V. PERITELUS
au bout, outre un élargissement en crochet en dedans et en dehors, une autre dilatation en lobe trid entée du bord externe de la surface apicale oblique, comme on en retrouve dans quelques Trachjphlœus. Dans 2 espèces [senex, Siisanœ), l'élargissement en crochet ou en angle est encore distinct en dehors ou en dedans, mais le bord qui les sépare n'est plus que légèrement élargi en angle et non denté. (11 en est ainsi dans le ruficomis, cependant on n'y trouve pas l'élargissement à l'angle externe.) Dans toutes les autres espèces, l'angle interne est simplement élargi en crochet, l'externe arrondi ou rarement en angle obtus {griseiis). Dans o espèces {senex, griseus, familiaris, planidorsis, hirticornis), les innihes postérieures sont élargies par derrière au bout, qui est entaillé en arc peu courbé, et garni de soies également courtes, dirigées obliquement en dedans. L'angle apical postérieur est fortement saillant. Dans toutes les autres espèces, il est au contraire tronqué ou arrondi, garni de soies plus longues que le bord apical même, et forme avec lui un angle obtus. L'angle apical antérieur est la plupart du temps en crochet, rarement obtus (p. ex. noxiifs).
Les ongles sont séparés dans platysomus, Schœnherri, Cremierei, planidorsis, hirticornis, astragaîi; soudés dans tous les autres, et présentent une structure particulière dans nigrans (où l'un d'eux est seulement moitié aussi long que Tautre), et dans le mononychus (où l'un d'eux est rudimentaire).
Les téguments du corps ne présentent jamais ni tubercules, ni côtes, ni sillons, mais, à l'exception du nigrans que j'ai séparé comme sous-genre, une vestiture épaisse, régulière de squamules rondes, souvent entremêlées de tout petits poils qui se transforment rarement en petites soies [Brucki, parmdus, echidna). Les pattes et les antennes sont aussi densément couvertes de squamules qui se changent en poils vers l'extrémité.
Les différences sexuelles sont pour l'ordinaire fortement exprimées, et il y a peu d'espèces où je n'aie pu les constater (probablement à cause du manque de matériaux), p. ex. dans leucogrammus, rusticus, aquila, intersetosns. Le cf présente pour l'ordinaire sur l'abdomen une impression
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qui s'étend du métastornum jusqu'au 3*^ segment, et est tantôt très-profonde {familiaris, planidorsis), tantôt seulement indiquée. En outre, le mâle est plus étroit, et seulement plus large dans 2 espèces (platysomus et noxius), mais beaucoup plus déprimé que la Q, il a les antennes plus longues, plus déliées, d'ordinaire aux jambes postérieures des rugosités dentiformes, que déjà SulTrian a reconnues comme des caractères sexuels. Souvent aussi les bords latéraux des élytres sont sinués angulairement en dessus des hanches postérieures. — La Ç n'est pas impressionnée en dessous, souvent un peu convexe, ordinairement plus large, et dans les 2 cas mentionnés, plus étroite que le çf, mais toujours supérieure quant à la masse du corps. C'est sur de telles difTérences sexuelles que Jekel a établi une nouvelle division des Curculionites et qu'il donne aux espèces dont les Ç sont toujours plus massives, plus épaisses, plus volumineuses que le cT, mais jamais plus déprimées, le nom de Pîatygynes qui me semble inadmissible.
Quant à la distribution géographique, il est digne de remarque que la plupart des espèces ont un habitat trèsrestreint; 4 seulement sont plus largement répandues. Seul, hirticornis se trouve dans toute l'Europe. Après lui, leucogmmmus est le plus répandu : Allemagne, Autriche et toute la Russie.
Familiaris l'est moins, car il se rencontre seulement à l'Orient de la Hongrie, et griseus est réduit à l'Allemagne, la France et l'Italie.
Toutes les autres espèces se trouvent en France, Italie, Espagne, Sicile et Algérie, et appartiennent à la faune méditerranéenne. 8 espèces occupent exclusivement la France, surtout le Midi; 3 l'Italie, o l'Espagne, 3 l'Algérie et 1 la Sardaigne. Ils sont tous européens et aucun n'est exotique.
Les PeriteJus vivent sur plusieurs plantes et deviennent quelquefois nuisibles par leur multiplication (griseus, noxius). On doit les trouver en nombre.
On ne sait rien de leurs premiers états.