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IV. OROBANCHE DU GENÊT CENDRÉ

iftm. Orohanche scapo in bulbum infomiem i^ix squamosum incra^sato;

i£i;^, stipulis inferioribus numerosis . eJ^ngatis , superioribus paucioribus et rur

^/fe' fescentibus; sepalis duobus ad dimtdîumfere subdivisis; corollâ inflatâ,

bilabiatd, labio utroque proditcto ; stigmate exserto^ luteo.

,^ Cette Orobanche s'élève a plus d'un pied et demi, ses tiges sont comme

tomenteuses, et portent aussi des poils glanduleux jaunes. La corolle est grande, ouverte, plissée sur les bords et pâle à l'intérieur; les étamines sont élargies et un peu nectariferes à leur base ; les filets sont d'un rouge pâle ; le stigmate d'un beau jaune ; le nectaire peu coloré , distille abondamment une liqueur mielleuse ; la plante est d'un brun clair , plutôt que foncé, son épi aUongé et compact , est chargé d'une trentaine de fleurs.

Cette Orobanche ainsi que celle du Genêt joncier a quelquefois un troisième sépale, ou une stipule entre la fleur et la tige.

Ce qui distingue surtout cette Orobanche de celle du Genêt jonçier, dont elle a le port et l'apparence extérieure , c'est la moindre consistance et la couleur affbiblie de toutes ses parties, son stigmate saillant, le limbe de sa corolle pâle et fortement plissé.

Je l'ai trouvée en assez grande abondance sur la route de Nice à Tende

entre l'EscarelIe et Sospello , et entre Sospello et la Gondcniille. Elle étoit en pleine fleuraison au mois de Juin ; la plupart des ëdiantillons présentoient deux tiges sortant de la même bulbe. Elle n'a point encore de synonyme.

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