INDES
Les principales filatures sont d’abord les surdah, dans le district de Radjaï, les Commercolly, district de Ry silice, Radnagore, district de Midnapore, Gonatea, district de Burshoom, Jungipore, district de Moorsedabad, Hurripaul, district de Tumlook , Bauleah, Rungpore, etc.
On distingue les filatures en européennes et natives d’une valeur bien différente ; mais d’ordinaire le commerce les mélange, en introduisant dans les filatures européennes des premiers choix de natives, et vice versa.
Depuis 1840 l’exportation des grèges Bengale est résultée comme suit :
1840 . 7,044 balles.
Depuis 1870 cette exportation a faibli.
Celle de 1871 est de 7,013 balles.
Le cocon Dessie est jaune orangé vif, absolument spongieux. 11 est représenté à lafig. 106.
La collection du musée industriel renferme, sous le n° 444, un cocon annuel cultivé dans le Radnagore , assez analogue à la race indigène de Yalachie.
ITALIE
L’Italie nouvelle comprend :
Le Piémont, la Lombardo- Vénétie, la Toscane, les Etats-Romains, les Duchés, le Frioul, le Tyrol, le royaume de Naples, les Calabres et la Sicile.
Sa production, avant l’épidémie, se pouvait calculer de :
Piémont . 9.000.000 à 10,000,000 kil.
Lombardie .... 14,000,000 à 15,000,000 —
Vénétie . 10,000,000 à 15,000,000 —
Toscane . 1,800,000 à 2,000,000 —
États-Romains. . . 2,000,000 à 2,200,000 —
Duchés . 1,000.000 à 1.100,000 —
Frioul . 1,400,000 il 1,600,000 —
Tyrol . 2,500,000 à 2,700,000 —
Naples . 1,200,000 à 1,400,000 —
Calabres. . . . 2,000.000 à 2,000,000 —
Sicile . 1,300,000 à 1,500,000 —
46,200,000 à 50,000,000 kil.
produisant environ trois millions et demi de kilogrammes de soies, d’après une statistique émanant de la Chambre de commerce de Milan.
En I8G3, cette production était réduite à trente millions de kilogrammes de cocons.
ITA LIE
Les filatures existant en Halie se pouvaient calculer de :
50ü en Piémont.
2,100 — Lombardie.
1,550 — Vénétie.
150 — Toscane.
200 — États-Romains.
90 — Duchés.
115 — Royaume de Naples.
250 — Calabres.
25 — Sicile.
4,980 composant 50.000 bassines.
Une statistique de 1868 donne les chiffres de 4,800 filatures avec 62,000 bassines, dont 25,600 à vapeur, 36,400 à feu nu .
En 1864, la récolte tombait à vingt millions de kilogrammes, se maintenait entre vingt-deux et vingt-sept millions pendant les quatre années suivantes, pour arriver graduellement en 1871 au chiffre de quarante-cinq millions de kilogrammes, presque l’équivalent de son ancien chiffre comme poids de cocons.
Ce résultat est dù au génie particulier de l’Italie pour tout ce qui touche à la sériciculture, et à l’organisation toute spéciale de son grainage, comportant la coopération de l’éducateur d’une façon beaucoup plus large qu’en France.
PIÉMONT
Le Piémont possédait en 1750, agglomérés autour de Turin et Vigevano, 1,700 métiers à tisser, et, vingt ans plus tard, plus de 200 ateliers, consommant trois millions de kilogrammes de soie.
En 1840, le nombre de ses filatures, particulièrement situées dans les provinces de Côni, Turin, Novare, Gênes et Alexandrie, dépassait 900.
Avant la maladie, la récolte piémontaise fut parfois supérieure à dix millions de kilogrammes, celle-ci Fa souvent réduite de plus de moitié. Voici d’ailleurs le tableau approximatif de ses fluctuations de quinze ans.
1859. ..:... trois à quatre millions de kil. cocons.
1858 . quatre à cinq.
1852, 1857, 1805. . . six à sept.
1864, 1866 .... sept à huit.
1800, 1862, 1867, 1868. huit à neuf.
1854, 1858, 1861 . . neuf à dix.
1863 . dix à onze.
1855, 1869 . douze.
Les soies de Piémont étaient, avant la maladie, fournies par quelques variétés de cocons à grain fin, d’excellente nature, donnant des soies très-nerveuses, tels les cocons race Nankin (fig. 45), le cocon de Saluées (fig. 40), la race dite Gia/li (fig. 47), celle de Vigone (fig. 48), la
ITALIE
race Novi (fig. 49), dont la réputation est européenne, et les Luzernini , vallée de Luzerne (fig. 50).