OKS OUVERTURES DE. CADAVRES
son milieu, sur toute sa circonférence , une multitude de petites granulations blanches, légèrement grisâtres, offrant une saillie hémisphérique très régulière. Ces aranulations n’offrent aucun arrangement régulier, et Lnt partout disséminées 5 leur volume est en général celui d’un demi-grain de millet ; la muqueuse est parsemée des mêmes granulations en nombre plus considérable encore que dans l’estomac, dans le duodénum et le jéjunum. A mesure qu’on s’approche des gros intestins, le nombre de ces granulations diminue. A la dissection on reconnaît que ces grains sont les follicules disséminés de Brunner distendus par un liquide blanc, filant, légèrement trouble, et offrant un volume triple de celui de l’état sain. Aucune trace d’injection artérielle n’existe à la base de ces granulations ni audessous de la muqueuse aux points qu’occupe chacune j d’elles; la muqueuse n’est nullement épaissie ni en au- 1 cune manière altérée; au-dessous et autour de ces granulations , les autres tuniques intestinales adjacentes n’offrent aussi aucune lésion.
Les follicules agminés de Peyer sont, dans la moitié des cas, aussi augmentés de volume. Les plaques qu’ils i forment font alors une très légère saillie , qui permet ) de reconnaître la forme de la plaque et la disposition
I des follicules dont elle n’est que la réunion ; mais en-
I core ici , soit autour, soit au-dessous de ces plaques , au- I cune trace d’injection artérielle, d’épaississement et I d’altération des tuniques, de friabilité, de coloration anormale produite par une infiltration intersticielle, etc. LeS' plaques que forment les cryptes agminées de Peyer ont une teinte pâle, livide, comme celle du reste du tube digestif; elles présentent ordinairement en outre I des points rouges brunâtres très disséminés ; d’autres fois
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elles offrent de véritables ecchymoses, comme en offrent toutes les autres parties du tube digestif.
Dans quelques cas , la muqueuse gastro-intestinale offre quelques taches brunâtres peu foncées dans le grand cul-de-sac de l’estomac , dans le duodénum et vers le cæcum. Ces taches correspondent toujours à une injection veineuse dans les tuniques adjacentes, beaucoup plus considérable en ces points que dans les autres parties du tube digestif. La muqueuse semble marbrée par ces taches irrégulières ; elle ne présente, sur ces. marbrures, aucun épaississement, aucune apparence de lésion dans son tissu. Je n’ai trouvé aucune différence;! entre cet état brunâtre de certains points de l'intestini! ' après le choléra, et la même lésion que j’ai maintes foisjj trouvée après les maladies du cœur, qui ont produit ! un grand dérangement dans la circulation veineuse. j
Dans un certain nombre de cadavres , peut-être même i dans le tiers au plus des cas, on trouve sur la mu--i queuse gastro- intestinale des traces évidentes d’inllam-J matlon. C’est surtout dans le duodénum, dans la partie*
. pylorique de l’estomac et vers la fin du jéjunum et dui commencement de l’iléon, que ces lésions se présentent. . La muqueuse offre alors, particulièrement sur les; bords des valvules conniventes, des taches ponctuées, ,| de grandeur variable, striées, d’un rouge pourpre^ passait au brun ardoisé dans quelques points. La muqueuse en ces points se détache avec facilité avec l’ongle ; elle est rouge vermeille dans toute son épaisseur, et le tissu cellulaire et musculeux adjacent offre des capillaires artériels injectés; la couche de mucus qui tapisse la membrane villeuse se trouve dans ces points comme caséeuse et assez adhérente. Ces taches inflammatoires