V. PERITELUS. di
maunis, mais la différente armature des jambes n'a d'analogue que dans les Trachyphlœus, par ex. scabriusculus.) Découvert en Algérie par M. de Solsky.
¥. - PERITELUSi Germ. Spec. Ins. 407. 1824. — Sch. Disp. Mélhod. 193, 107.— Cure, ii 511. — Lacd. 184. — Seidl. 11 et 27, 17.
Corbeilles des jambes postérieures ouvertes.
Môtasternum très-court. — Saillie intercoxale large, parallèle, tronquée. — 2® segment abdominal plus ou moins anguleux en avant.
Antennes robustes, terminales ; funicule 7-articulé.
Rostre court, droit ; ptéryges peu divariquées ou nulles.
Scrobes supérieures atteignant le bout du rostre.
Cuisses peu en massue, inermes.
Ongles libres ou soudés, égaux ou inégaux.
Corps aptère ; élytres densément et également squamuleuses ou nues (ongles soudés, inégaux), jamais granulées ou à côtes.
Ecusson nul.
cT plus grêle, pour l'ordinaire impressionné en-dessous; jambes armées en dedans.
Q plus épaisse, ample ou plane en dessous; jambes simples.
Le corps également squamuleux, les pattes courtes, avec les cuisses légèrement en massue, les scrobes antennaires courtes, placées au bout et en dessus du rostre, le rostre court, épais, et enfin les épaules arrondies, donnent aux Peritehis un iaciès propre qui les fait reconnaître à première vue.
On les distingue aisément des Oosomides, groupe de l'Afrique australe, dont ils ont la forme, par la structure du bout des jambes postérieures, car celui-ci est simplement coupé obliquement et a tout au plus, à l'arête externe de la surface oblique (sur laquelle s'insère le tarse), des soies obliquement dirigées en dedans, tandis que dans
l'autre groupe l'arête externe elle-même est anguleusement recourbée en dedans, de sorte que la base du 1*='" article des tarses est assez couverte. Lacordaire appelle l'extrémité des jambes, dans ce dernier cas, corbeilles caverneuses, et dans le \^^ corbeilles ouvertes. La suture, anguleuse entre le \^^ et le 2^ segment ventral, distingue les Peritelus des genres Sciobius, Holcorhinus (chez lesquels elle est droite); l'avance large, parallèle, du l^"^ segment ventral entre les hanches postérieures, les distinguent des Ptochus (chez qui. elle se rétrécit par devant, et des Phyllobides (chez qui elle est étroite). Les antennes fortes les séparent des Laparocerides ; la position des scrobes, des Leichenophagiis, Trachyplœus, Cathormiocerus, Omias, Scoliocerus, Anemophilus et Ascepanius (chez lesquels elles se trouvent aux côtés du rostre), ci des Mylacus (chez qui elles sont au milieu du rostre et en forme d'entonnoir). Troglorhynchus, Otiorhy)ichus et Tyloderes ont les cuisses fortement épaissies en massue ou môme dentées, et toujours les ongles séparés, et présentent souvent des granules, des côtes ou des sillons sur les élytres et sur le prothorax, mais jamais une squammosité également épaisse, avec des cuisses inermes. Quelques espèces de la division de VOtiorhynchus picipes sont vêtues d'une épaisse squamosité mais non uniforme, et les élytres sont marquées de points ocellés et les cuisses dentées. De plus, dans les Otiorhynchus, comme l'indique ce nom, les ptéryges sont fort élargies, tandis que dans les Peritelus elles sont tout au plus légèrement saillantes ou nulles. Nastus a les cuisses dentées. Cœiwpsis se distingue par la rayure du dessous de la tète et la position des yeux sur le rostre.
Le gein^e Meira enfin, séparé par J. Duv. des Peritelus uniquement à cause de ses antennes épaisses et du manque de squamules, ne peut être maintenu, car il y a un bon nombre de petites espèces qui neutralisent la différence indiquée par Lacordaire, consistant en ce que la scrobe va jusqu'aux yeux, et qui forment la transition aux Peritelus; cette disposition des scrobes se retrouve dans le sous-genre Leptosphœrotus. Quant au manque de squamosité, on ne peut s'en servir pour les séparer (autrement il faudrait en éloigner la Meira suturella qui est