‹ Monographie du cocon de soieChapitre 108 sur 189 · CONFINS MILITAIRES · texte numérisé non relu

CONFINS MILITAIRES

Le commandement d ’Agrarn possède cinq cent seize mille mûriers, il a récolté en 1866 près de 12,000 kil. de cocons, filés dans six ou sept filatures, dont deux assez importantes, à Rostaïnika et New-Gradiska.

Le commandement de Temeswar possède huit cent cinquante mille arbres, et récoltait 40,000 kil. de cocons. En 1867 il a beaucoup souffert de la maladie, il possède deux filatures.

Ces divers renseignements sur la sériciculture autrichienne sont en partie extraits du dossier d’une enquête officielle, mis obligeamment à ma disposition par M. Auguste de Hoffmansthal.

DALM ATIE

La Dalmatie comprend les cercles de Zara, Raguse et Spalato.

La culture du mûrier y est peu développée, et la récolte de cocons, évaluée à 33 ou 34,000 liv. viennoises (19,000 kil.), qui, en 1863-1864, étaient répartis comme suit :

Zara . 9,000 kü.

Spalato . ‘ 4,000 —

Raguse . 3,000 —

Scardona . 3,000 —

La récolte de 1870 serait de 10,000 kil. seulement, dont 1,000 en cocons Japon.

Ces récoltes ont été généralement employées à confectionner de la graine, qui eut une certaine vogue en 1857 et 1858. En 1859, la Dalmatie, en exporta 30,000 onces, réduites à 8,000 en 1860 par la non-réussite.

En 1858, une variété de cocons de petit format, dite Scardona , eut un grand succès en Lombardie; elle jouait à s’y méprendre le cocon Bione, et fit un moment croire au réveil de cette race.

La fi g. 138 représente un des plus beaux cocons que nous ait envoyés la Dalmatie, produit par la graine du docteur Lanza de Sjmlato.

ILES BALEARES

Les lies Baléares, situées à 100 kilom. à l’est de Valence, appartiennent à l’Espagne et sont au nombre de cinq. La principale est Mayorque. Leur production maximum passée est évaluée à 70,000 kil.

Autrefois la sériciculture fut relativement florissante à Mayorque, mais les mûriers blancs sauvages avaient graduellement dépéri, et se trouvaient réduits à 7 ou 8,000 arbres, lorsqu’en 185G le grainage étranger vint la galvaniser, particulièrement dans les localités de Felanitz, Porreras, Alaro et Manacor.

En cette année, l’exportation des graines fut de 300 onces; en 1857, elle fut de 350, et, par un brusque et remarquable essor, s’éleva et se soutint pendant les trois années suivantes entre 13,000 et 14,000 onces, 425 à 465 kil.

En 1861, les cocons avaient été poussés jusqu’à 24 fr. le kilogramme par le grainage, réduit à faire arriver par mer la feuille devenue insuffisante. La surproduction avait terminé son œuvre dans les Baléares.

Le cocon Mayorque montagne (fi g. 137) fut parfois remarquable de qualité, c’était un type jaune pâle, à grain fin et coque résistante, mais trop souvent aussi le cocon Mayorque plaine (fig. 139) fut un cocon safrané, faible de coque et de pointe et d’un grain grossier.

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