‹ Monographie du cocon de soieChapitre 143 sur 189 · VAR · texte numérisé non relu

VAR

Le Var, département de moyenne production, mettait à éclore avant la maladie 15 à 16,000 onces de semences jaunes, dont les cocons fournissaient une soie colorée, nerveuse, mais duveteuse.

Ces semences donnaient une récolte moyenne de 450 à 475,000 kil. Le Var possède 1,480 hectares de mûriers.

FRANCE

Ce département, paraît-il, fut des premiers à témoigner des approches du fléau par une réduction dans ses récoltes, et la période de 1850 à 1853 vit ce produit descendre graduellement à 320, 240 et 165,000 kil.

Une phase, plus malheureuse encore, fut celle comprise entre les années 1853 et 1859. L’on ne peut guère calculer la moyenne de ces récoltes au-dessus de 120,000 kil., et encore le produit est-il inférieur à la proportion apparente, car il se hase sur une quantité de graines posées bien plus grande.

De 1859 à 1862 a lieu une légère amélioration, les quatre années ne s’écartent guère de 160,000 kil.

1863 et 1864 sont en progrès réel, 240,000 kil. environ.

En 1865, une épidémie de muscardine reporte au chiffre de 1859.

1866 voit la récolte revenir à 360,000 kil.

Ce beau résultat amène de la surproduction dans quelques centres producteurs de semences, aussi 1867 et 1868 en souffriront fortement ; le résultat moyen de ces deux années ne dépasse pas 175,000 kil.

Ces vicissitudes amènent le Var à entrer dans une appréciation raisonnéede la situation, à s’adonner plus que jamais à la recherche des lieux de petite production, au choix des reproducteurs, et au grainage par sélection microscopique.

En 1869, l’once produit dans le Var 18 à 19 kil. de cocons, la récolte s’élève à 365,000 kil.

En 1870, le rendement est de 20 à 21 kil., la récolte de 362,000 kil.

STATISTIQUE

En 1871, le rendement s’est encore accru de 4 kil.* à l’once, et le produit total revenu à peu près à l’ancienne production ; la récolte atteint 454,000 kil.

Le Var a renoncé d’une façon à peu près complète aux races japonaises, pour reproduire les types indigènes, ou débris de types jaunes étrangers.

Dans sa dernière récolte le Japon compte pour 8 °/0, les races étrangères autres que le Japon pour autant, et les races françaises pour 84°/o-

La fig. n° 8 représente une race cultivée à Vidauban.

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