CHAPITRE VI
DU GENRE CEPHALASPIS agas».
Je n'ai rien de nouveau à ajouter à ce que j’ai dit dans mes Recherche* , vol. Il , pag. 1 33, sur les caractères zoologiques du genre Céphalaspis , qui constitue maintenant le type d’une famille à part. Lorsque j 'ai établi ce genre, j’ai long-temps hésité sur la position systématique quoje lui assignerais, j’avais même des doutes sur la convenance de le ranger parmi les poissons, et il n’a rien moins fallu que la découverte des exemplaires de la Tab. 1 a de mes Recherche s, pour me convaincre que c'était bien à cette classe que devaient être rapportés ccs larges écussons bicornes que je trouvais rangés parmi les Trilobites dans la plupart des collections. Aujourd’hui il ue me reste plus aucun doute sur les vrais caractères du genre Céphalaspis ; je considère également comme définitivement acquises à la classe des poissons les espèces que j’ai décrites sous les noms de Ceph. Iqellii et Ceph. ro*tratus. Je n'en dirai pas autant des Ceph. Lewùii et Lloydii , dont je ne connais toujours que les plaques isolées figurées Tab. I h de mes Recherche». C’est un fait assez curieux, que malgré les nombreuses découvertes en fossiles faites depuis une dizaine d'années dans le vieux grés-rouge , on n’ait rien trouvé de nouveau concernant le genre Céphalaspis. Les exemplaires que j’ai examinés en 1834 et 1833 et qui sont décrits dans mon ouvrage , sont encore aujourd'hui les plus complets que je connaisse ; je puis même dire que je n’en ai pas rencontré d’autres dans les collections, et ce qu’il y a de plus surprenant , c’est que les localités les plus riches en poissons du système dévonien que l’on a découvertes dans ces dernières années, n’ont fourni aucune trace de Céphalaspis ; on n'en a trouvé ni h Lethen-Bar, ni à Garnrie , ni à Cromarty, ni à Caithncss , ni dans les Orkney, ni en Belgique , ni dans l'Eifel , ni en Russie. Les seuls gites des espèces de ce genre sont encore aujourd’hui le pays de Galles et le comté de Forfar.