ARIÉGE
Avant 1789, il existe dans la basse plaine de l’Ariége, notamment dans la partie limitrophe à l’Aude et à la Haute-Garonne, un grand nombre de très-vieux mûriers.
Après les guerres de l’empire, à Saverdun, à Colmant, à Mazères, quelques personnes, parmi lesquelles M. Prat de Lestang et madame de Labaumelle , recommencent l’élevage du ver à soie avec autant de succès que l’on peut en obtenir dans ce pays.
Adossée au côté nord des Pyrénées, la plaine de l’Ariége est sujette à des gelées tardives, qui dessèchent les bourgeons et les feuilles tendres ; les pluies y sont fréquentes en mai et juin.
Dans l’Ariége, les magnaneries les plus importantes n’ont jamais dépassé 4 à 5 onces, et la récolte totale 2,000 kil. , qui se filaient sur cinq ou six bassines à feu nu.
Aujourd’hui ce produit, réduit de moitié, se vend sur le marché de Toulouse, et tous les vieux mûriers ont été abattus.
STATISTIQUE