I. Pa.mphphracti s nvunopmius Agass
Tab. 4, fig. 4-7 (sous le nom de Plrrichthys hydrophilus) .
Je ne connais que celte seule espèce, dont il existe trois exemplaires plus ou moins mutilés dans la collection de M. le professeur Jameson , que j’ai fait figurer Tab. 1, fig. 4-7. Le corps, y compris la tête, forme un ovale un peu rétréci eu avant. Sa plus grande largeur égale les deux tiers de la longueur. Les nageoires pectorales sont très- longues, plus longues que la carapace, légèrement arquées et assez pointues, comme on peut le voir surtout sur la fig. 5. La granulation des plaques est très-distincte; elle est formée de petits cônes assez réguliers et séparés par des rigoles étroites. Vues à la loupe 1 , ces granules font l'effet de cellules plus ou moins polvgonales placées à côté les unes des autres (fig. 7).
Les exemplaires figurés font partie de la collection de M. le professeur Jameson, et ont été trouvés à Dura-Den dans le Fifesliirc, dans le vieux grès rouge supérieur.
M. Anderson , dans une notice très-intéressante qu'il a publiée sur la géologie et la botanique du comté de Fife , donne la figure d’un poisson ( fig. 6 de sa planche ) qui ressemble beaucoup à mon Pamphractu* hydrophilus , mais qui en diffère cependant par la forme plus allongée de la tète et par le développement de la ceinture thoracique qui est visible entre la tète et la carapace. A moins que ces différences ne soient l'expression des caractères particuliers des faces supérieure et inférieure de la carapace , que je n’ai pas pu comparer entre elles , il faudra considérer ce fossile comme Une espèce particulière que je signale à l’attention des géologues écossais , en proposant de l’appeler Pamphractu s Andenani. Je suis d’autant plus disposé à considérer le poisson de M. Anderson comme une espèce à part , que la forme de ses contours diffère de celle du P. hydrophilus ; mais une comparaison directe d’un nombre plus considérable d'exemplaires mieux conservés pourra seule décider cette question.