‹ Monographie du cocon de soieChapitre 142 sur 189 · TARN · texte numérisé non relu

TARN

La sériciculture du Tarn date de 1590 ou 1600, époque à laquelle Henri de Birague, évêque de Lavaur, favorisa la culture du mûrier au moyen de primes. Sous Colbert, en 1664, des filatures furent établies à Lavaur, et plus tard, en 1757, des métiers de diverses espèces produisaient des étoffes unies, gazes, damas, lampas, brocatelles, etc., métiers qui conservèrent leur activité jusqu’en 1789.

ST ATISTIQUE

Le réveil n’arriva qu’en 1830, époque à laquelle une société séricicole fut constituée, qui poussa à de nouvelles plantations, prima les filatures et développa une véritable émulation : elle fut dissoute elle-même en 1842.

En 1800 le Tarn possédait. . 38,000 mûriers.

Chiffre porté en 1815 à . 45,000 —

— en 1830 à . 69,000 —

Il atteignit en 1840 à son maximum . . 83,000 —

La production de cocons était en 1819 de 75,000 kil. et se maintint de 1840 à 1849, entre 110 et 115.000.

La récolte de 1848 fut la dernière parmi les abondantes, et de 1850 à 1860 les résultats furent dépendants du stock des semences étrangères, et nécessairement divers.

Depuis 1860 ce chiffre a varié entre 28 et 30,000 kil., réduit de près des 3/4 comme l’on voit.

Lavaur renfermait en 1840 220 bassines, c’est-à-dire à peu près la totalité de celles du département.

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