‹ Monographie des orobanchesChapitre 8 sur 26 · V. OROBANCHE DU SPARTIUM JONCIER · texte numérisé non relu

V. OROBANCHE DU SPARTIUM JONCIER

Syn. Orohanche fœtida. Bivoni Bernardi, Stirpes rariores Sicilise, Mantissa I, N.o 5.

Orohanche scapo incrassato ; squamis inferioribus numerosis ; hracteis elongatis flaccidis ; sepalis duohus leviter hifidis ; stigmate bUobo.

Cette Orobanche s'ëlëve au-delà d'un pied et demi ^ sa base renflée en bulbe, est recouverte de grandes écailles d'un jaune sale. La tige est dure, d'une couleur foncée , et porte juscpi'à quarante fleurs disposées en épi serré, d'un brun jaunâtre , quelquefois rougeâtre ; les stipules et les bractées sont allongées , et leur sommet se flétrit promptement. Les deux sépales sont foiblement divisés ; la corolle est large, applatie du côté de la tige^ brunâtre en dehors, d'un rouge vineux ousanguinen dedans; la lèvre supérieure est légèrement divisée , l'inférieure est trifidé à divisions comtes et réfléchies sur les bords , toutes les deux sont médiocrement plissées et frangées ; le germe est rougeâtre et allongé; le style est de la même couleur; les deux lobes du stigmate sont jaunes et saillants ; les étamines insérées un peu au-dessous du germe , sont dilatées et fortement nectariferes à leur base ; les filets sont blanchâtres et à peu près glabres comme le style ; les anthères sont d'un jaune pâle , ainsi que Fépine qui est peu marquée , elles sont placées sous le style et leurs filets se recom^bent au sommet ; le nectaire est noirâtre.

La tige, les calices et les corolles sont quelquefois chargés, et quelquefois dépourvus de poils glutineux ; toute la pknte prend en vieillissant une couleur d'un brun très-foncé.

Cette Orobanche difiere de toutes celles que nous avons déjà décrites , et surtout de celle du G^nét des teinturiers^ par ses dimensions de

moitié plus considérables, par sa tige rougeâtre , fortement écailleuse à la base , par ses sépales moins divisés et son nectaire noirâtre ; sa teinte est beaucoup moins jaune , son épi floral a près d'un pied.

J ai trouvé cette Orobanche sur les mêmes collines que celle du Genêt cendré.^ c'est-à-dire sur le chemin du col de Tende , depuis l'Escarelle à Sospello et de Sospello à la Gondouille. Je l'ai ensuite cueillie en grande quantité sur les collines au-dessus de Gênes. Elle est en pleine fleur au commencement de Juin. Elle est indiquée par M. DeRoz, Botaniste de Palerme, comme croissant en grande quantité aux environs de cette ville; ^urXe Spartiumjunceum et aussi sur le s^illosum. N'y a-t-il point d'équivoque ? Est-ce exactement la même qui croit sur les deux Spartiums ? Je possède un échantillon intermédiaire entre cette espèce, et celle dit Genêt des teinturiers^ il est venu des graines de cette dernière espèce, développées sur les racines du Spartium.

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