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DIX A QUATORZE DENTS

Equisetum cnvense. Prêle des champs

Equisetum caule sterili sulcato , subscabro , striis circiter duo dénis, dentibus totidem , rainis scabriusculis, tetragonis ; caule f ruetijicante nudo evanido , involucris Iaxis , dentibus duodecim.

Syn. Equisetum arvense Linn. Lam. Flor. Franc. Dict. Bot. et omnium auctorum.

A. Equisetum (triquetrum'). Caule sulcato , striis circiter duodecim, ramis trigonis. Bory-St. Vincent.

Equisetum amphibolum. Retz , Supp. Flor. Scand.

Les tiges stériles sont fistuleuses , et présentent dans leur section horizontale trois rangs de cylindres dont le nombre varie de dix à quatorze. Les dents de la gaîne sont aiguës et allongées. Les rameaux sont ordinairement complets dans les verticilles du centre, mais ils avortent vers le sommet qui se prolonge souvent en tige simple et effilée. Us sont anguleux et télragones , presque toujours simples , quelquefois cependant ils se divisent un peu , surtout dans les verticilles inférieurs mais cette ramification est bien loin de ressembler à celle de la Prêle des bois.

La hampe part de la même racine que la tige stérile, mais elle se montre plus tôt ; elle est moins grande et moins consistante ; ses gaînes sont nussi plus renflées et plus allongées; on peut remarquer les memes caractères dans la hampe de la Prêle fluvialde , qui ne diffère de celle des champs que par ses dimensions , et le nombre

beaucoup plus considérable de ses dents ; toutes les deux ont leur tube central entouré d’un seul rang de cylindres.

Celte espèce, la plus commune de toutes dans nos climats, se plaît dans les glaises humides , où I on ne peut parvenir à la détruire. Elle fleurit au mois d’Avril , et, perd promptement ses hampes, mais les tiges subsistent .jusqu’aux premiers froids. Son port est très-variable, ordinairement elle est droite , quelquefois cependant elle est couchée. Ses rameaux sont aussi plus ou moins étalés, mais elle se distingue toujours facilement des autres espèces.

Elle est sujette à la maladie dont j’ai parlé dans le discours préliminaire, et qui est une espèce de rouille.

Je n’ai jamais vu dans celte espèce les tiges stériles porter des

fleurs.

Elle habite dans toute l’Europe , et se trouve encore dans l’Amérique septentrionale , selon Humboldt et Bigelow.

A. Celte variété a été cueillie par Bory-Saint-Vincent, dans les plaines d’Eylau : elle se distingue de YEquisetum arçense par ses anneaux plus rapprochés, ses rameaux plus serrés, et qui sont toujours trigones ; c’est pourquoi elle a été désignée par le nom d’E~ quisetum triquetrum ; mais ces différences ne suffisent pas pour constituer une espèce , d’autant plus que j’ai souvent observé dans l’espèce ordinaire des rameaux trigones; la meme variété a été cueillie en Scanie par Agardh , et se trouve dans l’herbier de M. Des Fontaines.

Planch. I. Fig. i. Prêle des champs.

Fig. 2 . Hampe de là Prêle des champs.

Fi". 5. Epiderme avec ses glandes vues au microscope.

Fig. 4- Section horizontale de la tige avec ses différens ordres de tubes.

Fig. 5. Graines avec leurs lames élastiques.

Fig. 6. Les mêmes , dans leurs différens degrés de développement.

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