‹ Monographie du cocon de soieChapitre 127 sur 189 · GARD · texte numérisé non relu

GARD

Généralement connues sous le nom de Cévennes , les soies du Gard jouissent d’une réputation étendue et méritée, due particulièrement à la régularité de leur fil et à leur nerf, car sous le rapport du duvet, celles de l’Ardèche et de la Drôme leur sont souvent supérieures.

STATISTIQUE

Les Cévennes proprement dites ne se composent d’ailleurs que- des régions montagneuses du Gard et de la Lozère, mais ici, commercialement parlant, la partie a absorbé le tout.

Avant la maladie, le Gard récoltait environ quatre millions et demi de kilogrammes de cocons, résultant de 160,000 onces de semences.

Ce produit a été réduit de moitié et plus durant l’épidémie, bien que les quantités de graines posées aient généralement été croissant.

La récolte de 1859 fut de. . . . 2,140,000 kil.

— de 1860 — . . . . 1,935,000 —

— de 1871 se releva ù.. . 2,467,000 —

Produits par 190,000 onces de graines dont 70 % sont japonaises.

J’emprunte à une ancienne statistique du Comice agricole d’Alais le relevé suivant des prix de cocons durant les trente années qui ont précédé l’épidémie, relevé qui donne une mo3renne assez approximative des cours de la France

durant cette période.

1820. . . fr.

. fr. 3 50

FRANGE

. fr. 5 90 1

. fr. 4 70

La fig. 6 des planches représente un cocon de Massane , dans les bas fonds de l’arrondissement d’Alais. La fig’. 16 représente le cocon de Sérignan, plaine de Sommières. Ces localités sont pen estimées.

La collection du musée industriel renferme sous les nos 16 et 17 les cocons de Gardonnencq et Saint-Félix.

GIRO NDE

De 1830 à 1840 la culture du mûrier prit assez d’extension dans la Gironde, poussée par par quelques propriétaires originaires des Cévennes. Les plantations réussirent très-bien, et purent alimenter une production de 4 à 5,000 kil., mais la cherté des salaires, le manque de bras, autant que la maladie, ont provoqué actuellement un mouvement de recul, d’autant plus sensible, que le pays n’avait nullement besoin de cette branche agricole.

1 Les brusques variations des prix de 183(3, 1837 et 1838 correspondent : 1° à l'incendie de New-York; 2“ à la violente crise qui ébranla le' commerce de cette ville l'année d'après ; 3° à la reprise nécessaire d'affaires postérieure à cette crise.

STATISTIQUE

La production de la Gironde est réduite aujourd’hui à 4 ou 500 kil.

, C’est à la Gironde qu’appartenait la race blanche dite tour à tour Bronski et André- Jean , qui parut avec éclat à l’Exposition de 1855, chargée de diverses récompenses antérieures, fut en 1856 et 1857 l’objet d’éducations officielles et disparut en cette dernière année, après avoir presque valu une récompense nationale à son possesseur éphémère.

Le cocon du major Bronski, dont j’ai filé les produits pendant trois années consécutives , était remarquable d’aspect, d’un blanc azuré, et provenait de croisements répétés entre les races Sina, Novi et Syrie blancs.

Ce cocon, malgré son apparence, était d’un rendement de soie assez médiocre, et d’un fil plutôt gros.

Il est représenté à la fig. 43 ; le cocon d’André-Jean, collaborateur et compétiteur de Bronski, à la fig. 39.

Le musée industriel renferme, sous le n° 291, un croisement Liban jaune du major Bronski.

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