DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE
L'aire de dispersion du Cini est moins étendue que celle de la plupart des autres oiseaux du même groupe.
Elle est limitée à l'ouest, par le sud de l'Angleterre, la Belgique, la Hollande ; au nord par le Danemark, la Poméranie, le Brandebourg, la Silésie ; à l’est, par la Hongrie, la Russie centrale (1), la Carniole, la Bessarabie, la Transylvanie (2), a Bulgarie ; au sud, par la Turquie, la Palestine, l'Égypte, l'Algérie, le Maroc, les iles Acores. Rarement le Cimi s'aventure au delà de ces contrées, même à l’époque de sa migration.
Et, en outre, il n'habite l'extrême Midi que pendant l'hiver; sa véritable patrie est la partie tempérée de l'Europe, tandis que presque tous les passereaux habitent l'Écosse, l'Irlande, la Norvége, la Suède, la Finlande, les côtes russes de la Baltique. Cette différence n'a cependant rien d’extraordinaire, car ce sont des nécessités de température et plus encore de nour-
(1) Dwigubsky (loan.) le dit rare aux environs de Moscou où il habite les jardins fruitiers. — Voy. Primitie Faunæ Mosquensis, seu Enumeratio animalium quæ sponte circa Mosquam vivunt. Moscou, 1802, in-8°, p. 50.
(2) D’après Bielz (E.-Albert), il est excessivement rare en Transylvanie et n°v a été vu qu'une fois. — Voy. Fauna der Wirbelthiere Siebenbürgens. Hermanstadt, 1856, in-8°, p. 86.
4 LE CINE riture qui restreignent ainsi Paire de dispersion du Cini. Quoique robuste, il a besoin d’un climat doux et uniforme; il craint les brusques changements de temps, les perturbations atmosphériques et redoute également les ardeurs du soleil et les brises trop fraiches. Enfin, il se nourrit exclusivement d’une multitude de petites graines qui n’abondent que dans les vignobles et les vergers, lesquels ne dépassent pomt (au nord, du moims) les pays que je viens d’énumérer.
On trouve le Cimi en Hollande (1), où toutefois il ne paraît qu'accidentellement, ainsi qu’en Angleterre (2)
(1) Temminck (J.-C.), Manuel d'ornithologie, 1820, in-8°. — Voy. BL po01:
(2) Ce n’est qu'avec une extrême réserve qu'on doit admettre le Cin dans la faune de l’Angleterre. M. Cecil Smith, le seul des ornithologistes anglais qui en ait parlé, exprime ainsi ses doutes : € T have considerable doubt about the propriety of including this bird in the Somersetshire list : 1 do so, however, on the authority of one specimen which was killed in Taunton, in January or February, 1866 : it was shown to me by M. Haddon, of that town, on the 31 st. of March, after it had been stufled and put into à case. I then had some doubt as to the identity of the bird : it struck me at the time as so like a cross between the Siskin and the Canary as scarcely to be distinguished from it and I thought it might be some escaped pet, as it was shot while feeding with some Sparrows in a back garden in the town. I have, however, seen it since; in the very fine collection of M. Byne at Bishop’s Hull and compared it with the description of the Serin Finch given by M. Newman, in his edition of Montagus Diciopary, with which it agrees so nearly that 1 do not think it would be right to omit al] notice of the capture, though it is still possible it may be an escaped prisoner. The Serin finch is an inhabitant of the South of Europe : it is very common in the South of France, and à few instances of its capture in Britain are recorded in the «€ Zoologist » although it had escaped the notice of Yarrell and other writers on British ornithology. » Extrait de The Birds of Somersetshire by Gecil Snith. London, 1869, in-12 ; voy. pp. 180-181.