ClIELYOPIIOItVS l'I STt l.ATUS Agass
Old Red, Tab. 31 n, fig. 20 cl 21 .
Je n'oserais pas affirmer que les deux plaques figurées sous le même nom , sur la planche citée, appartiennent réellement à la même espèce, tant il y a de dilTércnce entre les granules alongés, confluens et plissés à leur base de l'exemplaire fig. 20 et ceux de fig. 21 , qui sont beaucoup plus réguliers et coniques. Cependant la régularité de leur disposition sériale et en éventail , m’a engagé à les rapprocher jusqu'à ce que nous |iossédions de plus amples renseignemens à leur égard. Ces plaques diffèrent principalement de celles de l'espèce précédente par les dimensions de leurs ornemens, qui sont sensiblement plus petits dans le Ch. yerneuilii.
Notre espèce provient des environs de St-Pélersbourg ; les exemplaires figurés m’ont été communiqués par M. le comte de Reyserling.
Coccosteus oBLOxr.rs Agass.
Décrit pag. 28; ajoutez : Old Red, Tab. 30 o, fig. 2.
Les granules de cette espèce sont surtout caractéristiques; il m’a dès-lors paru utile de représenter, fig. 2 de Tab. 30 o, un fragment de sa carapace grossi quatre fois en diamètre, afin de compléter la description citée.
CoCCOSTEl'S DECIPIEXS Agass.
Décrit pag. 2ti: ajoutez: Old Red, Tab.B. fig. 2 et 3, et Tab. 30a, lig. 19.
La fig. 2 de Tab. B représente la structure des dents, et la lig. 3 de la même planche la structure des plaques de celle espèce. La lig. 19 de Tab. 30 a représente en outre une plaipie rentrale médiane isolée, correspondant à celle qui est désignée par la lettre o dans la lig. h de Tab. G. Elle protient des schistes de Poniona et m'a été communiquée par M. le D r Traill. Sa surface est plane, lisse le long des bords et ornée à l'intérieur de trois ou quatre rangées de tubercules disposés parallèlement aux contours de la plaque. Sa forme aplatie m’a convaincu de l'opportunité de distinguer comme espèce le Coccosteut maximus, dont je ne connais ciicore qu'une plaque ventrale médiane, mais dont la forme diffère essentiellement dr celle du C. decipieiu.
Coccostf.us ccspiuati s Agass.
L'exemplaire de la ligure citée pag. 28 offre un genre d'intérêt auquel je n’ai pas d’abord fait attention, c’est que pré's de la pointe il y a, à la face supérieure, un sillon médian qui se termine par une sorte de fossette alongéc qui a quelque analogie avec celles que l’on remarque dans les plaques nuchales des Siluroïdes, qui sont armés de gros piquans osseux en avant de leur nageoire dorsale. Il se pourrait dès-lors que les Coccostées fussent également munis de grands rayons à la nuque; mais avant qu’on ait pu les observer directement, il restera toujours douteux si c'était des piquans roides comme ceux des Balisles et des Silures, ou des filets pécheurs, comme ceux des Baudroyes ( LophiusJ .
Coccostf.us maximus Agass.
Old Red, Tab. 30a, fig. 17 et 18.
La connaissance de celte espèce est due à M. le D’ Malcolmson, qui en a découvert une plaque à Bogbole, prés de Lelhen, dans le Nairnshire, et qui m’en a communiqué un dessin dés l’année 1840; mais ce n'est que tout récemment que j’ai reconnu la véritable nature de ce fossile. C'est une plaque rentrale médiane d’une très-grande espèce de Coccostcus, analogue à celle du C. deeipiens, représenté sur la même planche, fig. 19. Elle diffère sensiblement des autres espèces par la saillie que forme le milieu de sa surface, dont les deux moitiés sont inclinées en sens inverse, comme les pans d’un toit, fig. 18. Les granules sont conservés sur quelques points de la surface, lig. 17; ils sont beaucoup plus serrés que dans les autres espèces du genre.
OsTEOLEPIS MAJOR AgaSS.
Décrit pag. 31 . Ajoutez : Old Red, Tab. 31 a , fig. 8-13, et Tab. 28a, fig. A, n.
Parmi les nombreux débris de poissons fossiles des environs de St-Pélersbourg qui m’ont été communiqués par M. le comte de Kcyserling, j’ai reconnu des écailles isolées d'un Ostéolépis que je crois pouvoir rapporter à l'une des espèces que l'on trouve en Ecosse , et que j'ai décrite sous le nom d'Ost. major. Pour mieux faire ressortir la ressemblance de ces écailles, j’en ai fait représenter une série Tab. 31 a, lig. 8-13, vues des deux faces, de grandeur naturelle et grossies. J'ai reconnu les mêmes écailles sur un fragment de roche de Kokcnhuscn, qui m’a été communiqué par M. le baron de Lüwenstern.
Dipioptehis macrocephalus Agass.
Décrit pag. Si. Ajoutez Old Red, Tab. 31 a, lig. 1-7.
Celte espèce s’est retrouvée parmi les fossiles de Russie qui m’ont été communiqués par M. Murchison et M. le comte de Keyserling. Les écailles figurées Tab. 31 a, fig. 1 à k proviennent de Prinlschka, celle de fig. 5 provient de St-Pétersbourg ; la fig. 6 représente un fragment d'os operculaire de Prinlschka , et la fig. 7, un fragment du bout du museau , provenant de St-Pétcrsl>ourg. Il y a la plus parfaite identité entre ces débris fossiles cl les parties correspondantes des beaux exemplaires du Diploptenu macrocephalus de Lethen-Bar, figurés Tab. 16 et 17. J'ai cependant cru devoir reproduire dans mes planches les fragmens de Russie mentionnés ci-dessus , afin de ne laisser aucun doute sur le rapprochement que je viens de faire, et bien que ces fragmens n’ajoutent rien à la connaissance de notre espèce.
Diploptehus àfkims Agass.
Mentionné pag. 33. Ajoutez : Old Red, Tab. 51a, fig. 27 et 27 a.
Malgré l’imperfection du fragment que je représente ici, il est facile d'y reconnaître une portion de la couverture crânienne ; on peut même se convaincre sans peine que c’est une partie des frontaux, réunis par une suture irrégulière. Cela posé, on peut encore s’assurer, par une comparaison directe de la surface de ces os avec celle du Dipl. macrocephalu » , que notre U. affinit est bien réellement une espèce distincte, caractérisée par l’extrême petitesse des trous dont l'émail est couvert.
Genre STAGONOLEPIS Agass.
J’ai établi ce genre d’après une plaque sur laquelle on remarque l’empreinte de plusieurs rangées de grandes écailles rhomboïdales . disposées de la même manière que celle des Lépidostées. La forme anguleuse de ces empreintes ne permet pas de douter que le poisson dont elles proviennent ne fût un grand Ganoïde voisin des Mégalichthys. L’absence des nageoires, de la tête et des dents , ne permet cependant pas de déterminer rigoureusement la famille à laquelle ce fossile appartient. Je le range provisoirement dans le voisinage du genre Glyptopome avec lequel il a quelque analogie dans les ornemens des écailles. Cependant le genre Stagonolepis ne saurait être confondu avec aucun de ceux que j'ai établis jusqu’ici. La surface de ses écailles est ornée de creux en forme de gouttelettes alongées, disposées en rosette autour du centre des écailles; ces creux vont en augmentant de grandeur vers la périphérie, sans atteindre cependant les bords qui sont lisses. Je ne connais encore qu'une seule espèce de ce genre , le
Stagonolepis Robertsoni Agass.
Old Red. Tab. 31, (ig. 13 et 14.
La fig. 13 représente l’empreinte de quatre écailles , de grandeur naturelle , dans leur position normale; la lig. LA est un dessin de l’exemplaire entier qui a été observé par M. Robertson , réduit à la moitié do ses dimensions naturelles. Ce fossile provient des couches supérieures du vieux grès rouge du Murayshire ; il a été découvert dans les environs d'Elgin , à Lossicmoutb. Je n’ai pas examiné moi-même l’original, mais les dessins que M. Robertson m’a communiqués et que j’ai reproduits dans mon Atlas , planche citée , m’ont suffi pour y reconnaître un type générique entièrement nouveau. Dans le fossile en question les ornemens des écailles sont en relief ; mais il ne faut pas perdre de vue que ce n’est qu'une empreinte et que par conséquent les écailles doivent porter ce dessin en creux lorsqu'elles sont conservées en nature.
Glyptolepis leptopterus Agass.
Décrit pag. 63. Ajoutez : Old Red , Tab. 21 a, fig. I, et Tab. 31 a. fig. 24.
Afin de mieux faire ressortir les caractères spécifiques des trois espèces de Glyptolépis que j’ai distinguées, j’ai donné des figures grossies de leurs écailles Tab. 21 a: la fig. 1 représente celles du Gl.leptopteru», décrit pag. 63. En comparant ces écailles avec celles de la fig. 24 de Tab. 31 o, qui provient des environs de Sl.-Pétersbourg et qui m'a été communiquée par M. le comte de keyserling , on ne saurait douter que l’espèce de Russie ne soit la même que celle d’Ecosse.
Glyptolepis eleoans Agass.
Décrit pag. 63. Ajoutez : Old Red , Tab. 81a, lig. 2.
1,3 lig. 2 a représente une écaille de grandeur naturelle , grossie fig. 2. Les plis de la surface qui forment les ornemens de la partie visible de l’écaille sont plus distans les uns des autres que dans l'espèce précédente.
tloLOITYCIIHS Flemingii Agass.
Décrit pag. 71. Ajoutez : Old Red , Tab. 31a, fig. 23.
Parmi les fragnicus du vieux grés rouge des environs de St.-Pétcrsbourg , qui m’ont été communiqués par M. le comte de Kcyserling , j’ai reconnu quelques écailles d’Iloloplychius qui appartiennent évidemment à l’espèce de Dura-Den que j’ai décrite plus haut sous le nom (T//. Flemimjii. Afin qu’il ne reste aucun doute à cet égard, j’ai représenté une de ces écailles par sa face inférieure (ig, 23 a et l’empreinte des ornemens d’une autre plus caractéristique encore, lig. 23.
lloLOPTYGHIUS GIGANTEUS AgaSS.
Décrit pag. 73. Lisez: Old Red , Tab. 24 , lig. 3-10.
C'est par erreur que la fig. 2 de Tab. 24 est attribuée à cette espèce ; elle représente une écaille de l 'II. nobiliatimut , décrit plus bas.
Celle espèce diffère surtout de 1’//. nobUissimux par la forme des plis du la surface de ses écailles, qui sont interrompus et qui ont une tendance h se transformer en tubercules isolés, vers le bord postérieur de l’écaille , tandis que dans VH. twbiliMimwi , les plis bien qu’anastomoses , restent continus sur toute la surface de l’écaille.
Holoptyciiiits vum.issiMrs Agass.
Décrit pag. 73. Ajoutez : Tab. 24 , fig. 2 et Tab. 31a, fig. 26.
Celle espèce est très-fréquente en Russie ; dans le vieux grès rouge de Printschka, où on en trouve des écailles en si grande abondance , qu’elles forment une véritable brèche osseuse , qui contient en outre de nombreux fragmens de Buthriolepi. s ornata. Les écailles sont rarement entières ; cependant elles sont assez bien conservées pour qu'il ne puisse rester aucun
— ai —
doute sur leur identité avec celles de l'espèce d’Ecosse, dont j'ai figuré un exemplaire à-peuprés parfait , Tab. 23. L'écaille de Tab. 31o, fig. 26 , provient de Printschka ; j’en ai fait représenter un fragment grossi tig. 26 a, pour montrer la structure réticulée du tissu osseux de sa base et les pores qui traversent sa partie émaillée.
lloLOPTrcnius Omalu’sii Agass.
Décrit pag. 75.
Des exemplaires qui m’ont été communiqués par M. Hœninghaus , m'ont appris que celle espèce se trouve aussi dans l’Eifel.
Genre ACTINOLEPIS Agass.
Je ne connais encore que quelques écailles de ce genre , mais leur forme et les ornemens qui recouvrent leur surface , sont si caractéristiques que je n’ai pas hésité à créer un genre à part pour les classer systématiquement. Par leur contour, ces écailles sc rapprochent un peu de celles des lloloptycbius ; elles sont cependant plus alongées et plus régulières , mais ce qui' les distingue surtout , c'est qu’au lieu d’élre plates , elles sont relevées sur leur milieu et présentent la forme d'un toit à pans inclinés sur une ligne médiane longitudinale. De plus, la surface est ornée de tubercules disposés en séries régulières en même temps concentriques et en éventail , c'est-à-dire , que ces ornemens ont une disposition telle autour de la ligne médiane , que suivant la manière de les envisager, ils paraissent tantôt former des séries concentriques et tantôt d,es séries divergeant en éventail vers la périphérie. Le fait est , que suivant les exemplaires , l’alignement dans un sens l'emporte plus ou moins sur l’autre. La face inférieure des écailles est concave , creusée d'une gouttière longitudinale sur la ligne médiane et parfaitement lisse. Je ne connais encore qu’une espèce de ce genre , mon
Actinolepis TtiBEBCuiATits Agass.
Old Red, Tab. 31, fig. 13-18, et Tab. 31a, fig. 28.
Je dois la connaissance de cette espèce à M. le comte de Keyserling , qui l'a découverte dans les environs de Sl.-Pétersbourg. Déjà antérieurement M. Malcolmson m’en avait communiqué un dessin , 'représentant la face inférieure d’une écaille provenant des environs d’Elgin, mais l’absence des ornemens caractéristiques, sur cette face, ne m’avait pas permis de la déterminer. Plus tard, M. Robertson m’a communiqué l’original même de ce dessin, et en enlevant la moitié de l'écaille, que j'ai figurée Tab. 31a, j'ai pu me convaincre qu’elle appartient
Afl. OtO RED. 19
à la même espèce que celles de M. le comte de Keyserling, qui sont représentées Tab. 51 . Il résulte de-là que cette espèce est commune au vieux grès rouge de la Russie et de l'Ecosse.
La lig. 45, de Tab. 31, représente une écaille vue d'en haut de grandeur naturelle et la lig. 46 la même vue de profil , par derrière. La surface de cette écaille montre une disposition presque étoilée de ses tubercules ; les séries concentriques sont à peine visibles , et ta ligne médiane est moins relevée que dans l'exemplaire de lig. 4 7, où les séries concentriques sont plus en saillie. La 6g. 48 fait voir quelques-unes de ces rangées de tubercules grossis ; ceux de la ligne médiane sont les plus grands. A la base des tubercules on aperçoit des plis extrêmement fins, disposés irrégulièrement en éventail dans les interstices qui les séparent. Des observations ultérieures devront encore nous apprendre si les différences que j’ai signalées entre ces écailles ne constituent pas des caractères distinctifs d'espèces; ou si, comme je l’ai fait ici, il faut les laisser réunies sous une même dénomination.
Pl.ATYGNATHl'S JaMESONI AgasS.
Décrit pag. 77. Ajoutez : Old Red , Tab. 34a, lig. 22 et 23.
■ La-s fragtnens représentés sur celte plauche appartiennent évidemment à l’espèce décrite plus haut , sous le nom de Pl. Jamesoni. Ils proviennent des environs de St.-Pélcrsbourg , et m’ont été communiqués par M. le comte de Keyserling. Ce sont des fragmens d’écailles qui présentent à leur surface ces fines rides sinueuses et ramifiées qui caractérisent les écailles des Platygnathcs. Quelque imparfaits que soient ces fragmens , je ne conserve aucun doute sur leur identité avec les écailles du Pl. Jamesoni de Dura-Den. Leur aspect extérieur et leur structure sont exactement les mêmes. Ce rapprochement sur des matériaux aussi incomplets , est même un exemple de plus de l’importance que peuvent avoir les poissons fossiles |K>ur la détermination des terrains.
Dendrodvs laïus Owen.
Récrit pag. 82. Ajoutez : Rech. Poist. [os*. Vol. Il , Tab. 53 a. fig. 49 et 20 et Old Red ,
Tab. 28 a, fig. 8-42.
Outre les figures citées dans le texte, j’ai cru utile d'en ajouter plusieurs faites d’après des exemplaires provenant des environs de Riga , qui m'ont été communiqués par M. Murchison. C'est à tort que ces mêmes exemplaires figurés Tab. 53 a. fig. 4 9 et 20 dans le second volume des Recherches , y portent le nom de Dendrodus slrigatus et que cette citation a été répétée cidessus pag. 80 ; car c'est au D. laïus qu’il faut les rapporter.
Dendhodis STBlf.ATtrs Owen.
Décrit pag. 80. EiTacez la citation des Rech. Pois», foss. qui appartient au ü. laïus et ajoutez : Old Red, Tab. 28a, fig. 1 et 2.
Cette espèce a été trouvée dans les environs d'Elgin , à Seat-Craig par M. Robertson , dans les environs de Riga par M. Pander, et dans les environs de St.-Pélcrsbourg par M. le comte de Keyserling. Les figures que j'ai ajoutées à mon Atlas, Tab. 28a, sont dessinées d'après des exemplaires de St.-Pétersbourg, qui ne diffèrent absolument en rien de ceux de Riga et d'Elgin.
Dendbodus sigmoïdes Owen.
Décrit pag. 82. Ajoutez - Old Red , Tab. 28a, fig. 3-5.
Parmi les fossiles du vieux grès rouge des environs de St.-Pétersbourg qui m’ont été communiqués par M. le comte de Keyserling, j’ai reconnu une dent de Dendr. sigmoïdes parfaitement identique avec celles d’Ecosse , que j’ai figurée Tab. 28 a. fig. 3 et 4 de profil , et en face de grandeur naturelle et grossie fig. 5.
De>DBOD 11S TEMJISTRIATl'S Agass.
Old Red, Tab. 28«, fig. 6 et 7.
Par leur forme cl leurs dimensions les dents de cette espèce ressemblent beaucoup à celles du U. strigalus ; comme celles-ci elles sont coniques, droites, cylindracées et obtuses, ensorte qu’il serait facile de les confondre , mais les plis de la surface suffisent pour distinguer ces deux espèces. Les dents du D. tenuistriatus ont des plis beaucoup plus nombreux , plus rapprochés et plus uniformes ; cette différence est surtout sensible sur la moitié supérieure du cène dentaire, mais la base présente aussi des différences notables , car les plis intermédiaires sont en revanche moins nombreux , ce qui rend l’aspect de la partie inférieure de la dent moins différent de celui de la pointe, que dans le D. strigalus, où les plis de la base paraissent trèsfins , et ceux de la pointe beaucoup plus larges.
Cette espèce provient des environs de St.-Pétersbourg, où elle a été découverte par M. le comte de Keyserling.
Dendrodus minor Agass.
Ole! Red, Tab. 38a, Gg. 13.
Je ne connais encore qu'une seule dent de cette espèce , qui m’a été communiquée par M. Murcbison , et qui provient de Megra. Elle se distingue de scs congénères par sa petite taille et l'uniformité de ses fines stries , dont un petit nombre dépasse la moitié de la hauteur du cène dentaire ; cependant sa pointe étant brisée , je voudrais ne considérer cette détermination que comme provisoire jusqu’à ce qu’on en ait trouvé un plus grand nombre d’exemplaires mieux conservés.
Lamnodus biporcatvs Agass.
Décrit pag. 8 à . Ajoutez : Old Red , Tab. 38 , Gg. 6 et 7 et Tab. 38a, Gg. là et 13.
Celte espèce a été trouvée à Scat-Craig , dans les environs d’Elgin , à Riga , à Cremon et dans les environs de Sl.-Pétersbourg. Aux ligures déjà citées dans le texte et qui ont été dessinées d’après des exemplaires découverts par M. le D r Pander dans les environs de Riga, j'en ai ajouté plusieurs autres parfaitement semblables , prises sur des exemplaires écossais et sur des exemplaires russes d’autres localités. C’est ainsi que les Gg. 6 et 7 de Tab. 38 , représentent des dents trouvées par M. Robertson dans les environs d’Elgin et déterminées par M. Owen lui-mème , qui le premier a distingué cette espèce sous le nom de Dendrodus hiporcalus. Les Gg. là et lu de Tab. 38a, ont été dessinées sur des exemplaires de Cremon , qui m’ont été communiqués par M. le baron de Meycndorf ; enfui M. le comte de Keyscrling , m’en a également communiqué plusieurs provenant des environs de St.-Pélersbourg. Il parait dés-lors que cette espèce est l’une des plus répandues du système dévonien.
Je serais tenté d'attribuer à cette espèce le Cuprolilhe représenté Gg. 3à de Tab. 38a, et cela pour deux raisons : premièrement parce que des cxcrémcns de cette nature ne peuvent provenir que d'anituaux carnivores , très-voraces , ce qui devait être le cas de tous les Dendrodus et plus particulièrement encore des Lamnodus ; la seconde raison pour laquelle je pencherais à envisager ce coprotilhe comme du fait d’un Lamnodus biporcalus , c’est que les dents de celte espèce sont plus fréquentes à Cremon que celles des autres espèces de ce groupe et c’est précisément à Cremon que le coprolithe en question a été découvert. Je dois la communication de ce précieux fossile à M. le baron de Meycndorf. Sa forme est très-alongéc et uniformément cylindracéc; sa masse offre des traces très-distinctes d'enroulement ou de torsion sur elle-même. M. Robertson a découvert dans les environs d'Elgin d’autres coprolithes de forme plus ramassée , ovoïde et moins régulière , dont la masse sc compose presqu’entiè-
rement de fragment très-mutilés d'écailles. Ce sont sans doute les excrémens de quelqu’autre grande espèce de Célacanthe , peut-être d'un vrai Dendrodus ; mais aussi long-temps que l’on n’aura pas trouvé ces différons coprolilhes dans la cavité abdominale même des poissons dont ils proviennent, il sera difficile de les déterminer rigoureusement.
La»i [tonus iiastatus Agass.
Décrit pag. 87. Ajoutez : Old Red , Tab. 28 a, fig. IC et 17, et fig. A, a-f.
Depuis que j'ai décrit ci-dessus les dents de cette espèce, M. le baron de Meyendorf et M. le comte de Keyserting m'en ont communiqué un assez grand nombre d'exemplaires , provenant de Crcmon et des environs de St.-l’étcrsbourg , parfaitement identiques avec ceux d’Ecosse et dont j'ai fait représenter quelques échantillons, Tab. 28 o, fig. 16 et 17 et fig. A. Il parait que cette espèce est surtout abondante dans les environs de St.-Pétersbourg , car 'on en remarque cinq ou six dents isolées sur le seul fragment de roche de fig. A , que j’ai fait représenter pour donner une idée de la fréquence des fossiles de celte localité, qui égale et surpasse même à bien des égards , celle des fossiles tertiaires de certains gisemens que l’on cite cependant comme exemples de la fréquence des fossiles dans les roches stratifiées.
Lamnodus sulcatus Agass.
Old Red, Tab. 28o, fig. 18.
Celte espèce de dent déjà figurée par M. Murcbison, dans son Système silurien Tab. 2 bis, fig. 8 et 9 , n’a encore été ni nommée , ni décrite. Elle se distingue cependant facilement de ses congénères par sa forme largement conique , et fortement comprimée et par les gros sillons longitudinaux et irréguliers dont sa surface est empreinte ; à la base de la dent on remarque en outre quelques plis plus faibles et moins étendus.
Celte dent , jusqu’ici l’unique de son espèce que l’on connaisse , a été découverte dans les environs d'Elgin par M. le D' Malcolmson.
Cricodus incurvus Agass.
Cette espèce est plutôt citée que décrite, à pag. 88; le mauvais état de conservation des dents de ce type, que j’ai eues à ma disposition, ne m’a pas permis jusqu'ici d’en donner une description élaborée ; je puis cependant ajouter à ce que j'ai déjà rapporté plus haut, que le Cricodus incurvus se trouve également dans les environs d’Egin et de Riga.
Astzrolkpis Asmi sii Agass .
Décrit pag. 89. Ajoutez : Old Red, Tab. 30a, fig. 4 1 .
Le nombre des espèces du genre Astcrolépis s’est tellement accru qu’il n’est plus possible de les distinguer d’après les seules différences que présentent les tubercules de ces plaques dans leurs dimensions et dans leur arrangement. En revanche, une comparaison réitérée de leurs ornemens , A l’aide de la loupe, m’a convaincu que ta structure de leur surface offrait des caractères propres à en faciliter la détermination ; c’est ce qui m’a engagé à reproduire divers fragmens de ces fossiles sous des grosslssemens de trois à quatre fois le diamètre , alin de les faire mieux counaître que par les descriptions que j’en ai donné précédemment. Le réseau sablé qui s'étend uniformément entre les tubercules, du reste assez irréguliers, des plaques de 1 '.-/. Atmusii , me parait caractéristique pour celle espèce.
Asterolf.pis ornata Eichw.
Décrit pag. 99. Ajoutez: Old Red, Tab. B, fig. A, Tab. 98a, fig. 95 et Tab. 30a, fig. 5 à 9.
Les ornemens de cette espèce varient beaucoup suivant la position qu’ils occupent sur les différentes faces d'une même plaque et sur des plaques de différente forme ; d’où je conclus que les différentes régions de la tête ne sont pas également revêtues de tubercules. Les plis étoilés, parsemés de petits trous qui entourent la base des saillies mamelonnées, sont néanmoins un caractère assez constant; que ces saillies aient la forme de tubercules arrondis ou alongés, qu’elles soient isolées ou confluentes, leur aspect est à-peu-prés toujours le même; et j'ai eu tort de ne pas insister sur ce caractère dans ma description pag. 93; il n’y a que les surfaces à-peu-près lisses des plaques où l'on remarque des espèces de eûtes tuberculeuses sans plis étoilés. Les figures de Tab. 30a, comme celles de Tab. 30, ont été dessinées d’après des exemplaires des environs de Riga et de Cremon, qui m’ont été communiqués par M. le D’ de Pandcr, et par M. le baron de Meyendorf; celle de Tab. 28 a représente un exemplaire découvert àMegra par M. Murchison.
AsTF.ROLF.PIS SPECIOSA AgOSS.
Décrit pag. 93. Ajoutez : Old Red, Tab. 30a, fig. U.
La localité d’où provient cette espèce est Voronèje. Les espaces lisses qui séparent les tubercules sont finement pointillés.
Astebolepb minou Agass.
Décrit pag. 94. Ajoutez : Old Red, Tab. 28 n, fig. A, g-k et Tab. 3t a, 29 et 30. — Asterolepis miliaris Ag. Table des genres et des espèces, ci-dessus, pag. 61 .
Cette espèce est inscrite sous le nom à'Asterolepis miliaris dans la Table analytique des genres et des espèces de la famille des Célacantlies , à pag. 61 . Outre lès localités déjà citées, il faut encore inscrire les environs de St-Péterebourg , où elle a été trouvée par M . le comte de Keyserling.
Asteholepis gramjlata Agass.
Décrit pag. 94. Ajoute* : Old Red, Tab. 30a, fig. 12.
Les tubercules de cette espèce ne se distinguent pas seulement par leur forme conique , ils sont encore cannelés sur les eûtes , et dentelés à leur base.
Asteholepis Homnghaush Agass.
Old Red, Tab. 30a, fig. 10.
M. de Verncuil m’a communiqué une large plaque osseuse provenant de l’Eifel, dont la figure citée ne représente qu'un fragment. Sa surface est ornée d'un relief analogue à celui de quelques Asterolepis. Ce sont de petits tubercules arrondis, disposés irrégulièrement sur la plaque et séparés par des espaces en apparence lisses, mais qui examinés à la loupe laissent voir un grené assez régulier, dont les points paraissent disposés en forme de rosettes autour des tubercules. Cet arrangement tient en quelque sorte le milieu entre celui de VAsl. Asrnusii et du speciosa. Aussi ne doute-je pas, malgré la petitesse des tubercules, que ce fossile ne soit un ossement d'Asetrolépis.
Asterolepis Malcolmsom Agass.
Old Red, Tab. 30a, fig. 16.
M. le D r Malcolmson et M. Roberston m’ont communiqué des dessins de plusieurs plaques osseuses, dans lesquelles j’ai reconnu une espèce nouvelle d’Asterolépis, caractérisée par des tubercules irréguliers , entourés à leur base d’une étoile de nombreux plis très-fins. La figure citée représente une de ces plaques, sur les bords de laquelle on remarque un espace lisse qui
l'iait probablement recouvert par d’autres plaques. La Gg. 16a montre une portion de cette plaque grossie quatre fois en diamètre , avec quelques tubercules et la surface lisse qui les borde. Ce fossile provient de Scat-Craig , près d’Ktgin.
Asteroiepis apicalis Agass.
OldRcd, Tab. 31a, fig. 31.
Parmi les nombreux fragmens d’ossemens d’ Asteroiepis des environs de Riga , qui m’ont été communiqués par M. le D r Pander et par M. Murcbison, j’en ai remarqué un qui se distingue complètement des autres par la nature de ses tubercules. Ses caractères sont si particuliers qu’il ne saurait être rapporté à aucune des espèces déjà décrites. En effet les tubercules au lieu d’ètre tout d’une venue et de se confondre insensiblement avec la surface au-dessus de laquelle ils s'élèvent, s’en détachent d'une manière tranchée, et semblent comme autant de capuchons étoilés, reposant sur un fond granulé, dont le pointillé est disposé d'une manière plus ou moins régulière , en forme de rosettes, autour des parties saillantes.
Il résulte de ces descriptions que les espèces que j’ai réunies jusqu'à présent dans le genre Aslcrolépis , présentent des ornemens d’un aspect assez divers , qui devront peut-être un jour se répartir dans plusieurs genres distincts. A n’en juger que d’après ces plaques, j’entrevois déjà trois types différons : 1“ celui de l’ Asteroiepis apicalis, avec scs tubercules détachés. C'est la seule espèce dans laquelle j’aie observé jusqu'ici cette bizarre structure des ornemens. 2" celui de l 'Asteroiepis ornata , avec scs tubercules étoilés. Ce type n’embrasse non plus, à proprement parler, que cette seule espèce, car il faudra probablement en séparer encore V Asteroiepis rjranulata, à cause de la forme particulière de ses tubercules, qui tiennent en quelque sorte le milieu entre ceux de VAst. apicalis et ceux de l’ornala, mais qui différent des uns et des autres par leur mode d'insertion et par leurs canelures longitudinales. 3° le type de Y Asteroiepis speciosa , avec des tubercules séparés par des intervalles en apparence lisses. Ce type offre aussi deux modifications assez notables : dans VA. Asmutii , les espaces en apparence lisses qui séparent les tubercules, sont finement réticulés, tandis que dans les A. speciosa et llœninghausii ils sont sablés. Reste maintenant encore à savoir quels rapports il existe entre la nature de ces ornemens et les particularités d’organisation des autres parties de la charpente osseuse qui nous sont restées inconnues jusqu’ici.
Botuiuolepis obnata Eicliw.
Décrit pag. 99. Ajoutez : Old Red, Tab. 30a, lig. 1 h et 15, ctTab. 31 a, fig. 36 et 37.
Celte espèce est maintenant connue dans plusieurs localités, tant en Ecosse qu'en Russie. J’en ai déterminé des exemplaires de Kipet , d’Andoma , de Ladoga , de Prinlschka , de Ciashbcnnic, d’Elgin, de Monachty-Ilill et de Nairn. Pour constater leur identité, j’en ai représenté de différentes localités. Les fig. 1 et 2 de Tab. 39 représentent des exemplaires de Prinlschka, qui m’ont été communiqués par M. Murchison. M. le baron de Meyendorf m’en a adressé d’autres de la même localité. Ces plaques paraissent très-abondantes à Prinlschka, où on les trouve constamment associées avec des écailles d’ Iloloplychius nobilUsimus. Cette association est même si frappante que si je ne connaissais pas la nature de la granulation des os de cet Holoptychius que j’ai pu étudier sur l'exemplaire de Tab. 33, j’aurais été tenté de croire que tous ces fragmens acccumulés les uns sur les autres, avec tant de profusion, proviennent du même animal. Les originaux des fig. 3, h et 5 de Tab. 29 proviennent de Monachly-Hill, dans les environs d'Elgin, cl m'ont été communiqués par M. Robertson. Les fig.lù et 1 5 représentent des fragmens grossis de plaques des mêmes localités que celles des figures citées ci-dessus, destinées à faire mieux connailre la nature des ornemens de leur surface. Les pores qui traversent l'émail sont plus ou moins nombreux, suivant la position des plaques. La fig. 36 de Tab. 31 a représente un fragment de Kipet , qui m'a été communiqué par M. de Verneuil ; et la fig. 37, un fragment découvert par M. Roberslon dans les environs de Nairn. Les exemplaires d’Andoma que j'ai examinés m’ont été adressés par M. Murchison, et ceux de Ladoga par M. le professeur Eichwald. On le voit, ce fossile peut être considéré comme un des plus répandus de la faum^dt^ysléme dévonien.
Bothrioi-epis fàvosa Agass.
Décrit pag. 100. Ajoutez : Old Red, Tab. 30a, fig. 13 , et Tab. 31 a, fig. 32-35.
Les recherches récentes des géologues nous ont appris à connaître celle espèce dans plusieurs localités qui sont énumérées plus haut page 130, savoir: à Clashbennie, à Elgin, à Tschudova, à Prussino , à Megra, à Sl-Pélcrsbourg, à Ladoga et à Kokenhuscn. Pour constater l’identité des exemplaires russes avec ceux d’Ecosse, j’en ai fait figurer divers fragmens Tab. 31a; la fig. 32 représente une plaque, probablement un opercule, des environs de St-Pétcrsbourg, qui m’a été communiqué par M. le comte de Keyserling ; la fig. 33 représente une plaque de Tschudova; la fig. 3ft, un fragment de Megra, grossi , fig. 3fta; et la fig. 35, un autre fragment, de Prussino; ces trois derniers m’ont été communiqués par M. Murchison.
Ac. old xca. 20
Fn
M. Eichwald m’en a adresse un fragment provenant de Ladoga. Enfin je dois la connaissance d’un fragment de Kokenhusen à M. le comte de Lnwcnstcrn. La fig. 13 de Tab. 30a représente une portion grossie d'une plaque de l'exemplaire de Tab. 27 et 28, destinée à faire mieux comprendre la description que j’ai donnée à pag. f 00 de l'aspect de sa surface.
En récapitulant toutes les indications relatives aux poissons fossiles du système dévonien qui sont contenues dans cette monographie , je trouve comme résultat final que nous connaissons maintenant cent et cinq espèces de ce terrain , appartenant à quarante-trois genres , répartis dans six ou sept familles. Le gite de Monle-Bolca, réputé de tout temps comme le plus riche en espèces, n’en contient pas davantage.