‹ Monographie des OtiorhynchidesChapitre 35 sur 311 · V. PERITELUS · texte numérisé non relu

V. PERITELUS

densément squamuleuse), car il est plus que vraisemblable que l'absence de squamules dans l'exemplaire de J. Duv. ne tient qu'au simple frottement. Je possède, en effet, 1 individu qui convient en tous points au Meira crassicorjiiSj et qui est squamuleux sur la plus grande partie du pronotum et des élytres. Je ne ferai donc des Meira qu'un sous-genre des Peritelus, entre le 11° groupe et les Leptosphœrotus.

Le rostre et la tête des Peritelus présentent peu de variations et se réduisent à deux formes primitives : ou le rostre est distinctement plus étroit à la base que la tête, qui se rétrécit fortement jusqu'à la base de cet organe [senex et ruficornis); ou bien les 2 organes sont à peu près d'égale largeur et se suivent sans ligne de démarcation (tous les autres Peritelus). Les ptéryges manquent totalement {leucogrammus) ou sont tout au plus médiocrement saillantes (des plus fortes dans griseus, planidorsis, platysomus).

Les antennes présentent 2 formes si différentes, qu'elles pourraient fournir des caractères pour un sous-genre. En effet, dans l'une des formes, le l^r article de la massue (9° de toute l'antenne) est presque aussi grand ou plus grand que le suivant, et n'en est pas séparé ; la massue, épaisse dès sa base, est distinctement séparée et ne se rétrécit que vers l'extrémité. Dans l'autre, le même article est très-petit (pas plus grand que le dernier article du funicule), et le 2*^ article de la massue, (distinctement séparé du 1^'") s'épaissit progressivement, ce qui fait paraître la massue étroite, et son l^"" article peut être pris pour le dernier article du funicule, et on peut aussi bien le rattacher à la massue qu'au funicule.

Nous trouvons la 2^ forme dans P. aquilus eiintersetosus, que j'ai par suite réunis dans un sous-genre (le dernier de tous les Peritelus). A l'exception du sous-genre Leptosphœrotus, les antennes présentent peu de différences et ne peuvent être employées comme caractères que dans quelques espèces. Leur scape n'est jamais fortement épaissi en massue (des plus fortement dans griseus), souvent même il est presque d'égal diamètre; le l^"" article du funicule est toujours allongé, souvent aussi le 2*^ (des plus forte- L' Abeille. — 1871, Mais. 4

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ment dans le noxius), les autres varient de longueur, cependant ils sont toujours plus courts que le ^<^^

Le prothorax n'est jamais plus long que large; arrondi sur les côtés assez fortement dans senex, Susanœ, ruficor- 711S, msticus et astnigali; d'ailleurs très-légèrement ou cylindrique. Le bord postérieur est pour l'ordinaire légèrement arrondi, et tout droit seulement dans le Schœnhern. Le bord antérieur est tantôt perpendiculaire, échancré par en dessous (par ex. dans rusticus)^ de sorte que le prosternum est à peine plus court que le pronotum, tantôt oblique, de sorte que le prosternum est plus ou moins raccourci. Cette disposition est des plus prononcées dans le senex et le ruficornis.

Les élytres dans leur forme générale parcourent tous les degrés depuis celle du cercle {noxius cf), jusqu'à la forme étroite allongée, sans qu'on puisse fixer de limites déterminées. 11 est important, pour la disposition systématique, de voir si elles sont arrondies ensemble au bout (dans ce cas, si on les regarde d'en haut, leur pointe même est couverte par leur partie postérieure convexe), ou si elles sont légèrement en pointe (alors on peut voir plus ou moins la pointe d'en haut). Elles ont toujours 10 stries, et la \0^ occupe différentes places au bord externe, dont il faut tenir compte chez quelques espèces (p. ex. subdepressus). Le bord externe est plus ou moins courbé et présente en ce point souvent des différences sexuelles frappantes (p. ex. 7iecessarius, sinuatus).

Le dessous présente de bons caractères génériques, déjà mentionnés. Le \^^ segment abdominal est large entre les hanches postérieures, tronqué droit en devant ; le 2^ est séparé du \^^ par une suture anguleuse, et est un peu plus long ou aussi long que les 2 suivants ensemble. Métasternum très-court; hanches intermédiaires séparées par une bande étroite, antérieures adossées.

Les pattes sont courtes et robustes, les cuisses assez épaisses mais fortes dès la base, de sorte qu'elles ne sont ni épaissies en massue vers le bout, ni dentées. Les jambes présentent des différences frappantes, qui sont trèsutiles pour l'établissement des sous-divisions. Dans une espèce {kucogrammus) les jambes antérieures présentent

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