‹ Monographie des prêlesChapitre 5 sur 10 · VINGT- SIX A TRENTE DENTS · texte numérisé non relu

VINGT- SIX A TRENTE DENTS

Equisetum fluviatile. Prêle fluviatile.

Caule sterili cylindnco , glabro , denlibus et ram is circiter Iriginia: Gaule fructifîcanie nudo , evanido , involucris Iaxis , sirüs triginta ,

Sya. Equisetum fluviatile , Lin.

Equisetum palustre longioribus setis. C. B. Pin. i 5.

Equisetum maximum. La Marck. F!or. Fr.

Equisetum heleocharin , Èhrh. Plant, crypf.

Equisetum telmateya Elir. Plant, cryp. exsic. 3i.

Equisetum ebumeum Schreb. Roth, Cat. Bot. I. pag. 128 ,

Equisetum macros tach ion , Poiret. Dict. Botan.

La tige est droite , fisluleuse , et souvent remarquable par sa blancheur et son poli. Sa coupe horizontale offre deux rangs de cylindres dont le nombre moyen va au - delà de trente. Les dents de la gaine * toujours en même nombre que les cylindres intérieurs , sont étroites , noirâtres , et serrées contre la tige ; cette espèce est celle qui présente le plus de régularité dans ses parties. Ses rameaux n’avortent jamais, au moins dans les verticilles inférieurs. Ils sont octogones ou décagones , à huit ou neuf articulations , et jamais subdivisés ; ils sont serrés contre la tige à l’époque de leur développement, et s’étalent ensuite.

Cette espèce, plus grande et plus développée que la précédente, atteint quelquefois la grandeur de quatre pieds ; elle se rencontre le long des haies humides et des ruisseaux; ses différens aspects ont trompé quelques Botanistes , qui Pont décrite sous deux noms différens.

Sa hampe paraît au printemps , à la même époque que la Prèle des champs , dont elle ne se distingue guère» que par ses dimensions doubles ou triples. Cette hampe rougeâtre est revêtue de gaines fort amples et fort allongées. Leurs dents, aiguës

et courtes, sont aussi nombreuses que celles de la tige stérile. C’est une erreur d’imaginer comme l’a fait Roth , que la hampe fructifère pousse des feuilles après la cliûte de l’épi; il n’y a point de rapport entre l’organisation de la tige stérile et celle de la hampe ; cette dernière meurt constamment après avoir répandu ses graines..

Cette espèce est sujette à la rouille ( uredo ) , comme l’espèce précédente. Elle se développe pendant tout le cours du printemps et périt jusqu’à la racine par les premiers froids.

Elle présente quatre variétés ou monstruosités fort remarquables.

Dans la première, la hampe est divisée jusqu’à la base en quatre ou cinq épis partiels.

Dans la seconde , les tiges stériles , entièrement semblables aux autres , sont terminées par des épis très-bien formés qui donnent des graines fécondes.

Dans la troisième , les tiges , non - seulement portent des épis Semblables à ceux des hampes, mais elles ont de plus leurs rameaux pourvus d’épis plus petits et fructifères.

Dans la quatrième , les verticilles sont contournés en spirale depuis le bas de la plante jusqu’à son sommet. Voyez. Planch. II. A.

La première de ces variétés a été rencontrée près de Nyon, en Suisse. La seconde et la troisième près de Nyon et de Berne , et la quatrième près de Thun. C’est M. Trog , Botaniste de cette ville qui l’a communiquée à M. De Candolle,

L ’ Equiselum mctcrostachion de Poiret , trouvé en Barbarie , près du bastion de France, n’est sans doute qu’une variété du fluviatile , quoiqu’on ne connoisse pas encore ses tiges stériles.

Plane. II. Fig. x. Tige stérile de Prêle fluviatile.

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