LE CINI EN CAPTIVITÉ. DD
En été, 1l est indispensable de renouveler l’eau chaque jour et d'en remplir jusqu’au bord une soucoupe peu profonde qui leur servira de baignoire.
La base de la nourriture du Cini se compose de millet, de navette et de blé de canari, auxquels je conseille d'ajouter fréquemment des aliments plus rafraichissants, tels que du plantain, du séneçon, de la bourse-àpasteur, du mouron, de la graine de salade.
Le Cini supporte facilement la perte de sa liberté (1), aussi est-1l superflu de se donner la peine de le prendre au nid et de l’élever à la brochette.
Les adultes que l’on capture au filet, à la glu, à la sauterelle, s’habituent à la cage en sept ou huit jours et les jeunes de l’année en moins de temps encore.
Toutefois, 1l faut avoir soin, durant cette période de domestication, de ne pas modifier brusquement leur régime alimentaire.
Au lieu de leur donner simplement du millet, de la navette, du blé de canari, joignez-y en abondance les graines dont ils se nourrissent à l’état sauvage (séneçon, mouron, plantain, lavande, etc.).
J'insiste beaucoup sur ce point, parce que J'ai pu me convaincre par ma propre expérience du danger que
ploient, à l’état libre, pour construire leur nid. M. Bailly prétend que le Cini mâle s’apparie parfois avec la femelle du Serin des Canaries et que les métis qui proviennent de cette union sont d'excellents chanteurs. Ces croisements doivent être rares, car je n’en ai jamais vu, pas plus que tous les oiseliers parisiens que j'ai consultés à ce sujet.
(1) I n’est pas toujours facile de trouver des Cinis à Paris; cependant il est un homme qui s'occupe particulièrement de ce charmant petit oiseau; cet oiselier se nomme Gagne et demeure 15, Boulevard des Filles-du-Calvaire. Je le recommande aux amateurs.
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présente un brusque changement de régime pendant les premiers Jours de la captivité.
Quand le Cini meurt, c’est à cette époque ; s’il la franchit, on est alors à peu près assuré de le conserver longtemps (1).
Cette mortalité sévit d’ailleurs plutôt sur les jeunes de l’année (et particulièrement sur ceux de la seconde couvée) que sur les adultes ; mais, Je le répète, en s’astreignant aux précautions que Je viens d'indiquer, les accidents seront rares.
Sur les vingt-deux Ginis que j'ai pris d’un seul coup de filet en octobre 1873 (et dont la plupart étaient des jeunes de l’année), trois seulement sont morts durant la première semaine de captivité ; les autres ont joui d’une excellente santé jusqu’au jour où je les ai donnés à divers amateurs de Metz, qu'ils charment encore présentement.
(1) En captivité, le Cini meurt presque toujours à un âge respectable et subitement ou après avoir langui deux ou trois jours, de sorte qu'il est très-difficile de spécifier la maladie ou l'accident dont il est victime.