‹ Monographie du ciniChapitre 9 sur 26 · CRI D'APPEL · texte numérisé non relu

CRI D'APPEL

Son cri d'appel se compose d’une sorte de roulade agrelette qui, bien que faible, peut être cependant perçue d'assez lom, sinon par le vulgaire, du moins par l'oreille exercée d’un oiseleur.

Au printemps et en été, il le fuit souvent précéder ou suivre d’une petite note plaintive (3), analogue à celle que lancent les serins jaunes, mais en automne

(1) En Lorraine, notamment aux environs de Metz, ou en automne, on le rencontre continuellement au milieu des cultures maraïîchères

(2) € Pendant lhiver et lorsque tout autre aliment parait lui manquer, le Cini se nourrit des graines de la Lavande commune (Lavandula Spica), du moins est-ce ce que j'ai observé dans le midi de la France (Var), où cette plante est excessivement commune et où cet oiseau abonde. » Note communiquée par M. Z. Gerbe.

(3) Püic.

CRI D'APPEL. 35 et à l’époque de la migration, il cesse de lémettre, et s’en tient à son cri d'appel simple.

Quoiqu'il soit très-difficile de reproduire, même imparfaitement, le eri d'appel des oiseaux au moyen de voyelles et de consonnes, j'essayerai de rendre celui du Ci par : Tirrrrrit, roulade qu'il fait entendre tantôt une seule fois, tantôt plusieurs fois de suite en changeant alors légèrement de ton à chaque reprise.

Avec un mince sifflet de cuivre ou d'argent, on parvient à l’imiter assez exactement pour tromper l'oiseau qui, se croyant appelé par un des siens, se dirige vers le pipeur.

Les vieux obéissent moins bien à lappeau que les Jeunes, ils se montrent plus défiants ; en outre, j'ai pu me convaincre que Île pipage exerce en automne (1) plus d'influence sur les mâles que sur les femelles.

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