‹ Monographie du cocon de soieChapitre 126 sur 189 · DROME · texte numérisé non relu

DROME

La Drôme est un pays de grande production, moins homogène cependant que celle de l'Ardèche, dont certains de ses centres diffèrent peu au nord, tandis qu’au sud ils donnent un cocon se rapprochant de celui de Vaucluse. Il est aussi des régions, telle la vallée de la haute Drôme, dont le ver, alimenté par le mûrier noir, fournit un produit plus grossier.

FRANGE

Ayant l’épidémie, la Drôme récoltait de 4.000,000 à 4,500,000 kil. de cocons, chiffre réduit des 3/4 en 1856 et 1857, années durant lesquelles l’once de graine ne rendit pas en moyenne 7 kil.

La récolte de 1859 se releva à 2,100,000 kil., et les alternatives furent diverses depuis, particulièrement à cause de l’importation variable des semences japonaises.

La récolte de 1869 équivaut à peu près à 3/4 d’anciennes récoltes, résultant à 2,995,000 kil.

Lafig. 1 des planches représente le cocon récolté de 1840 à 1850 dans la vallée de Mirmande , ou j’ai possédé pendant vingt-cinq ans une filature de quatre-vingts bassines.

Le n° 2 représente la race de M. d’ Arbalestier, de Loriol, l’un des doyens de la sériciculture française, éducateur habile, dont le zèle ne s’est jamais refroidi durant ces longues années d’épreuves.

La fîg. 22 représente un type de la race caractéristique dite Espagnolets , fort analogue à la race italienne Bione.

Le musée industriel possède en outre, sous les nos 3, 4, 5. 6, 7, 8, 9 et 10, diverses autres variétés de la Drôme.

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