‹ Monographie du cocon de soieChapitre 153 sur 189 · kil · texte numérisé non relu

kil

La Lombardie, produisant, dans la partie montagneuse nord-ouest de Milan (la Brianze), une race de cocons remarquable par sa beauté physique et les qualités de sa soie, en exporta de tout temps de minimes quantités au profit des pays étrangers, désireux de renouveller et d’améliorer leurs produits.

Comme nous l’avons vu au début de ce travail, elle en destinait annuellement à la France quelques centaines de kilogrammes, avant que la maladie ne fit sentir le besoin d’une importation régulière et considérable.

En 1850, le fléau commençant à se manifester par l’inégalité des vers dans les éducations (maladie des petits), l’exportation lombarde s’éleva :

En 1850 à . 3,000 kil.

1854, elle atteignit . 34,350 —

ITALIE

chiffre fatal, que nous n’aurons jamais vu aborder (le Japon excepté) sans que le pays producteur ne succombât.

L’échec de la récolte française de 1855, basée sur ces semences, fut grand, mais l’inexpérience des parties intéressées permit encore pour 1856 une exportation de 28,000 kil. ; le mal produit alors fut énorme, les semences lombardes ne purent fort souvent dépasser le premier âge.

La fig. 25 représente la race Brianze prise dans son centre, à Carate , la fig. 24, le cocon similaire de Corne ; le fil produit par ces cocons est très-net, très-élastique, il a peu de duvet, de même que celui (fig. 27) de Monza.

La fig. 52 représente la remarquable race de Bione. A Bione, localité située entre les lacs de (larda et d’Idro, au nord-est de Brescia, cette race fut créée par un prêtre ; elle a de grandes analogies avec les Espagnolets de France, qui sont toutefois loin déposséder ses qualités.

Le grain du cocon Bione d’origine est excessivement fin, et le feutrage de sa coque tel, que la dessication de sa crysalide est fort longue à obtenir, et que ce cocon moisit dans des conditions ou toute autre variété ne souffre nullement. Sa rente à la bassine est exceptionnelle.

Le Bione, à un moment donné, a formé la majorité des éducations du Brescian. Les nos 75, 76 et 77 de la collection du musée industriel représentent trois reproductions diverses du cocon Bione.

La fig. 135 représente le cocon dit Adria , qui jouit d’une vogue tardive comme race italienne de 1857 à 1860. Il était cultivé dans des défrichements des bouches du Pô.

STATISTIQUE

La fig. 26 représente la variété Berr/amasque . L’on peut classer ensuite, par rang de qualité, les cocons de Vicence (fig. 31), Padoue (fig. 30), Mantoue (fig. 28) et Crémone (fig. 29).

Page 1