CHAPITRE III
DU GENRE l'AMPIIRACTLS Agass
J’avais d’abord réuni aux Plériclilhys la seule espèce connue de ce genre , en l'appelant Ptericlitliijs hydrophiltts, mais une étude plus approfondie et la comparaison attentive de cette espèce avec le genre Coccosteus, m’ont prouvé qu’elle doit former un genre distiucl, intermédiaire entre les Ptérichthys et les Coccosteus, que j'appelle Pampliractus, à cause de la forme divisée de la carapace.
la» nageoires pectorales des Pampliractus ressemblent beaucoup à celles des Plérichthys, par leur forme grêle , allongée et courbée. Mais les plaques de la carapace sont tout autrement disposées. (Tab. 6, fig. 2). La plaque centrale a est énorme ; elle couvre au moins les deux tiers de toute la carapace, et son bord antérieur atteint l'articulation de la tête avec la carapace. Les plaques latérales antérieures et moyennes 6, e, qui acquiérent un si grand développement chez les Plérichthys, sont réduites à des bandes étroites, qui longent le bord de la carapace. Les plaques latérales postérieures tld, sont par contre très -grandes et forment avec une petite plaque intercalaire e , l’extrémité postérieure de la carapace. La disposition des plaques de la tète est aussi tout autre que chez les Plérichthys. On ne remarque point de ceinture thoracique; mais les nageoires sont fixées sous des plaques latérales, de forme à peu prés triangulaire. Entre ces deux plaques sc trouve une plaque médiane en forme de coeur de carte, dont la pointe est tournée en arrière, et que je crois l'analogue de la plaque céphalique des Plérichthys. Une quantité de petites plaques rangées à côté les unes des autres comme des pièces formant une voûte , sc trouve au pourtour antérieur de la tète ; enfin il y a un espace circulaire compris entre la base de la plaque céphalique et ces petites plaques antérieures, qui me parait avoir été recouvert par la peau. Ce qui distingue encore d’une manière frappante les Pamphractus, c’est une ligne transversale très-marquée qui sépare les plaques de la tète de celles de la carapace. On ne sait pas encore comment la queue de ce genre était conformée, mais je présume qu'elle devait être semblable à celle des Plérichthys.
Le développement excessif de la plaque centrale de la carapace qui atteint l’articulation de la tète, l’absence d'une ceinture thoracique faisant le tour du corps, et la démarcation distincte de l’articulation occipitale, feront toujours distinguer ce genre de celui des Ptérichlhys.