de bai-roux: dans saturala il est noirâtre; dans punicea fuligineux ; | C. frontalis, qui offre le rouge le plus cramoisi, a cependant le dos gris: erythrina Va brun: purpurea mélangé de rougeâtre et de brun; synaîtica de rose-nankin : Erythrospiza phoenicoptera de jaune; güthaginea de gris-brun de cendre très clair; obsoleta de gris isabelle.

Les Pinsons de neige beaucoup plus rapprochés que les précédents des Fringilliens auxquels ils tiennent par les vrais Pinsons, encore plus que ceux-là par les Bouvreuils, forment trois sous-genres dont les deux derniers n’ont qu’une espèce chacun. Le premier ou Leucosticte, SwaixsoN, qui avait reconnu sa parenté avec les Linottes, lient encore du moins comme celles-ci aux Ærythrospiza par quelques bordures roses, et compte cinq espèces: le tephrocotis de l'Amérique boréale, et les quatre espèces plus ou moins confondues, sous le nom de Passer arctous, en partie débrouillées par Branpr qui a appliqué successivement à deux le nom de Fr. gebleri avant d’avoir bien étudié leurs changements de plumage et de coloration du bec! et dont la plus grande est à la fois Linaria griscinucha, Braxot, Leucostlicte griseigenys , Gourn, et Montifringilla pustulata, Caranis.

Le second genre Fringalauda, Honcs. nous montre ure analogie avec les Moineaux du moins par le plumage, et se rapproche comme son nom lPindique, non seulement des Fringilliens, mais des véritables Pinsons: lon ne connaît que la seule espèce, Fr. nemoricola de l'Himalaya, qui émigre par grandes bandes comme ces Oiseaux.

Le genre Montifringilla propre, établi pour la Fr. nivalis est plutôt un Fringillien qu'un Loxien; étant aux Pinsons ce que Plectrophanes est aux Bruants, mais il ne peut être éloigné des Linottes, des Erythrospiza et surtout des groupes précédents.

Nous terminons la Famille par les deux genres de Linottes, Linola, Br. et Acanlis, Breux, restreint, leur appliquant ces noms plutôt que ceux Cannabina et Linarit qui appartiennent à la Botanique. Ils tiennent aux Serins, aux Tarins et aux

Chardonnerets, comme les Montifringillae aux Pinsons, les vrais Loxiens et la pre-

mière Section des Loxiens aux Bouvreuils. Parmi les premières ou véritables Linottes à bec court, plutôt fort, et à narines découvertes, nous énumérons la Linola cannabina si commune par toute l’Europe, dont la L. fringillirostris, Br. de l’Inde diffère à peine par son bec de Pinson et par ses teintes plus douces mais plus vives; et comme troisième espèce la L. montium que quelques-uns veulent être la Zr. flavirostris de Lixné. Ce nom est trop incertain pour pouvoir le lui conserver: Brenm Va transporté à un Sizerin; et nous l’avons trouvé appliqué dans le Musée de Paris, peut-être justement, à la Montifringilla arctoa en hiver, lorsqu’ en effet elle a le bec jaune. Quant à la Linota brevirostris, Gouzp, de notre Liste comparative des Oiseaux d'Europe et d’ Amérique, c’est avec l’Ornithologiste anglais que nous avions decidé en 1837 d’appeler ainsi une Linotte de la Perse occidentale qu’il s'était reservé de déecrire, mais que nous n’avons pu retrouver ni dans ses écrits, ni dans ses collections. Au reste les Linottes de ces contrées ont en effet le bec plus court et les teintes plus claires, se montrant intermédiaires à la cannabina et à la fringilhirostris, comme elles le sont géographiquement.

Le genre Acanthis, Breum, contient les Sizerins à bec droit et aigu comme celui des Tarins et des Chardonnerets, mais toujours plus court, à narines cachées par de petites plumes rigides qui s’avancent sur le milieu du bec. Plusieurs espèces, races, ou variélés existent, bien difficiles à fixer parmi les nombreux individus sur lesquels on parvient aisément à établir des espèces nominales en prenant les types aux extrémités de la série et choisissant les nains et les géants de chacune, comme a fait Breum. Nous n’en signalerons pas moins.

4. Acanthis rufescens, Fringilla linaria, ou Linaria rufescens, Vigicr. flavirostris de BrEum.

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