‹ Monographie des orobanchesChapitre 9 sur 26 · VI. OROBANCHE DU CYTISE A BALAIS · texte numérisé non relu

VI. OROBANCHE DU CYTISE A BALAIS

Syn. Orobanche fœtida. De Cand. F. F. ?

Orohanche fœtida. Desfont. F. Atl. a. p. 69. i44? Oîvbanche fœtida. La Peyrouse. Abr. 358.

Orobanche fœtida. Poiret. Voyage en Barbarie 2. p. igS. Orobanche i^ariegata. Wallroth. ^laaiuvfi* p. 4^.

Orobanche scapo ultra basim incrassato; squamis bracteisque ovato-oblongis, remotis^furfuraceo^hirsutissinUs; sepaUs in dentés linearesdivisis; cùrollâ inflato-ventricosâ , extus glanduloso-^asperâ; stigmate prof unde diviso.

C'est la plus grande des Orobanches connues. Sa tige qui s'élève jusqu'à deux pieds et demi, est d'un gris pâle et fauve; et se termine en pointe conique ; la tige inférieure est une bulbe allongée , toute couverte d écailles lancéolées et sèches, qui se prolongent jusqu'à la base de Tépi, formé de près de quatre-vingts fleurs; la tige est garnie de poils secs et furfuracés, entre-mélés de quelques poils glutineux; la fleur est d'un fauve

cendre, un peu rougeâtre à l'intérieur ; la lèvre supérieure est courte et peu divisée ; l'inférieure a trois lobes dont l'intermédiaire est allongé ; le calice est à deux sépales rapprochés et divisés en lanières étroites ; les étamines, dilatées à la base et recourbées sous le pistil, sont blanchâtres et chargées au sommet de quelques poils rudes ; les anthères sont cendrées, les épines un peu blanchâtres ; le germe proportionnellement petit et grisâtre , ainsi que le style ; le stigmate est d'un jaune pâle, à deux lobes, très- marqués, non divisés dans leur longueur; le nectaire est jaune.

Cette belle plante est fort distincte de \ Orohanche du Genêt joncier , et de toutes les autres, par sa couleur, ses poils &rfuracés, son port, son stigmate profondément bifide , sa tige enflée à sa base et non convertie en une bulbe solide.

E^le se trouve en plusieurs endroits au-delà des Alpes. Je l'ai cueillie à Baveno ^ sur les collines de la Ligurie , et sur les pentes méridionales de l'Apennin , depuis Carcara jusqu'à Savone. M. Charles Des Moulins Ta trouvée en abondance dans le département de la Gironde et dans le Périgord. Elle fleurit au commencement de Jum.

Vn. OROBANCHE DE L'ULEX D1EUROPE ?

Orobanche bulbo mediocri^ squamoso; squanUs kuiceoUuis, non ad^ pressis; sepaUs bifidis; corollâ inflatâ; stigmate bifido^ exserto; stanù'nibus^ albidisj subexsertis.

Je n'ai pas vu cette Orobanche vivante , mais je l'ai reçue de M. Charles Des Moulins, qui l'a trouvée dans les Landes du Médoc, croissant au milieu de rUlex ; sa structure et son port indiquent , en effet , que c'est une Orobanche genistée. Elle s'élève au-delà d'un pied, sur une bulbe médiocre, recouverte d'écaUles lancéolées , qui en devenant plus rares se retrouvent aussi sur la tige. Les sépales sont divisés jusqu'à la moitié ; la corolle est enflée et divisée en deux lobes bien marqués ; le stigmate est bilobé et saillant ; les anthères sont blanchâtres , ainsi que leur épine. Toute la plante desséchée est dun brun plus clair que les autres Orobanches gé-

nistées. Je ne peux pas assigner ses autres caractères ; mais je l'indique y parce qu'elle est déjà mentionnée par Wallroth, {page 3o).

Ce genre du Genêt est remarquable par le grand nombre d'Orobanches qu'il nourrit, et qui malgré leurs différences en port, en couleur et en consistance , ont cependant de très-grands rapports entre elles. Peut-être proviennent-elles toutes d'une même espèce. Cependant j'ai déjà fait observer que j'avais cueilli sur le Spartiumjunceum^ croissant au milieu des Genêts des teinturiers , une Orobanche qui ne pouvoit être, que celle de ce Genêt , et qui difïeroit beaucoup de celle du Spartùan joncier.

Le caractère le plus constant des Orohanches gémstées , c'est un stigmate bilobé d'un jaune doré , qui ne se retrouve pas, je crois, dans les autres espèces du genre.

Ces quatre dernières espèces sont assez voisines, pour que les Botanistes^ qui n'ont décrit que des Orobanches sèches, aient pu les confondre. Par conséquent je n'en donne point la sjmonymie exacte , mais j'avertis qu'il faut y rapporter le Variegata^ le Fœtida et le Major de Wallroth , le Fœtida de De Candolle , Des Fontaines , Bxvoni Bernardi et Wilde- Now; le Barbota de Brotero, Flor. Lusit. i, i83, X^Fuscaàie Lamarck, Encyc. 4 ? ^^ i ^ ^tc. Les descriptions de ces Auteurs confondent plus ou moins les caractères que j'ai assignés à ces diverses espèces , et en passent sous silence d'autres qui doivent être énoncés.

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