‹ Monographie du ciniChapitre 19 sur 26 · LE CINI EN CAPTIVITÉ · texte numérisé non relu

LE CINI EN CAPTIVITÉ

Le Cini est un charmant oiseau de volière (1). Son humeur est douce et égale ; 1l ne cherche pas querelle à ses voisins, aussi peut-on le lâcher dans une cage sans craindre d'y mtroduire le désordre et la désumon.

Toujours gai, toujours en mouvement, 1l communique son activité à tous ceux qui l’entourent.

Il se lève dès que parait le soleil, se met aussitôt à manger, à boire, à sautiller, bref s’agite tellement qu'il vient vite à bout de réveiller les plus acharnés dormeurs.

C’est un musicien infatigable ; il chante toute l’année, excepté au moment de la mue.

Bien qu'il ne soit ni délicat n1 très-sensible au froid, il faut autant que possible le placer en hiver dans une chambre chauffée et exposée au soleil.

À la rigueur, 1l se passe de feu, mais alors 1l est prudent de recouvrir, durant la nuit, sa cage d’un épais morceau de drap ou de flanelle.

En agissant ainsi, un de mes amis, M. Alfred de Bollemont, a conservé à Metz, durant l'hiver de 4873-74, plusieurs Cinis dans une chambre non chautfée, mais située au midi.

(1) Bien que je n'ai jamais vu le Cini se reproduire en captivité, je crois qu'on pourrait obtenir ce résultat en prenant au nid de jeunes oiseaux, et en les lchant (au printemps suivant) dans une volière très-spacieuse, garnie d’arbustes touffus et richement membrés ; il serait bon aussi de semer dans la volière du mouron, du sénecon, du plantain, ete... et d'y répandre Jes matériaux qu'ils em-

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