‹ Monographie des loxiensChapitre 2 sur 27 · Coturniculus, Br., avec six · texte numérisé non relu

Coturniculus, Br., avec six

21. Peucaea, Auvus., avec deux, toutes de l'Amérique septentrionale.

22. Tardivola, Sw. (Leptonyx, Sw., Emberizoides où Chlorion, Teux. Coryphaspiza, GR.), comptant trois espèces dans l'Amérique du Sud, dont Emb. melanotis, TEux. est la mieux connue.

25. Embernagra, Less., avec ses douze espèces, rappellant comme son mauvais nom Pindique, et les Bruants et les Tangaras, mais appartenant aux Spiziens.

24. Puis finalement, Ammodromus, Sw., avec sept espèces des deux Amériques, dont le bec est beaucoup plus effilé et les pennes de la queue (qui affectaient déjà cette tendance dans les genres précédents), tout-à-fait pointues. Ce caractère si exagéré dans le Dolychonix oryzivorus a fait donner à divers Ammodromes le nom spécifique de caudacutus, soit qu’on les ait rangées dans le genre Fringilla, où même dans Oriolus.

La troisième Sous-famille est celle des Géospiziens, singulier groupe de Pinsons

lerrestres, dont on ne connait que quinze espèces toutes propres aux îles Gallapagos,

toutes à plumage sombre, et non moins bien circonscrit par ses caractères z00logiques et ses moeurs, que par la région géographique dans laquelle il se trouve confiné. Jamais hommage, d’autant plus éclatant qu’il est involontaire, n’a été rendu suivant nous au Système naturel et au parallelisme de ses bonnes coupes, qu’à propos de ces Oiseaux. Les Ornithologistes qui, adoptant une Famille des Coccothraustiens entièrement basée sur le caractère empirique de la grosseur du bec, y placent tous nos Géospiziens ensemble, ne peuvent se décider à les separer les uns des autres, quoique les huit Geospizae à bec de Coccothraustes, les trois Camarhynchus à bec pour ainsi dire de Loxie ou de Perroquet, diffèrent par le bec des trois Cactornis et surtout de la Certhidea encore plus que les Chardonnerets des Gros-becs. Avouons donc tout haut et explicitement que les Gros-becs ne sont que des Fringilliens à bec épais, comme la Certhidea n’est qu'un Géospizien à bec effilé: les Geospiza, des Géospiziens à gros bec, comme les Chardonnerets des Fringilliens à bec mince. Toutes les formes de bec (qui varie en grosseur dans le même genre), se retrouvent donc dans chacune des Sous-familles; et celle dont nous traitons est si évidemment naturelle, que nul jusqu” à présent n’a osé y porter la main, ni même pensé à la démembrer.

Notre quatrième Sous-famille, celle des Pityliens, à été le plus souvent rangée en grande partie, lon ne sait trop pourquoi, avec les Tanagrides dont nous n’avons pas à nous occuper ici. Bien loin en effet de leur appartenir, ils nous semblent même ne représenter parmi les Fringillides que les Pyrangas, qui s’éloignent le plus du type Tanagrien! Aucun Pitylien ne se trouve dans l’ancien monde, et fort peu même dans Amérique du Nord: ils abbondent en révanche dans la partie Sud du nouveau monde.

Les genres Arremon avec ses vingt espèces, et Sallator non moins nombreux, les relient avec les Spiziens: tandis que Pipilo, quoique intimément lié avec Arremon par quelques unes de ses dix espèces (beaucoup plus qu'avec Poospiza qu’on lui avait réuni!), s’en éloigne davantage, et se rattache au célèbre Habia dont Cabanis a fait son genre Lamprospiza, et même à Bethylus dont on connait maintenant deux espèces rangées parmi les Pies-grièches. Nous avons isolé sous le nom de Psittospiza l’élégant Saltator reifferi de Boissonneau, et avec le Dr. Scnirr de Francfort nous appellons Pyrrhulagra un nouveau genre dont Fringilla noctis, L. est le type, et qui contient deux au trois espèces semblables par la couleur si non par le bec. Ce nouveau genre qui par P. portoricensis indique le passage vers ceux à formidable bec nous conduit droit au genre Spermophila, Sw. Nous sommes ainsi bien aises de débarasser les vrais Fringilliens de ces innombrables espèces de prétendus Bouvreuils americains!

C’est à un petit démembrement de ce grand genre que nous réservons le nom Sporophilus, Cabanis, resté sans emploi: son type est la Pyrrhula nigra du Brésil,

espèce qui se rapproche le plus des Bouvreuils,

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Si le genre anormal Psitlirostra, qui n’a rien de commun avec les Loxiens, est véritablement un Fringillide, ce dont nous doutons grandement, c’est ici que nous placerions son unique espèce des îles Sandwich.

C’est avec moins d’hésitation que nous y rangeons le singulier genre Paradoxornis, Gouzn (Bathyrhynchus, où Heteromorpha), et ses cinq espèces dont deux au moins montrent une forte analogie aux Léiothriciens, et même, ne füt ce que par les moeurs, aux Mésanges.

Par son remarquable bec, le Cardinalis sinuatus, Br., qui à la vérité pourrait constituer un genre à part (Pyrrhuloxia?) que les teintes pourraient faire inclure parmi les Loxiens, rattache ici le genre Cardinalis, Br., dont la ptilose peu serrée ressemble aussi à celle du genre Paradoxornis, et qui comprend deux autres espèces certaines, outre quelques douteuses.

Nous restreignons le genre Guiraca à deux Oiseaux parfaitement jetés dans le méme moule, que l’on ne saurait ni désunir ni associer à d’autres. L’un est la belle Loxia ludoviciana, L., (rosea, Wizs, Fr. punicea, Gx.) des Etas-Unis: l’autre, la Guiraca melanocephala, Sw., du Mexique, que l’on a placé sans raison dans le genre P1lylus et qui a recu successivement les noms spécifiques de guttata, maculata, æxanthomascalis et epopaea.

Nous y rattachons le nouveau genre Cyanoloxia, Be. dont le type Loæia caerulea, L, a été aussi considéré comme une Guiraca, mais à laquelle nous réunissons trois au quatre autres Pityliens bleus inextricablement confondus, et ballotés dans les genres Loxia, Fringilla, Guiraca. Coccoborus, Pyrrhula, et peut-être même Tanagra.

C’est la Loxia grossa, L., qui restera le type du genre Pitylus, comme l’a en effet voulu Cuvier son fondateur, tandis que les trois espèces vertes, éayannensis (nommée canadensis ! par la perpétuation d’une faute typographique), episcopus, Licur., et atroolivaceus, Larr., dont Pitylus personatus, Less, P.poliogaster, Durus, et P. flavo-cinereus, Cassin, ne doivent être que des synonymes, constituent le genre Caryothraustes.

Rercueracn a aussi l'intention de constituer le genre Cissurus pour la Æringilla gnatho, Licur., dont ne diffère ni le P. atrichalybaeus, Janv. ni lerythrorhynchus, Sw. ni lardesiacus, Sw., la femelle: mais il est impossible de séparer cette espèce de Loæia grossa qui ne s’en distingue que par sa gorge blanche. C’est encore à ces Pityliens que tient de près le genre Periporphyrus, Reicnens. contenant Ja Loxia erythromelas, Gn., de Cayenne, et la non moins brillante espèce voisine du Méxique nommée Fringilla celaeno par Licarexsrein, Pütylus alropurpuratus par Larresnaye et, lon pourra à peine le croire, Pyranga! mexicana par Lessox,

Avec Cabanis nous limitons le nom de Coccoborus à quatre espèces assez sembla-

bles, telles qne notre Guiraca magnirostris (qu’il ne font pas confondre avec celui de

Swarnson), le Pitylus aureiventris, Larr., et le chrysopeplus, Vic. C’est par elles que nous terminons la série des Pityliens, car ce n’est pas seulement par leur gros bec, mais même par leurs couleurs qu’elles se rattachent aux espériphones et aux Coccothraustes, les premiers des Fringilliens.

9. Les Fringilliens, type et centre de la Famille, sont comme nous Pavions déjà dit, de beaucoup les plus nombreux: et c’est par degrés encore plus insensibles qu’ils mènent au Loæiens dont traite notre ouvrage. Il est donc nécessaire de jeter un coup-d’æil plus approfondi sur cette sous-famille qui se lie plus intimément avec celle dont nous nous occupons. Les Zoxiens typiques se fondent en effet pour ainsi dire avec les Bouvreuils, tandis que les Loxiens montifringillacés, dont deux espèces (constituant chacune un sous-genre) n’ont pas même de rouge, tiennent encore plus étroitement aux Pinsons: et que, sans leurs teintes rouges, les Loxiens linotacés (à la vérité boréales) ne pourraient guère être séparés des Serins, des Tarins et des Chardonnerets.

C’est par le genre Mycerobas, Cabanis, qu’en quittant les Pytiliens dont on faisait aussi des Gros-becs, nous commencons la série des Fringilliens. Ce genre toutefois ne se compose pour nous que du seul Cocc. melanoxanthus, Hopcs., au fortirostris, Larr. à l’énorme bec, car les autres espèces Asiatiques se rattachent plutôt à notre second genre Hesperiphona, quoiqu'il ait pour type la Fr. vespertina de l'Amérique septentrionale, et puisque le prétendu Mycerobas papa des îles Bonin est pour nous le type d’un genre à part qui, quoique anormal parmis les Loxiens, n’a rien a faire avec les Fringilliens en question. Sans parler du prétendu Guiraca abeilli, Less., du Mexique, les quatres espèces Asiatiques intermédiaires entre Mycerobas et Iesperiphona, et toutes modelées sur le même type, quoiqu’elles se rapprochent de plus en plus de Coccothraustes suivant l’ordre où nous les nommons, sont: H. icteroides de PHimalaya, la plus anciennement connue; loccidental C. speculigerus, Branpr, presque européen, et dans l’extrême Orient le melanurus de la Chine, et le personatus du Japon.

Suit immédiatement dans le Système le Coccothraustes, Brisson, réduit à notre espèce d'Europe et à sa très légère variété du Japon,

Nous avons aussi dû former un genre que nous appellons Callacanthis avec Retcens. pour la réception de cette belle espèce de PAsie centrale dont GouLp, guidé par les couleurs et se souciant par trop peu du bec, avait fait un Carduelis, et dont il vient beaucoup plus raisonnablement de faire une Fringilla dans ses Birps or Asra. Outre qu'il s’est évidemment rapproché de la nature, il vaut toujours mieux laisser une espèce dans son ancien genre que de. particulariser d’une manière faulive ou même douteuse.

Nous ne connaissons que cinq espèces à laisser dans le genre Fringilla reformé; les

deux d'Europe (Fr. caelebs et Fr. montifringilla); une du nord de Afrique (Fr. spodiogenis, Br., caelebs var. MaLuEr8E) tout aussi typique, de sorte, que les trois espèces ne diffèrent guère que par la couleur de leurs joues, grises, noires ou rousses; et deux des îles Canaries, dont une encore normale (Fringilla. canariensis, Vigizz. où Fr. tintillon, Wezs et Berruozrer) et l’autre (Fr. tedia, Weps) que l’on a réuni avec les Moineaux, mais qui n’en a ni les moeurs ni le bec; et dont la femelle surtout rappelle la Fr. caelebs. Son bec est seulement plus fort et beaucoup plus allongé. Il est impossible de ne pas conserver à ce petit genre si bien circonscrit le nom de Fringilla, L., quoique Cuvier lait dans un temps nommé Caelebs, et que Boie en ait fait son genre Sfruthus, Depuis longtemps les Oiseleurs reconnaissent deux races dans l’espèce commune du Pinson qui sert en ce moment d'exercice à un Grorrroy St. HiLarRe de la troisième génération. Puisse-t-il marcher sur les traces de son père et de son ayeul! nous ne saurions exprimer de voeu plus amical et en même temps plus digne d’être exaucé!

Les Moineaux francs, (Pyrgita Cuv. mais mieux Passer, Briss. et de tout le monde) non moins que les vrais Pinsons, sont tous de l’ancien Continent; et les premiers même montrent, surtout dans leur mode de nidification, une grande analogie, je dirai presque affinité, avec les Plocéides. Nous connaissons plus de vingt espèces ou races de Moineaux francs qui auraient besoin d’une bonne Monographie, et d’études approfondies faites d’après le vivant et sur les croisements!

Le genre Petronia suit le genre Passer avec lequel on le réunit souvent, mais que nous croyons tout autant rapproché des Verdiers: il ne compte que deux ou trois espèces fort voisines dont les nouvelles, par leur bec moins fort, se rattachent au nouveau genre Xanthodina, SuNpEvaLL qui porte comme lui une tache jaune sur la poitrine. Nous connaissons cinq espèces de ce. groupe en Âfrique et en Asie, dont quelques unes sont les Gymnornis du Major Hopcsox. Quant au genre Pyrrhulauda, Suirm ou Coraphiles, Cabanis, qui a aussi quelque affinité avec les Moineaux, il appartient cependant à la Famille des Alouettes, comme le prouvent les couvertures de ses tarses.

Nous soutenous notre genre Chlorospiza, le nom de Ligurinus rappellant par trop d’autres Fringilliens, tout en le limitant à quatre ou cinq espèces de l’ancien monde; les prétendus Verdiers de l'Amérique, malgré leur ressemblance de forme et de couleur, n’étant que des Spiziens dont nous avons constitué notre genre Melanodera. Nos espèces de ces véritables Verdiers sont la Fr. incerta, Risso, que vous venons encore de revoir à Gènes vivante et parfaitement adulte, chez le Marquis CnarLes Dur4zz0; le Verdier commun (L. chloris, L.), la nouvelle espèce si voisine, plus petite et plus jaune, de Syrie, (Fr. chlorotica, Enrexs.), et les deux du Japon, Ær. kawariba ma-

or et minor, Scnrecez , dont la dernière nommée Fr. chlorion par TEmmixex ne sem-

ble pas différer de la Fr. sinica, L. C’est après avoir désiré depuis bien des années de pouvoir examiner la dernière que nous venons enfin de la retrouver dans les Magasins du Muséum de Paris, envoyée de Macao par les Missionnaires.

C’est par le Carduelis spinoides de Vigors, du plateau des Indes, non de Temmivox du Japan qui ne difière pas de notre Chr. spinus, dont le gros bec rappelle encore celui des Verdiers, que nous entrons dans le genre Chrysomitris, Boxe (Spinus Breu.). Cet oiseau qui n’a ni les formes ni les couleurs du Chardonneret ne saurait être distrait du joli groupe des Tarins dont nous connaissons dix-sept espèces. Quinze réparties dans toutes les parties du monde, moins POcéanie, (une d'Europe, deux d’Asie, et douze d'Amérique) sont non seulement typiques, mais souvent à peine différentes; c’est à dire semblables au Chr. spinus si commun en Europe et qui s’étend par la Chine où il a recu le nom de Fr. sinensis GM., jusqu’ au Japan où, quoiqu’ on en puisse dire, l’espèce est la même: tandis que deux des Antilles, Carduelis cucullatus, Sw. et Fr. cubae, Gervais (si tant est qu’elles diffèrent entre elles) s’éloignent des autres, par leurs couleurs surtout. La troisième espèce, d’Asie, est nouvelle et se trouve en Sibérie: c’est Fr. pistacina, Evers., plus petite que spinus, d’un vert pistache plus roussätre et marqué de blanchâtre sur les pennes des ailes et de la queue où lespèce commune l’est de jaune: nous ne l’avons trouvée qu’au Musée de Berlin. Les Tarins verts d’Amérique sont 1. Chr. stanleyi, de la Californie supérieure, figuré par Aupugon, dont le bec beaucoup plus fort que dans les suivants rappelle un peu celui du spinoides. 2. Chrys. pinus dont on ne connaît que la livrée sous laquelle il envahit du nord en grandes bandes les États-Unis où WiLson l’a fait connaître. 3. Chr. macropterus, Dueus , du Mexique, espèce si semblable à la précédente, mais parfaitement distincte par ses ailes plus longues et plus amples à large miroir doré, et par ses grands pieds. 4. Le Chr. atratus que nous a fait connaître d’Orbigny, propre à l’Amérique méridionale, et dont le nom rappelle si bien le plumage noir, contrastant avec la belle couleur jaune du ventre, du double miroir et de la base des pennes alaires et caudales. 5. Chr. Mexicanus, Sw. où Fr. melanoxantha, Licur., figurée par Aupupox sur sa planche 427 ; noir dessus, jaune en dessous: la base des rémiges et les rectrices latérales, blanches. C’est à cette espèce essentiellement Méxicaine et qui est le Ligurinus mexicanus miger de Brisson si non son Ligurinus mexicanus (le Cacatototl si non PAcatechichicth »’HEernannes) que le nom spécifique de mexicanus doit être conservé; car l'oiseau auquel Gray voudrait exclusivement l’appliquer (Emberiza non pas Fringilla mexicana, L.,) n’est point un Fringillien , mais un Spizien à tête jaune capturé à bord d’un vaisseau! et celui »’Aupuson figuré à la pl. 453. 4. 5. est une espèce nouvelle qu’il a depuis appellé Chr. yarrellu. 6. Chrysom. magellanica que Vieizcor a figuré le premier dans ses Oiseaux chanteurs et dont Picterica, Licar. et le campestris, Spix, ne sem-

blent pas différer, est tout aussi typique que les autres. Le genre Sparagra de RercHENBAcu repose sur un Plocéide pris pour celte espèce américaine. Sa tête est entièrement noire, et son bec plus robuste que dans notre Tarin. 7. Chrysomitr. nolatus dont nous devons la connaisance au Baron. Dusus, excellente espèce quoiqu’ établie sur un caractère exceptionnel, comme son auteur nous la lui même démontré. Elle est très semblable à la précédente, mais son bec est beaucoup plus long et plus effilé, ses couleurs sont plus vives; le noir de la gorge descendant plus bas, couvre la poitrine; le miroir de Paile est fort grand et d’un beau jaune d’or qui ressort d’autant plus que les couvertures des ailes et les rémiges sont entièrement noires, étant privées des bordures jaunes que porte sur les couvertures et les tertiaires le Chr. magellanicus. Sa patrie est le Mexique et il est plus que probable que c’est elle qui se montre parfois dans quelques parties des Etats-Unis, quoique les descriptions et les figures publiées dans ce pays soyent évidemment prises sur le véritable magellanicus. 8. Chrys. psaltria est le joli petit Fringillien que nous devons à Say qui l’a rapporté de l’expédition du Major Long aux montagnes rocheuses, que nous avons figuré dans notre Continuation à Wizsow, et qui a depuis été retrouvé au Mexique. 9. Chr. spinescens se trouve au Musée de Berlin qui la reçu de St. Fé da Bogota: il est très semblable à notre Tarin, mais plus petit: le noir du sommet de la tête, des ailes et du bout de la queue est plus intense, et manque entièrement à la gorge, tout le dessous étant jaune, sans les stries ni le fond blanchàtre du ventre, comme dans notre espèce d’Europe. 40. Le Chrysomatris marginalis, Br. ressemble encore plus, si c’est possible, au Tarin d'Europe, mais il est plus grand, à le noir à la gorge encore plus foncé, le front mais point les sourcils jaunes: les rectrices brunes depuis la base, et le bec beaucoup plus court et robuste, presque de Serin. C’est lui qui se trouve indiqué comme var. 9. du fr. spinus par GMELIN, mais non pas comme var. 7. (novaeboracensis) qui n’est autre que C. trislis en plumage d'hiver: il provient du Chili et se voit à Berkin et à Paris. 11. Chrys. yarrellii, Aupus. que cet auteur avait d’abord appelé Ær. mexicana, et qui se trouve aussi dans la partie occidentale de l'Union, ressemble au Chr. tristis, mais a les bandes des ailes d’un beau jaune, et non blanches comme lui. 12. Le joli Chrysomütris tristis enfin, ce véritable Goldfinch est, par ses habitudes surtout, intermédiaire entre les deux genres Chrysomutris et Carduelis.

Nous ne connaissons que trois véritables Chardonnerets, tous de l’ancien continent: notre commun, Porientalis qui est en même temps la Fr. subulata, Iuzic. et le caniceps, Vic. de Himalaya.

C’est ici que nous placerons, ne sachant où le mettre plus convenablement, le sin-

gulier petit genre Hypoloxias, Licwr. (Loxops, Capa.) dont le mâle est rouge et la

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femelle verdâtre, qui rappelle les Becs-croisés et se lie peut-être au genre Psiüttirostra! C’est bien gratuitement qu’on en à fait une Linotte'... et que par une erreur inexplicable on l’a confondu avec Linaria brevirostris ! !

Deux petits genres intermédiaires aux Serins doivent aussi trouver ici leur place : ce sont Auripasser, Br. et celui qu'avec le Dr. Scuirr de Francfort nous appellerons Poliospiza. Le premier a pour type la Fringilla lutea, Licnr. à laquelle on doit associer, comme normale, la charmante espèce nouvelle d’Abyssinie Fr. euchlora, et Von peut y placer comme espèce anormale la Fringilla simplex, Licur. de Nübie (qu’il ne faut pas confondre avec le vrai Moineau de ce nom). Par son bec turgide et surtout par sa coloration, elle montre une grande affinité avec les Erythrospiza. Le second petit genre, remarquable paï son plumage lâche et ses courtes ailes, ne renferme jusqu'à présent que la seule Fr. fristriata de RüprezL.

Le Ciri(Cütrinella alpina) toujours confondu avec le Venruron (Serinus meridionalis) véritable SeriN, est pour moi le type du genre Cüitrinella appelé depuis Dryospiza : il est impossible d’en séparer la Fr. citrinelloides d’Abyssinie, et la ZLoxia totta Srarr- MANN, du Cap, représentée avec le bec trop fort par cet auteur, oubliée par Gray dans la laborieuse liste de son magnifique Genera of Birds, et reproduite par Lesson sous un nom nouveau. Peut-être aussi faudra-t-il lui adjoindre quelques autres espèces africaines intermédiaires entre elle et les Serins, telles que Ær. nigriceps, canicollis.

Et à propos des Serins fesons remarquer l’inconséquence de ceux qui, tout en admettant une foule de genres moins tranchés élèvent la voix contre celui si naturel de Serinus et placent son {ype si connu de tout le monde, le Serin des Canaries (Fringilla canaria, L. Serinus canarius, Br.) dans le genre Crithagra sous la famille des Bouvreuils (Pyrrhulinae), tandis qu’ils insistent avec raison sur l’impossibilité d’éloigner le Serinus meridionalis des véritables Fringilliens: séparant ainsi, pour les placer dans deux Familles différentes, deux oiseaux que le groupe le plus réduit ne peut manquer de comprendre! Ce seul fait suffirait pour condamner irrévocablement la sous-famille des Pyrrhuliens qui est aussi artificielle que sont naturels les petits groupes bien composés tels que Serinus, Chrysomitris, etc. Nous proposons au reste d’appeler par ce nom de Serinus les nombreuses espèces de l’ancien continent, laissant le nom de Crithagra aux Américaines qui ont une certaine affinité avec les Spiziens et dont plusieurs sont encore plus jaunes que les Serins eux-mêmes, comme ÆEmberiza brasiliensis; Gm. et Fr. flaveola, L. Il en est aussi de vert grisätre en dessus comme Fr. luteiventris, Meyen; et de presque tout gris comme Fr. xanthorrhoa, Br. qui ne se trouve pas dans l’ouvrage de Gray, et manque dans presque tous les Musées.

Le genre Serinus, principalement Africain, est encore un exemple éclatant du peu d’imporlance que l’on doit accorder à la forme et à la grosseur du bec. La Loi

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sulphurata, L.) en effet, malgré son formidable bec tout aussi gros que celui du Coccothraustes west qu’un véritable Serin (Serinus sulphuratus, Br.) et nous trouvons toutes les dégradations par S. buiyraceus et plus d’une douzaine d’autres espèces africaines jusqu'a Linaria qularis, Suirm, Serinus striolatus, Br. (Pyrrhula striolata, Rüvr. Carpodacus striolatus, Gr.) qui montre en eflet le bec d’un Carpodacus dont il a même toute lapparence: mais ce n’est qu’un Serin à bec de grosseur moyenne, que Rüprecz s’étonne de ne point voir prendre de rouge seulement à cause de l’idée preconcue que ce soit un Bouvreuil ou Oiseau-rouge, nonobstant sa tendance évidente à la couleur verte! Parmi les vingt espèces qui nous sont connues, nous ne signalerons plus que les deux Asiatiques nouvelles et les deux d’Europe. Notre Serinus syriacus recueilli par Heupricm à Bischerra ressemble au Venturon, mais il est un peu plus fort, de couleur plus claire et plus jaune, sur les ailes surtout: les pennes latérales de la queue sont blanchâtres sur leur moitié intérieure. Le Serinus leucopygos, ainsi nommé par le savant Licarensrein dans le Musée de Berlin, vient aussi de PAsie mineure: il est cendré, blanchätre en dessous, avec des flammèches obseures, et le croupion blanchâtre sans taches. Peut-être n’est il pas adulte. Nous ne parlerons du Fr. serinus, L. auquel les noms spécifiques de flavescens, meridionahs, hortulanus, et bien à tort brumalis, ont été imposés, que pour confirmer que le prétendu Serinus islandicus n’est qu’un exemplaire plus fort que l’on supposait venir d'Islande, comme Faber lui-même s’en est depuis convaincu. Les marchands au reste continuent à en fournir aux amateurs! Nous terminons la série des Serins par le Serinus pusillus qui par sa tache d’or au front nous mène au genre Catamblyrhynchus, Larr. (Baetamontia, Br.) composé d’une seule espèce de l'Amérique du Sud (Cat. diadema, Larr. ou B. capitaurea, Br.) qui nous mène droit aux Bouvreuils. Plusieurs espèces pourraient fort bien se trouver confondues sous le nom de Fringilla pusilla, vu que l’oiseau de Parcas provenant du Caucase ou de PAltaï, aurait, à en juger par la mauvaise figure de sa Zoographia Rosso-asiatica, les tarses beaucoup plus longs et plus grêles que les nombreux exemplaires (Serinus aurifrons ? BLyrn) que nous recevons depuis peu de lHimalaya, et qui ont aussi le jaune du front beaucoup plus vif, si non plus étendu.

Les véritables Bouvreuils se réduisent à six espèces en comptant même pour telles les deux races d'Europe qui ne diffèrent guère que par la taille, et la Pyrrhula epauletta, Hovcsox, du Népal, dont on a formé le genre Pyrrholeptes. Les trois autres sont Pyrrhula orientalis de la Faune du Japan, plus petite que les nôtres et à dos et gorge rougeûtres; lerythrocephala, Vic. de l'Himalaya figurée par Gourn, dont tout le sommet de la tête et la nuque sont rouge dans le mäle et roux-jaunâtre dans la

femelle ; P. nepalensis enfin, pareillement du Népal, est d’une plus grande taille, à

tête jaune-olivätre dans le mâle, brun-cendré chez la femelle, et se fait remarquer par sa queue longue et échancrée.

C’est pour former la sixième et dernière Sous-famille que nous réservons le nom de Loxiens. On a pu voir par la rapide énumération des genres et espèces des cinq premières que, nous dépouillant de toute idée préconçue et en vogue jusqu’à ce jour, nous la composons d’une manière toute différente de nos devanciers. En effet nous y groupons autour des Becs-croisés (Loxia), non seulement les Dur-becs (Corythus) qui en diffèrent à peine, et les genres Uragus, Carpodacus, Erythrospiza, démembrements du genre artificiel Pyrrhula, mais, outre quelques genres anormaux, les Linottes elles-mêmes et leur proches parents, les Montifringilla qui, quoique intimément liés avec les Erythrospiza le semblent encore plus avec les véritables Pinsons, dont on a grand peine à les séparer. On a vu par contre que nous en avons exclu les véritables Bouvreuils pour les ranger parmi les Fringilliens, et les Paradoxornis ainsi que le singulier genre Psitirostra qui sont tout au plus des Püityliens! La teinte, bien plus: que la couleur rouge est de rigueur pour nous faire admettre un Friagillide parmi les Loxiens, non que nous la considérions comme caractère essentiel, comme on s’est plu à le dire et à le répéter, mais parce que ce caractère en représente d’autres moins difficiles à saisir qu’à énumérer et qui rendent notre Sous-famille éminemment naturelle. Du reste la Fringilla incerla prend aussi une teinte orangée sur le front et n’est qu’un Vernier (Chlorospiza), tandis que la Fr. pusilla, Pazras, à front tout à fait orange, est un véritable Serin (Serinus). Les Cardinaux bien plus rouges que presque tous nos Zoxiens sont des Püityliens: d’autres Fringillides marqués de rouge, les Cardinaux dominicains (Paroaria), sont des Spiziens; les flamboyants Pyrangas enfin et les Ramphocèles, des Tanacrines !

C’est par les Uragus, dont nous admettons deux espèces ou races principales (U. sibiricus et sanguinolentus), que nous commencons la série des Loxiens, tout en reconnaissant que ce petit genre assez bien caracterisé lie les Corythus avec les Curpodacus; et que dans cette manière de dérouler la série, le genre Corythus dont le bec affecte la forme de celui du Bouvreuil et se fait remarquer par sa largeur, devrait suivre, non précéder les Becs-croisés. Les deux espèces en effet qui le composent et qui ont donné lieu à l’établissement de deux genres, celle de l’Himalaya Corythus subhaemachalanus ; Hopéson, se rapproche presque autant des Carpodacus que la typique des Becs-croisés. Cette dernière se retrouve dans le nord des deux hémisphères, et l’on serait tenté de considérer les individus d'Amérique comme appartenant à une espèce distincte pour laquelle les noms de canadensis, americana, splendens ont déjà été employés. Mais les exemplaires du Kamtschatka que nous avons exami-

nés tout récemment semblent trancher la question en sens contraire, puisqu'ils nous

offrent des ‘teintes tout aussi brillantes que ceux d'Amérique. La Zoxia flamengo, SParrMANN, n’en est qu’une variété albine.

Sept Becs-croisés, en y comptant la Loxia rubrifascata, seront appréciés par nos lecteurs. Malgré son très gros bec différemment conformé et sa couleur écarlate de Pyranga et de Cardinal plutôt qu'à teintes de Loxien, l’excellent genre Haemalospiza, Bcyru, ne peut-être éloigné des Becs-croisés et des Corythus, surtout à cause de sa femelle verte à croupion jaune. Sa seule espèce, le Sipahi d’Honcson, que l’on a voulu rapporter, je ne sais trop pourquoi, à Loxia boetanensis de Lara et qui pourrait aussi bien être rapporiée à Loxia indica, Gm. est certainement Loxia fulgens, Larr. comme nous venons de le vérifier d’après son type. Il serait intéressant de pouvoir identifier également la Loxia carlsoni, Daupin, basée sur la figure de SparrMann:

En attendant que ses mœurs et ses affinités soient mieux connues, c’est ici que l’on doit intercaler, quoiqu'il brise évidemment la série encore plus que le précédent, notre nouveau genre Chaunoproctus qui a pour type la Fringilla papa, Kirrexrz ou ferreirostris, Vic. placé à tort parmi les Coccothraustes et réuni plus malheureusement encore avec Mycerobas. Nous empruntons son nom générique à Aristophane, lappliquant après deux mille ans, à une époque où il semble crée pour notre papal oiseau.

Le genre Carpodacus si peu compris des Ornithologistes avant que Borz n’indiqua son affinité avec les Linottes et que nous le constiiuions sous le nom d’Erythrospiza , offre lui même plusieurs petits groupes dont quelques uns ont été élevés au rang de genres, et qui pis est, disséminés dans différents groupes suivant la forme et la grosseur du bec des espèces.

Le plus grand des Loxiens qui nous soit connu L. rubicilla ou C. caucasicus; le C. rhodochlamys de la Sibérie occidentale; notre Carp. sophia de l'Himalaya; et même le Passer roseus de Pazzas forment le petit groupe des Rubicilla. Leur bec quoique fort n’est nullement renflé, et ressemble plutôt à celui du Pinson ou du moins du Verdier, qu'a celui des Bouvreuils.

Fringilla rhodopepla , Vic. Carpodacus thura, Br. et Fr. rhodochroa, Vic. par leurs ailes courtes et leurs becs de Pinson constituent le sous-genre Propasser, Honcs, propre aux régions Himalayennes.

Par ses couleurs sombres, ses pieds grêles, ses ailes longues, et son petit bec comprimé, encore plus grêle et droit, caractères qui l’ont fait ranger parmi les Linottes, le Carpodacus saturatus mérite d’être isolé comme Procarduelis, Honcsox. Cabanis a même été jusqu’à Péloigner des autres espèces pour le rapprocher des vrais Pinsons comme type de son genre Pyrrha.

Notre Carpodacus puniceus (rubeculoides , Hopcs.) à bec allongé, à teintes différem-

ment distribuées, le rouge de sa gorge étant plus cramoisi, mieux défini et plus res-

treint, a aussi donné lieu au genre Pyrrhospiza, Bryrn, ou Propyrrhula, Hopes. Mais sa femelle est tout-à-fait semblable à celle de G. rhodopepla: l'unique individu qui se voit au Musée de Leyde offre une singularité dans le bec dont la mandibule inférieure est coupée par une carnène transversale à la moitié de sa hauteur! Ces femelles noi râtres et grivelées dont le plumage contraste tellement avec la päle livrée d’un gris uniforme et presque isabelle des espèces plus méridionales, rappellent un peu les Étourneaux.

Quoiqu'il en soit, c’est aux Pyrrhulinotae d’Hopeson, qu'il convient de conserver plus particulièrement le nom de Curpodacus. Cette petite division comprend le Carpodacus purpureus des parties septentrionales et orientales de l'Amérique du Nord, que son bec de Pinson et sa couleur rouge à la fois plus rose et plus sombre, fait parfaitement reconnaître; le frontalis des parties occidentales et méridionales, le rhodocalpus, Capanis, du Mexique, ne nous en paraissant que le jeune. Son bec est court et bombé, son rouge cramoisi est mieux circonscrit, son ventre toujours strié. L’Érythrina type du genre, sans parler de notre Europe où elle s’avance plus ou moins de V’Orient, se retrouve depuis la Perse où elle se montre avec des teintes plus pâles jusqu’au Kamtschatka où elle les a plus vives et d’un rouge qui ne tire ni au rose comme en Perse, ni au cromoisi comme dans le Nord de l’Europe. Elle est très commune dans l’Inde où elle a recu plusieurs noms, parmi lesquels il faut ajouter à ceux régistrés dans le corps de l’ouvrage celui de rubriceps, Cuvier, que nous ve. nons de vérifier sur son type dans les magazins du Jardin des plantes. Encore plus pile que les exemplaires persans de la précédente s’offre à nous comme dernière espèce la Fringilla synaitica , Licur. de l’Arabie, dont la femelle est même de couleur isabelle. Par ses teintes donc cet oiseau à couleur du désert fait le passage au genre Erythrospiza, mais c’est le seul trait qu’il a en commun avec ce petit groupe méridional, car pour le bec et pour la forme des ailes et même par la disposition de la teinte rose, cette espèce du sud de l’Asie se rattache à celles du Nord des deux continents.

Le genre Erythrospiza comme nous l’avons restreint, par ses ailes longues et aiguës se montre intermédiaire aux Carpodaques et aux AMontifringilles. Nous en connaissons trois espèces, Pobsoleta, la githaginea et la phoenicoptera. Leur bec plutôt de Bouvreuil a une forme toute particulière, quoique plus au moins fort, et leurs couleurs se retrouvent aussi les mêmes, bien que plus ou moins vives. L’E. phoenicoptera qui est en même temps la Pyrrhula rhodoptera de Licur. et la Fringilla sanguinea de Gouz se trouve en Syrie et en Perse, et se fait de suite reconnaître à sa grande taille et à ses belles ailes à pennes élégamment lisérées de rose. PE, githaginea ou

Trompette de l’ile de Malte n’en est qu'une pâle miniature; il n’est pas sûr que le

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