RACES CIVILISÉES ET RUSTIQUES
En 1853. durant une excursion assez prolongée que je fi s en Italie, et dont je publiai les détails industriels dans le journal Le Commerce séricicole, j’eus occasion de constater que la muscardine, née dans le Crémonais un siècle et demi auparavant, connue en Lombardie, en France et en Piémont, avait graduellement envahi les régions où le grain du cocon s’était amoindri, soit par l’introduction de certaines races à grain fin, ou de certains procédés “d’éducation : que, propagée en Tyrol au début du siècle seulement, elle tendait à envahir le Frioul à mesure que l’on y croisait la race indigène avec la race Brianze, et qu’elle était inconnue en Sicile et en Romagne.
Cette maladie était évidemment l’apanage des cocons possédant une apparence extérieure particulière.