‹ Monographie des orobanchesChapitre 13 sur 26 · XII. OROBANCHE DU LOTIER CORNICULÉ · texte numérisé non relu

XII. OROBANCHE DU LOTIER CORNICULÉ

J'ai trouvé une fois au bord du lac de Genève , au-dessous de Géligny , jme Orobanche parasite du Lotier Comiculé. Ses tiges qui s'élèvent à cinq ou six pouces, sont foibles, jaunâtres, lisses à leur base et garnies de quelques poils à leur partie supérieure. La fleur que je n'ai pas cueillie fraîche, me parpit d'un blanc roussâtre , elle est recourbée vers le sommet et divisée en deux lèvres, la supérieure plus grande et bifide, l'inférieure plus courte et trifide ; les fleurs sont au nombre de cinq ou six ; le stigmate est bilobé et saillant hors du tube ; les étamines sont courtes et un peu élargies à leur base ; les deux sépales profondément divisés. La base de la tige

est bulbeuse , et Ton voit près de la bulbe prinèipale , quelques petites bulbilles qui ne tarderont pas à se développer.

Je ne me proposois pas dVdmettre cette Orobanche au nombre des es^ pëces , parce que je ne Tavois rencontrée qu'une seule fois , et que je n*ai pas pu la décrire vivante. Mais je viens de la retrouver dans Fberbier de M. De Candolle , où elle adhère aux racines du Lotier Corniculé , et je rindique aux Botanistes pour qu'ils décident si c'est une vraie espèce. Elle n'a pas de rapport avec celle du Faux^ Cytise.

XIH. OROBANCHE DE LA FÈVE. Planche 5.

Syn. Orobanche pncinosa. La Peyrouse, Supp. 87. Bentham, Cat. p. 109. Orobanche pruiiiosa. Waixroth^ JiMiciuif p. 5â. Orobanche caryophytlea. DeRoz ^ Orobanches inédites de Sicile.

Orobanche scapofistuhso, piloso, pruinoso^cœsio ; squamis lanceoiatis; bracteis angustU, corollâ brenoribus ; sepaUs prqfunde et anguste bifidis; corollâ labiatd^ labiis ordplicatis, denticulatis ; stigmate profunde diviso^ dihUe pUrpurascente.

, Cette magnifique Orobanche s'élève jusqu'à un pied et au-delà ; sa bulbe est médiocre et écailleuse ; sa tige est rougeâtre, tendre, fistuleuse et recouverte , siutout à l'époque de son développement, de poils nombreux et blanchâtres , ainsi que de poils visqueux; les fleurs grandes et nombreuses forment un bel épi serré , leur couleur est d'un blanc plus ou moins panaché de bleu et de violet ; les stipules sont lancéolées ; les deux sépales divisés profondément en lanières étroites ; la corolle est à deux lèvres trèsouvertes, la supérieure bifide^ irrégulièrement dentée et comme froissée, l'inférieure formée de trois lobes arrondis, porte à sabase extérieur re deux renflements très-prononcés; les étamines sont molles, blanchâtres et recourbées au sommet ; le germe est blanchâtre ; le stigmate à deux lobes, est d'un violet clair ; le nectaire placé à la base du germe est d'un beau jaune ; les étamines distillent aussi à leur base une humeur mielleuse ;

les graines sont noires et briltailtes ; dans Festivation^ la lëvre sapâ^ieure enveloppe l'inférieure dont les deux lobes se recouvrent» Cette plante est aanuelle, peu consistante et se dessèche facilement, sa couleur dans Ther^ bier est d'un gris paille.

Je Tai reçue de Palerme , comme croissant sur les Fèves qu'elle infeste et détruit par son abondance, je l'ai semée au commencement de Mai, avec la Fève, et le 1 4 Août j'ai vu naître sur deux ou trois pieds de Fève, six ou sept tiges d'Orobanches parfaitement développées , et d'un très-bel effet.

Wallroth et LaPeyrouse disent qu'elle croit aussi en Espagne, qu'elle a été d'abord cueillie à Prats de MoUo , et qu'elle a traversé les P3nrénées d'oii elle se propage en France. M. Bextham , dans son catalogue des plantes des Pyrénées, dit qu'elle croit aussi sur les Lupins.

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