‹ Monographie des poissons fossiles du vieux grès rouge ou système dévonien (old red sandstone) des Îles britanniques et de RussieChapitre 73 sur 104 · DES PLACOÏDES EK GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DES PLACOÏDES EK GÉNÉRAL

Dans le système dévonien, comme dans tous les autres dépêts fossilifères en général, les débris de Placoïdes sont moins fréquens et moins bien connus que ceux des autres poissons. C’est une conséquence naturelle de l’organisation de ces poissons, dont le squelette n'est nullement propre à se conserver après la mort. En effet, pour peu qu’ils fussent construits sur le même plan que les Requins de nos jours, et c'est ce dont l’anologie ne permet pas de douter, leur squelette devait être cartilagineux ou scmi-carlilagineux , et leur corps couvert de chagrin au lieu d’écailles. Ils n'avaient sans doute, en fait de parties solides, que leurs dents implantées dans les gencives, et les aiguillons qui supportaient leurs nageoires. Or, ce sont là en effet les seuls débris qu'on a signalés jusqu’ici dans les couches dévoniennes.

Le nombre total des espèces de Placoïdes , que je connais maintenant des terrains dévoniens, se monte à vingt-six. Sur ce nombre, il y a beaucoup plus d’Ichlhyodorulitbes que de dents et de mâchoires. Il est sans doute très-difficile, sinon impossible , d’établir une classification d’après les Ichthyodorulithes seulement , puisque les Placoïdes de notre époque, qui portent des rayons épineux, appartiennent à des types très-différens, témoin les Cenlrines, les Aiguillais et les Cestraciontes. Cependant si l’on considère le rèlc important que les Cestraciontes ont joué dans toutes les époques anciennes , si l'on lient compte en outre des mâchoires bien caractérisées qu’on a trouvées dans plusieurs localités du vieux grès-rouge , tandis que les dents de Requins proprement dits sont très-rares, l’on pourra, je crois, en inférer, avec assez de probabilité, que les Ichthyodorulithes de l’OId Red proviennent en grande partie de Cestraciontes. En tous cas , les vrais Requins n’ont joué qu’un réle secondaire dans la population de celte époque. Les vrais dominateurs des mers d'alors étaient les Sauroïdcs.

Pour ne pas être téméraire , et afin de ne pas établir une classification sur des bases que l’expérience n’a point encore sanctionnées , je n’ai pas fait entrer les familles dans le tableau suivant. Je me suis borné, pour les Ichthyodorulithes, à une simple énumération des espèces, et j’ai rapporté les débris des mâchoires aux deux grands groupes des Ilybodontes et des Cestraciontes. Il est possible et même probable que les quelques espèces de mâchoires que nous décrirons plus bas se rapportent à l’un ou à l'autre de ces Ichthyodorulithes , mais nous n’avons aucun moyen d’établir dès maintenant des rapprochemens certains.

TABLE ANALYTIQUE DES GENRES ET DES ESPÈCES

ICHTHYODOHULITES

OU

H * VOS» I>F NAGEOtKIS.

Page 1